SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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Danse Embrasée [JOYD AMBROISE]
avatarCalysta Beaumarché
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Lun 26 Fév - 1:28
Calysta, toujours vêtue de sa cape avançait rapidement dans les ruelles de Salem. Depuis quelques jours, elle était atteinte d'une sorte de "Changitedeforme" aiguë. Quand elle se remémorait quelqu'un en fermant les yeux et qu'elle pensait très très fort à elle en voulant lui ressembler, en les rouvrant, elle aurait la même apparence et la même voix que cette même personne. C'était nouveau pour elle et pourtant elle adorait l'idée de pouvoir se faire passer pour quelqu'un en toute impunité.

Une musique, un peu chaude, attira son attention. Elle leva la tête et vît un écriteau "La Rose Noire".

- Mmmh... Intéressant.

Elle se dirigea vers l'entrée principale et aperçu un vieux monsieur, assis, à l'air blasé derrière une vitre à l'entrée de l'établissement. Il avait l'air d'attendre qu'il se passe quelque chose... Ou plutôt qu'un client se pointe.

-Ah ça non, je n'ai déjà pas de sous pour moi, j'en ai pas pour les autres.

Elle tourna les talons et partit vers un autre établissement... mais s'arrêta net à la vue d'une femme magnifique. Fine, voluptueuse, féline. Calysta n'était pas particulièrement attiré par les femmes, mais elle... C'était quelque chose. Des lèvres parfaites, des courbes généreuses, un style vestimentaire ne laissant pas beaucoup de place à l'imagination... Wow.
La femme passa devant un garde, lui fît un rapide signe de la main, et s'engagea à l’intérieur de la Rose Noire depuis une sortie de service.

L'image de la femme se grava dans la mémoire de Calysta.

-Elle, elle à l'air de savoir ce qu'elle fait ici, je ne peux pas laisser passer ma chance.

Toujours cachée dans un coin, la jeune adulte patientait. Ça faisait déjà quarante bonnes minutes. Elle ferma les yeux et s'imagina l'autre magnifique femme. Ses cheveux. Ses cils. Sa peau. Ses épaules. Ses jambes. Puis quand elle rouvrit les yeux, elle s'examina. Elle avait gagné une bonne dizaine de centimètres et sa poitrine avait gonflé. Aucun doute, c'était la même que l'autre. Alors, Calysta retira sa cape, son pull et ses chaussures. Elle déposa le tout dans son sac et décida d'aller voir l'agent de sécurité.

-C'est la fin de mon service mais j'ai oublié ma fiche, annonça-t-elle avec toute l'assurance qu'elle avait.

Une femme telle que celle-ci ne devait pas avoir un caractère simple. Impossible. Et cette supposition fût rapidement confirmée par la réaction du garde. Il s'écarta pour la laisser passer, mais l'incompréhension se lisait sur son visage. Vite, il ne fallait pas traîner et ne surtout pas lui laisser le temps de réaliser ce qui se tramait. Alors, Calysta pénétra dans l'antre du Cabaret de la Rose Noire.


La musique s'était tue et Calysta n'avait toujours pas repris son apparence naturelle. Tout était sombre et un grand silence régnait. C'est sur la pointe des pieds que Calysta s'avança jusqu'à ce qui ressemblait aux coulisses d'une scène. D'un coup, une lumière s'alluma sur cette femme magnifique assise sur une chaise, tête baissée et les cheveux coulant le long de son corps. Cette fois, elle portait un costume moulant avec une veste réfléchissant la lumière et un chapeau melon cachant la partie haute de son visage.

Une sorte de pression s'était installée. De là ou Calysta se tenait, elle pouvait voir le public et tout le monde retenait son souffle. Le monde semblait s'être arrêté par révérence pour cette femme.

