SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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Nouvelle coloc, Faut fêter ça ! [Drake]
Ven 16 Mar - 22:01

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

Aujourd’hui était un grand jour, un jour merveilleux pour Meredith qui se dirigeait toute guillerette vers son nouveau lieu de résidence, sa guitare sur le dos, un pack de bière et deux sacs pleins à craquer de vêtements. Elle avait beau n’être pas très féminine, elle aimait avoir une garde robe bien fournie.
La punk avait bien évidemment quitté l’hôtel miteux en fanfare, foutant le feu à cet affreux uniforme de soubrette dans le hall du taudis, devant les yeux horrifiés du gérant à qui elle avait craché tout le mal qu’elle pensait de lui avec un grand sourire.
Bon maintenant elle était sur la liste noire de l’hôtel, donc il ne fallait vraiment pas que Drake décide de la virer, sinon elle se retrouverait à la rue. Il fallait vraiment qu’elle gère son impulsivité… et sa pyromanie aussi.
Mais voilà, aujourd’hui, la blonde était heureuse. Bon elle espérer juste que son futur colocataire n’ait pas oublié que c’était le jour J.
La proposition de colocation c’était faite un peu sur le tas. Ils discutaient tous les deux dans le bar où le roux bossait et ce dernier lui avait soudain proposé de venir vivre chez lui quand elle avait mentionné qu’elle vivait à l’hôtel. La demoiselle avait d’abord cru à une blague, mais non, il s’avérait qu’il était sérieux. Elle avait donc immédiatement accepté, après tout, les deux s’entendait plutôt bien et elle avait déjà cohabité avec des mecs, donc elle avait l’habitude (en vrai, elle n’avait aucune idée de ce qu’il l’attendait).
La seule chose qui l’inquiétait un peu, c’est qu’ils appartenaient tous les deux à la Colère, la colocation risquait d’être mouvementée. Mais ils feraient avec, elle y penserait plus tard.
Pour le moment elle venait d’arriver devant l’immeuble. Elle se dépêcha de taper le digicode qu’il lui avait communiqué plus tôt, et grimpa quatre à quatre les marches, pour arriver devant la porte du 5ème étage.

©BBDragon


Ven 16 Mar - 22:39
Meredith
Tu ne sais plus pourquoi.
Les mots se sont envolés.
D'eux-même.
Sans crier gare.

Elle était là. Assise devant toi. Les mots sont sortit simplement. Une phrase que tu n'aurais jamais cru prononcer un jour. « Tu peux venir vivre chez moi s'tu veux. » impensable et pourtant. Tu n'as pas eu le culot de ravaler tes mots. Tu n'as pas eu la folie de trop y penser non plus. Tu as simplement accepté l'idée de partager un peu de toi. Un bout de toi avec elle. Un monde. Un univers. Un mode de vie qui risque fort de la rendre chèvre. Vivre dans une chambre d'hôtel, ce n'est pas une vie. C'est de la gentillesse derrière le signe de la Colère. Elle l'est aussi paraît-il. Une colère. Cela aussi tu as décidé de ne pas trop y penser. Tu as décidé de ne penser à rien, Drake.

Alors tu as continué à faire ta vie.
Sans trop te poser de questions.
Jusqu'à aujourd'hui.

C'est le jour J, mais tu avoues avoir oublié. Sûrement par maladresse ou simplement par indifférence. Une indifférence simulée pour avoir l'esprit tranquille. Une indifférence qui s'étiole légèrement. Un court instant. Et te voilà à penser à elle. Tu y penses alors que tu te tiens dans la cuisine. Découpant un morceau de viande. Un bruit violent et un peu de sang qui éclabousse. Un geste trop sec. Mal mesuré. Dans un râlement abusif, tu passes une main sur ton tablier. « Connerie ! » que tu murmures à moitié énervé avant d'entendre frapper. Arquant un sourcil interrogateur, tu finis par ouvrir la porte. « QUOI ?! » la voix s'est échappée trop violemment. Tout comme le coup porté à cette pauvre vache. « Mere ? » incompréhension. Puis tu remarques la guitare et les sacs de fringues. Son air visiblement satisfait ou content également et tu te souviens. « Ah.... Salut. Entre. » tu ne sais pas si tu dois lui sortir le genre de connerie que l'on entend parfois dans les films. Du genre -Bienvenue chez toi.- mais rien que l'idée te fait frissonner d'horreur de la tête aux pieds. Tes orbes clairs se posent sur elle et te remémores ton état. Le sang sur toi. Le sang sur tes mains. Et le couteau que tu tiens encore. « J'étais entrain d'cuisiner... » que tu cherches peut-être à te justifier.

