SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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ETHAN C. FITZGERALD
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La Colère Intérieure selon William Campbell
Dim 11 Fév - 20:17
CARACTERE
Vous savez, je n’ai pas vraiment l’habitude de parler de moi, les autres y arrivent mieux, en me jetant leurs regards entendus et pleins de pitié.

Ils me font bouillir.

Bon, je me suis toujours contenté de cette place proche du mur, ni trop devant, ni trop au fond, j’essayais de me faire oublier en pensant à l’avenir qui me sortirait de ce trou, alors que le professeur débitait ses monologues. J’ai essayé de toutes mes forces, j’ai essayé d’être bon, d’être très bon même, en cours, dans ma vie personnelle, dans les associations que je fréquentais. Je voulais être ce gars sans histoire, que tout le monde voyait d’un bon œil, sans être jaloux de moi, que personne ne puisse dire que je ne m’étais pas donné à fond et que je ne méritais pas mon succès.

Mais j’ai échoué, je ne sais pas vraiment quand cela a commencé, ma vie a été parsemée de réussites modestes et d’échecs retentissants. Les deux m’ont apporté la hargne, le besoin de toujours aller plus loin, de me dépasser.

Parce que je suis en colère contre moi-même.

Je ne suis pas le plus populaire, ni le plus aimé, parfois un détail va faire déborder le vase et me faire exprimer toute ma rancune envers ses hypocrites. Mais ils continuent de venir, ils sont en confiance, car je suis cet éternel loser, ce gars un peu gauche et maladroit qui est laissé sur le côté à mesure que les autres s’élèvent, je suis cette personne qu’on voit loin derrière en se retournant dans sa course, ce gars qu’on n’hésite pas à écraser pour se sentir supérieur. Ils sont égoïstes, mais ils ont raison, ne sommes-nous pas là pour être les meilleurs ? Qui doit se satisfaire de la seconde place ?

Moi, je ne vois même pas cette seconde place, je suis dans l’ombre, au pied du podium.

Ils rigolent à mes blagues, à mes pitreries qui masquent ma peur de l’abandon, un abandon que j’ai déjà vécu, peut-être que tout part de là. Est-ce qu’ils voient à travers ce masque ? Est-ce qu’ils rigolent avec moi ou est-ce qu’ils rigolent de moi ?

J’en ai assez de toujours me chercher des excuses, il est temps que j’avance et vite, j’ai du retard à rattraper.


Malgré les déconvenues, je suis toujours là, je tourne en rond, c’est un autre cours, un autre monologue, une autre ville, mais j’ai toujours l’impression d’être dans un trou. J’ai cru ne jamais pouvoir monter, j’avais abandonné, mais on m’accorde une nouvelle chance dans ce Nouveau Monde. Je dois m’élever et comme les autres, je vais le faire en écrasant le perdant que je suis encore aujourd’hui et les autres s’il le faut.

Car je suis l'Ambition.
HISTOIRE
J’aime ses films qui commencent quasiment par la fin, vous savez, ceux dans lesquels on se demande comment ce gars en est arrivé là. Il y a souvent ce moment où le temps s’arrête et où le narrateur prend le temps de dire : "ça, c’est moi, vous vous demandez comment j'en suis arrivé là, hein ?"

Me voilà donc au-dessus de l’Usk River, il ne m’aura fallu qu’une petite demi-heure pour arriver sur la rive depuis Cardiff après être allé chercher ma voiture chez mon père. Elle me semble si petite de cette hauteur, toutes lumières éteintes et dans l’ombre pour ne pas attirer l’attention en cette heure tardive. Le vent fouettait mon visage alors que je laissais les lumières de la ville derrière moi, me jetant dans le vide en direction des eaux glaciales.

C’est donc le moment où nous revenons un peu en arrière. Beaucoup se demanderont pourquoi j’avais décidé de disparaitre, qu’est-ce qu’il avait pu passer par la tête d’un jeune étudiant pour grimper sur le pont de transbordeur de Newport ? Ils n’en avaient vraiment aucune idée.

Comme je l’ai dit plus tôt, je suis originaire de Llanover, un point sur la carte facilement oubliable dans votre visite du Pays de Galle, mille fois moins grand que Cardiff, un million de fois moins intéressant. Bon sang, j’avais fini par trouver des excuses à ma mère qui nous avait quittés du jour au lendemain mon père et moi pour une vie dans la grande ville avec un sombre inconnu. Ce village était coincé dans ses vieilles traditions et habitudes, la même famille faisant élire tantôt un fils, tantôt un frère à la tête de la communauté et dans la majorité du conseil municipal.