Et c'est quand la musique commença que la mâchoire de Calysta tomba aussi bas que le permettait son corps...
Lun 26 Fév - 14:29

Installée dehors depuis quelques minutes, Joyd laisse l’air froid de la nuit apaiser la brûlure de son corps, le laissant reprendre une température aussi normale que possible en un laps de temps aussi court. Elle réarrange distraitement une mèche de cheveux dans sa queue de cheval, pianote sur quelques touches de son téléphone puis bouge enfin de sa position, ses yeux azurs scannant un instant la rue avant qu’un sourire mutin ne courbe ses lèvres et qu’elle ne rentre dans le cabaret pour se préparer pour sa prochaine danse, le bouquet finale. Aujourd’hui est son jour après tout, il ne faut pas décevoir le public. Dans l’effervescence des coulisses, Joyd navigue entre les corps comme un poisson dans l’eau et regagne sa loge, vibrante d’énergie. Le final a toujours eut le don de l’exciter. C’est donc sans trop perdre de temps qu’elle enfile son costume, relâche ses cheveux pour leur donner un coup de brosse bien mérité et met ses bottines aux talons vertigineux. Le but ? Donner une longueur interminable à ses jambes galbés. Les stylistes du cabaret allaient encore devenir dingue en voyant le rendu du costume sur elle et, soyons honnêtes un instant, elle adore ça.
D’un mouvement de hanche, elle sortie de sa loge, chapeau en main et entra sur scène alors que le décor était cette fois, plus sobre et vide que les danses précédentes. Il faut, pour cette fin, que les yeux soient rivés sur elle après tout. Une simple chaise l’attend au centre de la scène, dos au public. Le rideau fermé laisse passer les murmure étouffés des clients. Joyd prend une grande inspiration pour reprendre le contrôle de ses émotions et faire disparaître le sourire qui orne ses lèvres. D’un mouvement que l’on devine habitué, elle enjambe la chaise, chapeau melon sur la tête, et s’assoit à califourchon dessus, jambes écartées, face au public. Elle penche la tête, les bras croisés sur le dossier de son assise et ainsi dissimule son visage. Son corps est maintenu droit dans sa  robe moulante, comme figé. La musique d’ambiance diminue jusqu’à ce taire et dans un bruissement léger, le rideau s’ouvre. La lumière des projecteurs jette une atmosphère tamisée et allonge les ombres sur la scène puis la musique démarre.

Les tambours battent sur un rythme régulier mais au premier abord, rien ne bouge. La femme au milieu de la scène, pourtant finit par alanguir son corps sur la chaise. Sa tête bouge, se soulève pour se pencher en arrière. Son chapeau projette une ombre sur ses yeux, mais le bleu qui les possèdes semble percer cette ombre, faisant frissonner son public. Ses lèvres pulpeuses maquillées de blanc ressortent sur sa peau tannée, elle les entrouvrent sur ses dents ivoires et passe une langue mutine dessus. Provocatrice. Les tambours roulent toujours dans l’air, semblent ronronner pour la femme assise. Puis la musique ce lance entre le rythme grondant et lourd des tambours. La danseuse décroise ses bras, son corps ondule alors qu’elle joue avec les bords de sa veste. Un projecteur s’allume et elle devient sur la scène la seule chose illuminée. Elle gémit et ce seul son se répercute volontairement dans toute la salle. Une paire de main apparaît dans le cercle du projecteur. Les mains, voraces, se posent sur son ventre avec brusquerie. Elles s’agrippent à son corps avec violence, comme pour la ramener à leur propriétaire. Alors les mains disparaissent, emportant la veste avec elles, dévoilant sa tenue. La robe carmine moule son corps comme une deuxième peau, retenue par deux fines bretelles sur ses épaules, échancrée jusqu’à son nombril puis s’évasant en froufrous sur le bas, s’arrêtant en haut de ses cuisses. La robe est agrémentée de dentelle qui borde sa poitrine et ses côtes.
D’un coup, brusquement, la femme se lève, renversant la chaise qui claque contre le plancher de la scène, faisant sursauter le public et les forçant à être en alerte. La musique prend un rythme plus rapide et d’un haut mouvement de jambe, la danseuse renvoie la chaise en coulisse. Sa démarche est chaloupée, provocante. Ses mouvements sont calculés alors qu’elle est toujours seule maintenue dans la lumière du projecteur. Elle lève ses bras, pose ses mains sur son chapeau, y crispe ses doigts comme pour s’y accrocher avant de s’en débarrasser, lui aussi retournant en coulisse d’un mouvement nonchalant. Ses hanches bougent en rythme sur la musique, suivant la chorégraphie avant que le projecteur ne s’éteigne, plongeant la salle dans le noir. Puis alors que les yeux s’habituent à la pénombre, la danseuse retire la main qu’elle a posé devant sa bouche. Le maquillage blanc de ses lèvres est la seule chose visible dans le noir et tous les yeux ne peuvent que ce poser dessus alors qu’elle prononce trois mots, trois petits mots, d’une vois ronronnante.