C'est ce qui te semble le plus déroutant.
Mais en réalité quand on voit l'état de ton appartement...
Tu ne sais pas si elle va avoir le même avis que toi.
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BY MITZI


Sam 17 Mar - 11:37

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

Après avoir frapper, la porte s’ouvre sur un magnifique « quoi ?! » agressif, le sourire de la blondinette perdit un peu de son éclat. Pas à cause de l’accueil, non, ça elle ne s’en formalisa pas, après tout, c’était un Colère, ils étaient tous plus ou moins agressifs. Non, ce qui la déstabilisa, c’est que le rouquin avait visiblement oublié qu’elle emménageait aujourd’hui à la vue de l’incompréhension qu’on pouvait lire sur son visage.
Avait-il changé d’avis ? Voulait-il finalement garder son indépendance sans avoir une fille dans les pattes ? La punk se sentit un peu mal de venir squatter ainsi, mais pour le coup, le barman était son dernière espoir…
Il l’invita finalement à rentrer toujours avec cet air un peu gêné sur le visage, ce qui rassura la blonde (pas son air, le fait qu’il l’invite à entrer).

-J’ai ramener des bières ! J’voulais ramener de quoi faire des cocktails mais…

Elle montra les deux sacs pleins pour signifier qu’elle n’avait pas assez de bras pour tout porter puis les posa dans un coin. Elle aura bien le temps de les ranger plus tard.
La demoiselle pu enfin faire l’état des lieux afin de se rendre compte de la situation.
C’était le bordel… normal, un appart de mec après tout (cliché n°1). Par contre, il ne fallait pas qu’il compte sur sa présence féminine pour tout ranger (cliché n°2), elle allait juste se contenter de rajouter son bordel à celui déjà existant.
Puis elle capta enfin que quelque chose cloché avec son ami. Il était en tablier, en tablier plein de sang, ainsi que sa main, l’arme du crime était encore dans cette dernière d’ailleurs.
Comme s’il avait lu dans ses pensées, il répondit à sa question muette en lui précisant qu’il était en train de cuisiner.

-Tu sais, c’est les aliments qu’il faut couper, pas tes doigts… lui sourit-elle un peu moqueuse.

La musicienne s’approcha de lui, saisit sa main blessée sans lui demander son avis pour inspecter la plaie. Ça ne paraissait pas trop grave.

-Tu as besoin d’aide peut-être ?

©BBDragon


Dim 18 Mar - 14:45
Meredith
Elle est là maintenant.
Devant toi.
Impossible de faire marche arrière.
Tu ne te sens pas de le faire.

Elle entre finalement. Remarque probablement le bordel géant dans ton appartement. Ce bordel sans nom. Des fringues traînent partout. Des sachets vides également. Des papiers aussi. Tu ne sais pas comment ranger proprement. Ou tu n'as simplement pas envie de le faire. Peu importe la raison, tu attends une réaction de sa part. Mais rien ne vient. Elle ne dit rien. Tant mieux. Tu n'aimes pas les gens prisent de tête. Personne sauf lui. Allez savoir pourquoi. En attendant, tu l'as laisse prendre ses marques, regardant de loin les sacs. Ses deux sacs avec des bières. C'est bien la seule chose qui t'intéresse. « Les bières c'une bonne idée ça. J'apprécie, t'as bon goût ! » que tu lui dit naturellement. Il n'y a rien de mieux qu'un peu d'alcool pour se sentir à l'aise. Pour se sentir plus relaxé. Ce que vous avez grand besoin, vous, les Colères. Pourtant cette histoire de bière disparaît rapidement. Tu ne ressemble à rien en ce moment. Avec ce sang et ce couteau. Elle s'approche. Te prends la main. Regarde la plaie et te propose son aide. C'est mignon, tu dois bien l'admettre. Un bref sourire passe tes lippes. « T'inquiète, en général j'coupe que les aliments, mais là.... c'est partit tout seul. Trop d'forces ! » tu laisses un rire léger te prendre et s'envoler. Trop de force, oui. Trop d'émotions à dire vrai.

Des émotions trop vives.
Un ensemble.
Un mélange explosif.