Ce n’était pas la mienne, clairement, mais celle de mon premier bourreau et ami, Dean. Nous avons fait la Primary School ensemble, on venait du même village, on avait le même âge, ça suffisait à créer un lien pour affronter l’inconnu. Les années passants, ça a commencé de façon insidieuse. Dean était en pleine lumière, capitaine de l’équipe de rugby là où je cirais le banc dans l’attente de précieuses minutes qui ne venaient pas. Et quand nous avions déjà la victoire acquise ou que la défaite était assurée, on m’autorisait à jouer. Je me donnais toujours à fond, dans l’espoir de me faire remarquer pour un geste de bravoure. Mais l’inverse se produisit un jour, alors que mon père et ma mère étaient dans les tribunes, je me suis ridiculisé, tombant au sol suite à une feinte, mon vis-à-vis alla marquer, lançant la dynamique d'une remontée fantastique pour son équipe. Je pense que c’est ce jour-là que ça a vraiment commencé, dans ses vestiaires silencieux suite à la défaite, les regards tournés vers moi. Je ferais mieux de quitter l’équipe. C’est ce qu’ils dirent à voix basse.

C’est après ça que j’ai vraiment plongé, on se moquait clairement de moi, mimant mon action de détresse dans les couloirs de l’école, les adultes en entendirent aussi parler, me faisant des remarques au passage. J’étais un enfant, mais j’avais déjà déçu tout le village. Dean commença à s’éloigner de moi et plutôt que m’ignorer, il choisit une autre tactique. Je devenais le bouc émissaire idéal, le repose-pied sur lequel monter, il était facile de m’utiliser pour avoir le sentiment de grimper l’échelle sociale en me tirant vers le bas. Les enfants sont cruels hein ?

J’ai détesté la fin de l’école, j’espérais que les choses changeraient à la Grammar School, je me trompais. La forme changeait, mais la finalité restait la même. On se servait de moi, il m’avait fallu du temps pour m’en rendre compte, cette fois, c’était surtout le conseil des élèves qui avait trouvé un larbin de choix. Exécutant diverses tâches, je pensais que ça me permettrait de gagner ma place au sein du conseil, aussi petite soit-elle pour la faire apparaitre sur mon dossier pour l’université. J’étais toujours relégué après une autre personne et ainsi de suite, "Tu comprends Will, tu nous es trop indispensable dans ton rôle."

C’est aussi à cette époque que ma mère quitta la maison et que je devais rencontrer Anna, elle était belle, les garçons en étaient fous. La puberté était apparue de façon précoce chez elle, révélant des formes féminines avantageuses. J’étais comme tous les autres et je ne me défilais pas, j’ai été lui parler un jour à la cafétéria. Était-ce une impression ou le vacarme des discussions s’était tu et les regards tournaient vers la scène, avides de potins ? Je lui fis ma déclaration, évoquant mon souhait qu’elle devienne ma partenaire pour le bal de promotion.

Elle rit, on aurait dit un ange, mais le rire durait et durait, bientôt transformé en fou rire monstrueux, rejoint par celui du reste de la salle. Tremblant, je me rendis aux toilettes en courant, mon poing frappa mon reflet dans le miroir, le sang chaud coula sur mes phalanges. Je pleurais alors que l’image détruite de moi me semblait pour la première fois une échappatoire.

Sans tambour ni trompette, j’avais obtenu mon diplôme, personne ne faisait attention à moi à la remise du précieux sésame vers la vie adulte. J’étais content de laisser derrière moi ses années de moquerie et je m’apprêtais à prendre le chemin de la faculté de droit, plus par dépit que par choix n’ayant jamais brillé dans les matières scientifiques.  

Ça devenait vraiment dur, à devoir jongler entre les cours, mon boulot à temps partiel et ma vie sociale, je commençais à perdre pied, mais je refusais d’abandonner. J’ai doublé ma deuxième année, j’en ai profité pour travailler plus et ainsi pouvoir commencer à rembourser mon prêt étudiant. J’ai aussi commencé à participer à des concours de plaidoiries, qui devaient permettre aux gagnants d’acquérir une certaine renommée utile pour l’avenir.