« I. Want. You. »

La lumière refait surface sur scène, et alanguit contre le contre le corps fort du nouveau venu sur scène, la danseuse porte un regard dangereux, jaloux, sur le public alors que les personnes qui le compose s’attarde avec intérêt sur lui. Puis un sourire courbe les lèvres de la femme, elle tourne dos à son public, se colle à son partenaire et le pousse jusqu’à ce qu’il tombe sur la chaise dissimulée derrière lui. Alors en position dominante, elle tourne autour de lui, ses mains traînants sur le haut qu’il porte. Elle y plante ses ongles, le tord alors qu’elle est derrière lui. Jamais elle ne lâche du regard le public alors que son partenaire penche sa tête, la laissant traîner ses dents sur la peau échaudée. Ses yeux se ferment à moitié, traducteurs de son contentement à la soumission de son partenaire. Elle glisse des doigts mutins sous le haut, dévoilant un bout de ventre musclé avant de se retirer. Assit sur le chaise, l’homme tente de se relever, mais d’un mouvement d’une souplesse réelle, la danseuse passe une de ses jambes par dessus le dossier et l’épaule de son partenaire, le plaquant ensuite contre la chaise. Derrière lui, la danseuse enlève sa jambe aussi vite qu’elle est venue, tentatrice. Elle laisse sa main glisser sur le haut du dossier puis sur la gorge de l’homme à sa merci.
Il y eut un twist rapide dans la musique et la danseuse se retrouve l’instant d’après dans les bras de son partenaire, à enchaîner les pas de danse collés l’un à l’autre. Leurs bassins se mouvent souplement l’un contre l’autre dans des mouvements provocateurs et sexuels, faisant déglutir certaines personnes dans le public. Plusieurs fois les spectateurs retinrent leur souffle quand les lèvres des deux danseurs se frôlèrent, mais jamais ils ne daignèrent réellement s’embrasser alors que la frustration tordait l’estomac de ceux qui les regardaient.
La danse devient plus violente et animal, plus rapide et sensuelle à mesure que la fin approche. Et jamais, pas une seule fois, leurs bassins ne se décollèrent, comme joint l’un à l’autre.
Alors comme tout a commencé, tout ce finit, la musique disparue pour ne laisser que les tambours ronronnants pour les deux danseurs. L’homme se retire, s’attirant un soupir satisfait de sa partenaire, son contentement lisible dans la courbe de ses lèvres et dans l’éclat de luxure luisant dans ses yeux azurs. Elle se dirige alors vers la chaise sur le rythme des tambours, la chevauche avec souplesse et s’alanguit tout contre, ne laissant que peu de place pour s’imaginer ce qui a bien pu mener la femme à un contentement aussi flagrant.

La lumière disparaît, le rideau se ferme et la salle explose en applaudissements. Joyd expire un souffle profond, retrouvant son sourire habituel alors que l’homme l’ayant accompagné sur scène, Kyree, un Originel, s’avance pour venir la féliciter et la ramener en coulisse. Les deux discutèrent sur le chemin, fêtant avec les autres la réussite d’une nouvelle nuit. Elle finit toutefois par se séparer des autres pour aller se changer dans sa loge. C’est au moment où elle quitte donc ses collègues qu’elle aperçoit… non, qu’elle s’aperçoit en train de filer dans la direction des loges. Il faut alors quelques instants à Joyd pour intégrer l’information, et quelques autres pour comprendre ladite information. Puis alors un sourire mutin caresse son visage alors qu’elle trottine à la suite du, elle en est certaine, doppelgänger.
Elle balaie le couloir du regard, chantonnant bien que légèrement embêtée. Elle ne put que constater avoir perdu la trace de la personne se faisant passer pour elle. Dommage. D’un haussement d’épaule elle ouvre la porte de sa loge et la referme derrière elle uniquement pour voir devant elle son sosie parfait. Elle cligne deux fois ses grands yeux bleus puis un rire bas échappe à sa gorge.