« Ouais, viens m'filer un coup d'main. » tu fais demi tour pour retourner à ta place d'origine. Devant le morceau de viande, tu examines les lieux. Cherche à savoir ce qu'il reste à faire. Tu étais simplement partit pour faire des morceaux de steaks et une julienne de légumes. Rien de bien compliqué. Rien de recherché ou d'exceptionnel. Heureusement qu'il y en a assez pour deux. Peut-être qu'inconsciemment tu n'avais pas oublié, Drake. Au fond, tu savais qu'elle venait aujourd'hui. « Tu sais faire une julienne de légume ou pas ? » que tu demandes en pensant lui confier cette tache. Si elle sait comment faire. C'est simple en soi, mais peut-être qu'elle ne connaît pas. Tu ne sais pas. Alors tu préfères prendre tes précautions en demandant simplement. « Normalement ça prend à peu près 25 min, mais j'avais déjà commencé les carottes donc... Ah ouais d'ailleurs... y'a des trucs que t'aimes pas ? » si tu dois cuisiner pour deux à partir de demain, autant connaître ses goûts maintenant.
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BY MITZI


Dim 18 Mar - 22:58

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

La blonde avait l’impression qu’une sorte de tension flottait dans l’air, elle n’arrivait pas à se l’expliquer, c’était dérangeant… Peut-être le fait qu’elle allait maintenant envahir l’espace vital de Drake alors qu’ils n’étaient finalement que deux inconnus. Inconnus était un bien grand mot, ils avaient eut le temps de faire connaissance, de trainer souvent ensemble et tout ce qui va avec, mais se connaissaient ils assez pour faire une collocation ? « C’est un peu tard pour te poser la question ma grande ! ». Toutes ces interrogations donnaient l’impression à Meredith d’être un parasite. Mais la remarque du garçon sur l’alcool et le sourire qui passa sur ses lèvres mit fin au débat intérieur de la punk.

-J’ai toujours de bonnes idées. Et je tiens à ce qu’on les boivent ce soir, si tu n’y vois pas d’inconvénients !

Elle marquait un bon point d’entrée de jeu, tant mieux. Elle conseilla à son nouveau colocataire de mettre un pansement, puis pendant qu’il lui racontait sa mésaventure culinaire, tout en l’écoutant elle retira sa veste et ses chaussures pour ensuite le suivre dans la cuisine où il reprit sa place devant un beau morceau de viande. La demoiselle retint toutes blagues sur le fait qu’un homme fasse la cuisine. Là, c’est lui qui marquait un point.

-En général ?... C’est quand même pas mon arrivée qui te fait perdre tes moyens ?

C’était dit sur le ton de la plaisanterie, mais elle espérait mettre les choses au clair, savoir si sa présence le dérangeait, qu’il dise vraiment le fond de sa pensée.
La jeune fille s’installa sagement à côté de lui et constata qu’il avait commencé à cuisiner pour un régiment. Encore une fois elle retint tout commentaire et écouta ses indications.
La guitariste se saisit d’un couteau après s’être lavée les mains et commença sans un mot la fameuse julienne de légumes. Oui, elle savait ce que c’était, elle-même avait de l’expérience en cuisine, mais elle se garda bien de le dire. Le rouquin aimait cuisiner, alors elle lui laisserait cette tâche si cela pouvait lui faire plaisir.

-Non, je ne suis pas difficile pour la graille. Et même si je n’aime pas, je me force…

Elle marqua une courte pause, semblant chercher ses mots, avant de reprendre.

-Et en parlant de trucs qu’on aime ou pas… y’a des choses que je dois savoir, des règles à respecter pour qu’on puisse cohabiter dans la joie et la bonne humeur ? Je squatte chez toi, j’aimerai pas faire n’importe quoi…

Toute cette tirade dite sur un ton détaché, sur le fil de la conversation, masquant parfaitement l’impression de malaise qui troublait la blonde. Meredith sait très bien cacher ses émotions derrière un masque d’indifférence… ou en faisant la gueule, mais ce n’était pas le cas maintenant.


Lun 19 Mar - 16:19
Meredith
Elle semble mal à l'aise.
C'est ta faute.
Tu ne sais pas si tu dois faire quelque chose.