Jonglant entre le bien et le moins bien, il m’arrivait de me tenir dans le dernier carré de ses affrontements, mais je m’arrêtais là, battus par des fils de et autres personnes. Étaient-ils meilleurs que moi ? Je n’en avais pas l’impression, mais peut-être que je me trompé, aveuglé par ma déception… Et ma colère ?

Je me rendais petit à petit compte que ce sentiment avait toujours été présent en moi, comme un petit feu qui s’embrasait dans certaines situations. J’étais l’antithèse du garçon colérique et volcanique, mais plutôt une bombe à retardement. Et elle était dirigée contre moi.

L’explosion s’est fait sentir un soir qui devait être banal, j’étais dans le bar étudiant dans lequel je travaillais depuis peu, la porte s’ouvrit, mais avec la masse de soiffards devant moi, je le remarquais à peine. Dean s’approcha du bar, levant le bras pour attirer l’attention de l’un des membres du staff. Il croisa mon regard et ce que j’y vis, fut la pire insulte. Le vide, ce gars qui avait été mon premier ami avant de m’abandonner aux loups, ne me reconnaissait tout simplement pas, je n’étais qu’un intermédiaire pour lui, comme à l’époque.

"Un whisky coca, please."

Il avait toujours son accent à couper au couteau, cet accent du sombre patelin de notre enfance. Il n’avait pas tant changé que ça au final, bien que le rugby avait fini de tailler son physique. Toutes les provocations et ma réputation de perdant venaient de cet homme. Je ne le voyais plus comme tel, mais comme la source de tout, je voyais mon visage sur le sien, mon visage qui se moquait de moi. Son regard se fit interrogateur alors que je restais figé. Une lueur apparut dans sa rétine, il commençait à se dire qu’il me connaissait. Je lui ai fracassé une chope sur la gueule.

Bien sûr, je ne m’en suis pas sorti à si bon compte, dans mon excès de fureur, les autres employés me dégagèrent de derrière le bar et m’envoyèrent dans la ruelle. Ils disparurent quand la montagne de muscle qu’était devenu mon ancien voisin apparut au coin de la rue, la joue saignante et lacérée. Il me laissa au sol, la bouche remplie de sang, des ecchymoses sur tout le corps et les côtes fêlées, me crachant dessus avant de tourner les talons. Est-ce qu’il m’avait vraiment reconnu ou non ? Je ne le saurais jamais.

Il avait gagné et j’avais perdu, tout ce qu’il représentait, c’était toujours là et ça m’écrasait. Je suffoquais alors que je peinais à me relever en m’appuyant au mur. Ça avait été une longue descente aux enfers, que j’avais tenté d’éviter de toute mes forces en misant à chaque fois sur un nouveau départ. Mais j’avais échoué, ce monde était clairement contre moi. J’étais clairement contre moi. J’entendais le clapotis régulier de l’eau et pensais au pont transbordeur que je traversais pour rentrer chez moi. Il était peut-être temps de rentrer.
Arrivant au niveau du pont, je coupais le moteur de ma voiture tout juste récupérée et j’attaquais mon escalade. L’air devenait de plus en plus tranchant.

Vous connaissez toute l’histoire, du moins, les grands actes qui ont marqué celle-ci, pas besoin de vous raconter en détail les brimades et autres bizutages, ils ne sont que des turbulences de plus. Le vent fouette mon visage à mesure que je me rapproche de la surface de l’eau, celle-ci semble prête à m’accueillir, mais il n’en est rien. J’ai été aveuglé avant d’atterrir durement, sur le sol, entier.

Je me suis relevé pour sentir un picotement sur mon poignet. Telle une entrée pour une boite de nuit, une marque était apparue. Où étais-je ? Et surtout, pourquoi je n’étais pas mort. À moins que…

Devant moi, une sombre silhouette marchait, je ne remarquais qu’elle, elle qui semblait faire mouvoir le monde au ralenti. Je devais la suivre, quand bien même il s’agissait de la Mort, après tout, c’était bien possible. J’étais devant une importante bâtisse, poursuivant cette personne encapuchonnée toujours plus rapide que moi, je m’enfonçais dans le bâtiment. La lumière se fit, me présentant des portes. Sans réfléchir, je fonçais vers celle qui faisait écho à mon tatouage. Une voix féminine m’interpella depuis les ombres.