Oh my… Bonsoir. ” ronronne Joyd en avançant d’une démarche chaloupée vers celle – ou celui pour ce qu’elle en savait – qui endossait encore son apparence. “ Pourquoi une si charmante créature est t-elle venue se perdre entre mes mains ? ” entreprend de questionner gentiment la luxure en allant s’asseoir devant son miroir, croisant les jambes et ramenant ses longs cheveux roses cendrés en une queue de cheval.



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Ronronne en #990033
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Jeu 8 Mar - 22:08
Calysta s'était enfuie lorsque les lumières de la scène s'étaient éteintes. Elle ne voulait pas se faire prendre en flagrant délit de ... De quoi d'ailleurs? De déguisement corporel? Enfin bref, il ne fallait pas qu'elle se fasse choper. Alors, elle se précipita dans le couloir le plus proche et avança complètement perdue à la recherche de la sortie de service, celle qui lui avait servi pour rentrer.
Mais pas si simple... Les couloirs n'étaient pas sinueux ou compliqués, au contraire, mais elle ne comprenait pas la logique du bâtiment. D'abord les toilettes, bon ok, mais ensuite... La cuisine? Puis les loges et ensuite la salle de contrôle des lumières?
Elle fît demi-tour et se retrouva à la case départ lorsqu'elle croisa le regard de ... Eh bien l'autre. La vraie  " Elle ".
Calysta fît un bond et s'enfuit le plus vite possible vers ... Vers quelque part! N'importe où ! Et elle ouvrît une porte et s'infiltra dans la salle sombre. Elle ferma la porte, paniquée, et alluma la lampe.
C'était une loge, tout ce qu'il y avait de plus Hot. Mais... Cette loge?...
La porte s'ouvrît. Son sosie originel pénétra dans la salle, tranquillement et a nouveau, leurs regards se croisèrent. Un petit rire se fît entendre venant de la magnifique créature aux cheveux parfaits.

"Oh my... Bonsoir."

Le dos de Calysta se raidit. Comment devait-elle réagir ?

"Pourquoi une si charmante créature est-elle venue se perdre entre mes mains?" questionne la damoiselle."

Calysta déglutit. Mais... C'est elle la dominante, c'est elle qui fait fuir les autres, pourquoi n'arrive-t-elle pas à se reprendre? Ce serait presque scandaleux si ce n'était pas si... Excitant?

"Je... euh..." Calysta toussota. "Salut, moi c'est Calysta. Disons que je t'ai vue rentrer dans le cabaret, tout à l'heure, et ... Mmmh, c'est un peu spécial à raconter mais bon, je suis plus à ça près. Tu as piqué ma curiosité, ce qui est rare. Je voulais vraiment voir ce que tu faisais ici et... je n'ai pas été déçue!"

Calysta se mît à rire a pleine gorge. Elle se leva, enleva sa capuche ce qui libéra la longue tignasse rose. La jeune curieuse commença a se retransformer en elle-même. Ses os bougeaient à l’intérieur de son corps et les traits de son visage se modifiaient comme si on modelait un masque sur de la pâte à modeler. Après quelques secondes, Calysta avait retrouvé son visage original ainsi que sa taille... Et elle était plus petite que "Joyd"? Alors c'était ça son nom. C'était écrit tellement gros sur le dos de son fauteuil qu'elle ne l'avait pas remarqué avant. Le regard de Calysta s'enfuit vers le sol quelques instants, installant une ambiance pesante et c'est lorsqu'elle releva les yeux qu'elle annonça:

"Me perdre entre tes mains? Bon certes j'étais un peu perdue, mais en fait, j'aimerais que tu... Euh... m'apprenne... à danser comme tu fais sur scène. Je suis à la rue depuis que je suis arrivée ici et je n'ai vraiment rien trouvé ... d'autre."

Elle chercha une sorte d'approbation dans le regard de Joyd mais elle n'arrivait pas encore à la cerner. Bah. Ça arrivera tôt où tard.
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