Sans un mot, tu laisses les secondes s'écouler. Prétextant que tout va bien. Qu'il n'y a rien. Que ce n'est qu'une vague impression. Elle te répond, donc tout va bien. N'est-ce pas ? Tu ne sais pas. Tu erres dans un flot de question sans réponse. Finalement c'est elle qui t'en pose une. Sur un ton qui laisse à penser que c'est bon. Que ce n'était vraiment qu'une impression. « Ouais j'avoue. Une jolie fille ça m'fait perdre mes moyens. » que tu réponds avec de la légèreté. Assez marqué pour ne pas laisser échapper des illusions. On est jamais trop prudent avec les mots. Avec les sensations que l'on laisse aux autres. Il n'y a que dans la colère que tout est toujours clair. Seulement de la haine et de la rage, mais lorsque l'on sort du vacarme... Les choses peuvent rapidement devenir compliquées. Un seul sourire peut engendrer des situations inattendues. Alors, tu fais attention. Pour que tout se passe bien. « Non, disons qu'en général je gère, mais j'sais pas. J'me suis énervé d'un coup et voilà. » c'est stupide dit comme cela. C'est toi après tout. Aussi stupide que tes accès de violences.

Stupide réaction primaire.
Comme un animal.
Une bête.

Elle vient finalement rejoindre la cuisine. Prenant déjà un couteau. Semblant savoir ce qu'elle doit faire. C'est un bon point pour elle. Tu n'es pas toujours très bon pédagogue. Tu es professeur comme tu es dans la vie. Énervé. Une bombe toujours prête à exploser. Un compte à rebours déréglé. « Si t'es pas difficile, c'est un bon point pour toi. J'mange de tout, mais si jamais t'aimes pas un truc... genre vraiment pas. Accouche quand même. Que j'sache. » parce que tu comptes bien faire comme d'habitude. Cuisiner. Tous les jours, mais seulement le midi ou le soir. Tu ne fais jamais rien le matin, souvent parce que tu dors. Et finalement elle y vient. À cette ambiance. Cette tension qui erre. Que tu as senti, mais que tu as ignoré à cause de sa blague. Elle semble troublé et tu ne comprends pas de suite pourquoi. Jusqu'à réaliser. Que c'est sûrement à cause de toi. « Non... Il n'y a aucune règles ici. J'ferais en sorte de ne pas ramener trop d'gens ici vu qu'on va dormir sur le même étage et qu'il n'y a pas de vrai démarcation. Donc fait de même. À part ça, t'es libre de faire ce qu'on bon te semble. Tant qu'on s'dérange pas. » chacun est libre. De vivre comme il l'entend. C'est ta seule conduite de vie. « En vrai sur le coup j'avais zapé que c'était aujourd'hui. J'savais que tu devais venir, mais j'savais plus quand. » c'est pas tout à fait vrai. C'est pas tout à fait faux. C'est entre les deux. Parce que tu ne saurais pas bien l'expliquer. Pourtant tu es certain que c'est ton attitude qui a engendré cette conversation. Alors tu prends le temps d'essayer de calmer ses sentiments. « Mais c'cool, j'ai pas l'habitude de vivre avec quelqu'un, donc ça va m'entraîner ! Peut-être même que j'vais commencer à ranger... qui sait. » si un jour tu devais à vivre enfin. Comme n'importe qui. Avec une famille qui sait.
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BY MITZI


Lun 19 Mar - 20:13

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

Finalement, ils se retrouvèrent à faire tous les deux la cuisine. Tranquillement. Calmement. L’atmosphère s’était rapidement détendue, enfin du point de vue de Meredith. Pour elle, se mettre à cuisiner comme si de rien était alors qu’elle ne se sentait pas à l’aise, c’était impossible. Elle irait plutôt se mettre dans un coin, tirant la gueule ne sachant pas quoi faire. Donc là, le fait qu’elle l’aide signifiait que tout aller bien. La colocation commençait !
Elle s’était empêchée de rougir comme une collégienne face au compliment. Ce n’était rien, une blague pour détendre l’atmosphère, pour répondre à la sienne. Ça ne signifiait rien, il ne fallait pas s’emballer.
Tout en coupant minutieusement les légumes, la blonde l’écoutait se justifier pour sa blessure. Pourquoi ? Ça arrivait, ça aussi ce n’était rien. Puis son « j’me suis énervé » la fit tilter.

-Je vois… lui dit-elle un lui jetant un furtif regard en coin.