Bienvenue à Salem, jeune sorcier.

J’aurais voulu crier alors que la voix se répercutait sur les murs de ce couloir sans fin, j’aurais voulu avancer aussi, mais une nouvelle fois, je me retrouvais à atterrir sur le sol, comme la première fois.

"Bordel, je suis où ?"


J’avais dit ça à voix haute, comme un exutoire, alors qu’un Nouveau Monde se découvrait devant mes yeux.
WILLIAM CAMPBELL

AKA WILL
HOMME, GALLOIS
VINGT ET UN ANS
ÉTUDIANT EN DROIT
COLÈRE
Banshee
(C) PROTAGONIST in PERSONA 5

JU
COMMENT T'ES ARRIVÉ ICI ?
Et bien, vous venez de nouer un partenariat avec un forum, MHA plus précisément et j’ai vraiment été séduit par l’atmosphère, donc me voilà!

QUE PENSES-TU DU FORUM ?
c’est beau, le contexte est original pour un univers de sorcellerie, on est qu’au début, mais j’ai déjà hâte de voir ce qu’il va devenir !

AUTRE ?
Y a des gâteaux ?
Dim 11 Fév - 20:26
Helloooooo bienvenue ♥️

*gosh persona 5 je valide et double valide.*

J'espère que tu te plairas ici et (oh mon dieu un Colère) que tu trouveras ce que tu es venu chercher plz en attendant bon courage pour ta fiche et si tu as la moindre question n'hésite pas (je suis dispo sur le forum à tout moment, idem sur discord) ~


Merci Asteria ♥:
 

Lun 12 Fév - 8:24
Merci encore pour l'accueil Ethan !

J'en profite aussi pour dire que ça y est, ma fiche est terminée et prête à être évaluée plz

S'il y a le moindre souci avec celle-ci (niveau logique contexte ou background) hésitez pas à me le dire ici, sur la cb si je traine dessus ou à me laisser un message sur Discord (j'ai rejoins le serveur du fofo héhé)

À très vite ! :)
Lun 12 Fév - 10:01
Bienvenue sur le fofo ~



Mon combat est de faire éclater la vérité ... Non, en fait j'ai juste envie de gagner un max de thune avec mes articles. Un conseil, ne laissez pas traîner vos secrets ~ #990033
avatarL'Invocateur
Mystérieux Sorcier
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 12 Fév - 13:36
ENCORE UN PEU...
C'est presque fini !

Ta fiche est presque terminée, il ne manque à remplir que la Classe. Pour connaître ta spécialisation, nous t'invitons à venir lire ce sujet pour que tu comprennes la marche à suivre.

Tu dois tout simplement aller poster dans l'intrigue pour montrer que ton personnage était à cette fameuse soirée, rencontrant ainsi L'invocateur, et recevant sa Classe (d'une joyeuse balle dans le front).

Il est obligatoire de poster une réponse, le nombre de lignes étant libre, du moment qu'on retrouve le déroulement de la soirée dans ton écrit. A la suite de ce post, tu devras répondre au lien fourni toujours dans ce sujet, à la fin. C'est un petit quizz qui donnera au staff ta Classe à la suite de tes réponses.

Une fois ta réponse postée, le staff viendra t'indiquer ta Classe, validant ainsi ta fiche, et tu pourras rp complètement ~

Bonne chance !

avatarL'Invocateur
Mystérieux Sorcier
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 12 Fév - 15:18
VALIDÉ
COLÈRE // BANSHEE
Te voilà dorénavant validé, Péché de la Colère !

J'ai beaucoup aimé lire ton histoire et j'aime ta façon d'écrire, j'ai hâte de voir comment tu vas jouer William ! Et puis j'ai apprécié voir comment tu as interprété ton péché, tout ce qu'il y a derrière, j'adore. Si tu as la moindre question n'hésite pas, et encore une fois j'espère que tu te plairas ici ❤️

Tu peux désormais venir demander ICI des partenaires pour commencer à rp, poster ta fiche de relations LA et faire une demande de logement pour ton personnage dans cette section pour éviter qu'il dorme dans la rue. Si tu souhaites poster un prédéfini, lié ou non à ton personnage, c'est ICI que ça se passe.

Nous espérons que le forum te plaira, l'ensemble du staff te souhaite la bienvenue et espère que tu passeras un bon moment dans Salem.
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La Colère Intérieure selon William Campbell
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