Ça devait être le lot de tous les Colères. C’était idiot, mais c’était comme ça. Des accès de colère, de rage, de haine pour un rien, pour un tout petit truc de travers. Elle comprenait, ça lui arrivait constamment. C’était leur malédiction pour être des pécheurs.
La conversation reprit sur ses indications en matière de goût culinaire. Il ne fallait vraiment pas qu’il s’inquiète pour ça. Déjà il lui faisait à manger, c’était largement suffisant !

-Ok, s’il y a quelque chose je te le ferai savoir.

Elle sourit à nouveau, continuant sa tâche d’ailleurs bientôt terminée … Elle attendait la réponse à sa question, pour être sûr de ne rien faire de travers. Mais apparemment pas de règles, juste respecter l’autre et c’était bon. Tant mieux. Elle émit un petit rire, il avait bel et bien oublié la date de son arrivée, ça la rassurait, il n’avait pas changé d’avis finalement.

-T’inquiète pas, ce n’est pas moi qui vais te faire chier en ramenant du monde… Et si c’est « tant qu’on ne se dérange pas », j’espère que la musique et la clope ne font pas partie des choses qui te déranges.

Parce que Meredith passait le plus clair de son temps à jouer de la guitare et parfois chanter. C’était son gagne pain et une des rares choses qui la détendait. Et elle clopait, beaucoup, pire qu’un pompier, ça aussi, ça la détendait. Donc s’il y avait bien deux choses à ne pas lui enlever, c’était ça.

-Et si toi tu veux inviter des gens, je me démerderai pour aller squatter ailleurs. Tu restes chez toi après tout. J’ai l’habitude.

Sur terre, quand elle créchait chez Elliot, elle avait appris à se faire minuscule, a disparaître quand la situation l’exigeait. Malheureusement pour elle, la situation l’exigeait souvent…
Bref !
Elle s’empêcha de penser à tout ça et préféra rire de la dernière réplique de son compagnon.

-Ne te sens pas obliger de faire le ménage pour moi. Ça ne me dérange pas… faudra juste qu’on s’en inquiète quand il commencera à y avoir des rats… Et ne t’inquiète pas, c’est pas dur de vivre en colocation.

Nouveau sourire. Qui laissa rapidement place à une expression ahuris. La punk venait d’assimiler une des phrases prononcées par le rouquin, noyée dans tout le reste si bien qu’elle n’y avait pas attention jusqu’à maintenant.

-Attend… « dormir sur le même étage », « pas de vrai démarcation »… Tu veux dire qu’on va dormir dans la même chambre ? demanda t-elle sur un ton légèrement paniqué.

©BBDragon


Mar 20 Mar - 21:52
Meredith
Compréhensive.
Sûrement.
Heureusement.

Tu n'es pas de ceux qui se prennent la tête. Avec les autres. Avec les convenances. Tu existes comme tu l'entends. Un peu n'importe comment. Il n'y avait donc qu'une seule chose que tu souhaitais. Qu'on ne vienne pas t'emmerder chez toi. Tant que les choses étaient clairs, tout irait bien. N'est-ce pas ? Elle semble le comprendre et ça t'arrache un bref sourire. Un sourire vague. Amusé. « La clope et la musique c'est bon. » tu ne fumes pas souvent. Très peu à dire vrai. Souvent des trucs illicites en réalité. Alors l'odeur de la clope ne te dérange pas réellement. Fort heureusement pour elle. Pour vous. Autant que la musique tant qu'elle est bien jouée. Tant qu'elle ne casse pas les oreilles. Tant qu'elle n'est pas un problème pour ton sommeil. « Et ça aussi c'est bon. » que tu ajoutes en remarquant ce qu'elle vient de faire. La julienne est assez bien réalisée à ton goût. Elle est sur la bonne voie alors que tu continues à couper ta viande. Trancher les morceaux que tu vas cuire. Ceux que tu vas conserver. Il y a un peu de sang, mais pas plus que sur toi. Donc tout va bien. « Hum... Je ramène rarement des gens ici. Sauf des potes. » que tu te sens un peu obligé d'ajouter. Pour la rassurer sûrement. Pour lui dire qu'elle n'aura pas souvent besoin de quitter les lieux. Tu n'aimes pas que tes histoires d'une nuit sache où tu habites. C'est trop encombrant si elles ne savent pas s'arrêter ensuite. Non pas que les femmes sont plus un problème que les hommes, mais tu as plus souvent des relations avec elles qu'eux. Et tu n'aimerais pas que Mere soit obligée de gérer une possible hystérique.

Une hystérique.
Une stalkeuse.
Ou une femme qui s'attache sans crier gare.

« T'inquiète... faut bien que j'me mette au ménage un jour. J'veux dire, c'est le bordel qu'on soit d'accord. » tu le sais parfaitement, mais tu as la flemme. De faire le ménage. De prendre vingt minutes pour tout ranger. Pourtant, lorsque l'on est obligé de jongler pour marcher, ça devient ennuyant. En solitaire, ce n'est pas un problème, mais là... Peu importe ce qu'elle dit, c'est différent. C'est différent d'être seul. Peu importe comment on le voit. Et puis tu réalises, qu'elle semble paniquée. Par ce que tu as dit. Par la réalité. Lentement, tu tournes tes yeux clairs sur elle. Un fin sourire au bord des lèvres. « Ouais... Ma chambre est juste là... » tu pointes la mezzanine au-dessus de vos têtes. « Y'a pas de mur là-haut. Seulement une grande surface. Sans rien. Du coup c'est ma chambre, mais j'imagine que t'as pas franchement envie de dormir dans mon pieux... Enfin si ça te dérange pas, ça m'arrange. Sinon... va bien falloir faire quelque chose. » tu t'amuses un peu de voir que ça ne semble pas lui plaire. « Un paravent, c'est bon non ? Genre si on sépare juste nos lits et nos armoires ? » de toute façon, elle va devoir s'habituer à voir ta tronche tout le temps. Autant que ta présence.
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BY MITZI


Ven 23 Mar - 11:10

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

Meredith termina de couper les légumes et reposa ensuite le couteau peut-être un peu brusquement. Elle sentait le regard amusé de Drake sur elle, c’était évident que cela l’amusait, son état.
Comment ça, ça l’arrangeait qu’ils dorment dans le même pieu ?! Faut pas lui dire des choses comme ça à Meredith, pas du tout ! Malgré les apparences ça restait une jeune fille en fleur, elle était sensible à ce genre de déclaration. Si on lui disait ça, elle était gênée, elle perdait ses moyens et elle paniquait.
C’était exactement ce qui était en train de se passer à cet instant. Cette fois-ci elle n’avait pas dû réussir à cacher son rougissement de collégienne. Foutu timidité.

-Non !... Un paravent ce sera très bien. Répondit elle un peu précipitamment.

Le meilleur moyen pour cacher son trouble, c’était de fuir. Fuir lâchement. Ce qu’elle fit en prétextant aller chercher les bières et ses clopes.
Une fois dans l’entrée, là où elle avait laissé ses affaires, elle prit le temps de reprendre contenance. La seule chose qui lui vint à l’esprit c’est qu’elle devrait certainement investir dans un pyjama si dorénavant elle partageait sa chambre.
Normalement elle dormait en culotte débardeur (voir seulement en culotte), mais complexée comme elle était, elle ne pourrait sûrement pas dormir comme ça si elle savait que quelqu’un pouvait potentiellement la mater.

-Pffff, compliqué tout ça…

Elle fouilla les poches de sa veste. Dans la droite, ses clopes et son briquet, dans la gauche, son couteau papillon. Elle se saisit du contenu de la droite ainsi que deux bières qu’elle décapsula à l’aide de son briquet avant de retourner dans la cuisine.
Elle s’approcha de Drake, lui tendit une bouteille et attendit qu’il la saisisse avant de trinquer avec lui.

-À notre colocation… dit-elle avec un sourire.

Puis elle s’enfila cul sec la moitié de la bouteille. Ce n’était pas vraiment une bonne idée étant donné que la blondinette ne tenait pas franchement bien l’alcool et que cette dernière avait des effets sur elle assez honteux (à ses yeux), mais ça va, si elle y allait doucement le reste de la soirée, ça irait.
Elle alla s’asseoir au bar et s’alluma une cigarette, qu’elle fuma à l’opposé de la bouffe pour ne pas la gâcher, Drake n’avait apparemment plus besoin d’elle pour la cuisine.

-En fait, avec ton boulot au bar, tu dois faire pas mal de rencontres nan ?

Un peu de curiosité, juste pour savoir s’ils avaient des connaissances en commun. Elle souhaitait juste qu’une de ces connaissances ne soit pas un certain géant brun alcoolique, pitié, le voir souvent chez elle lui filerait le cancer certainement plus rapidement que la clope.
Puis sa question était plutôt légitime, après tout eux deux c’étaient rencontrés au bar.

©BBDragon


Lun 2 Avr - 22:27
Meredith
Tu t'amuses.
De ses réactions.
De sa timidité.

Elle fuit. Elle fuit subitement à tes mots. Après sa déclaration bien trop vive pour traduire la sérénité. Et tu ne peux t'empêcher d'avoir un léger sourire. Un sourire amusé. Un sourire qui te vient naturellement. Bien loin du cancérigène que tu sers à tes ennemis. À tous ceux qui t'approchent d'un peu trop près. C'est différent actuellement. Étrange alors que tu laisses une presque étrangère passer le pas de ta porte. Entrer dans ton territoire. La laissant même s'y faire une place. Tu changes. Petit à petit, tu changes Drake. En bien ou en mal. Tu ne le sais pas encore clairement et ce n'est pas à cet instant que tu comptes décider. Retournant plutôt à tes occupations. Elle fuit et tu l'as laisse faire. En avouant avoir regardé son cul quand elle est partie, la nature d'un homme ne disparaît jamais vraiment. Cependant... Tu as bien mieux à faire avec ton morceau de viande sous les doigts. Tranchant dans le gras, tu t'emploies à en extraire le plus possible. Meredith mange peut-être le gras de la viande. Tu ne sais pas, mais par précaution, tu enlèves les plus gros morceaux. Non pas seulement pour elle, mais aussi pour ta propre poire. Parce que lorsque tu cuisines, tu évites de te tuer avec trop de graisse, de sucre, de sel. Alors que tu jettes le premier morceau dans l'évier, son ombre vient se planter à tes côtés. Attirant ton attention l'espace d'un instant. Dans un sourire franc, tu te saisis de la bière qu'elle t'offre gentiment. « Thanks miss. » trinquant avec elle par la suite. Tu l'observes vider la moitié de sa bouteille. « Sacrée descente fillette. » tu te marres avant de te plonger sur ce qu'elle a dit. Une nouvelle coloc hein ? Une première pour toi. Une première expérience de vie en communauté hors concubinage. Ça te fait un drôle d'effet quand tu y penses ainsi. Tu as déjà vécu brièvement avec quelqu'un. Seulement quelques semaines. Ta seule petite-amie sur Terre. Ça n'a duré que l'espace d'un rêve. Alors tu ne sais pas encore si tu es apte à vivre avec elle. Avec quelqu'un d'autre que toi-même. Une pensée sombre dans un clac violent. Tu découpes un nouveau morceau. Puis un second. Puis tu entends sa question. Tu coupes un dernier bout avant de poser ce qui reste dans une poêle.

Aucune réponse de ta part.
Durant quelques minutes.
Ou quelques secondes.

Tu finis par allumer. Laissant la viande cuir lentement. Doucement pour ne pas brusquer les saveurs. D'un air satisfait, tu te tournes dans sa direction. Avançant jusqu'au bar, face à elle, tu sors ton tabac à rouler de dessous. Une feuille. Un filtre. Du tabac. Tu commences à rouler tranquillement. Réfléchissant à présent à ce qu'elle a demandé. Tu connais du monde. Peut-être trop. Seulement de vue parfois. Souvent trop à ton goût pour d'autres. « Ouais... j'connais pas mal de monde aux alentours du bar. Pourquoi ? T'veux que j'te présente un mec ? » c'est léger. C'est amusé. Quelque part c'est un peu sérieux. Si elle désire rencontrer du monde, tu peux l'y aider. Sans aucun doute. Tu connais bien les tronches de cons et ceux qui ont l'air un minimum sensés. Encore faut-il faire confiance à ton jugement personnel. Tu en rigoles intérieurement, mais tu finis par pencher un peu la tête. Interpellé. C'est évident que tu connais du monde. Alors pourquoi cette question en réalité ? Tu y vois probablement un sens caché sans qu'il n'y en ait vraiment un. C'est un peu nonchalamment que tu allumes ta clope terminée. Que tu t'appuies contre l'évier derrière ton dos. Que tu tires une première latte avant d'ajouter : « T'connais quelqu'un qui vient dans l'bar où j'bosse ? Ouais, tu dois en connaître en vrai. Alors, y a une tête de con que t'veux pas voir ? Ou une pétasse plutôt ? T'inquiète, j'ramènerais pas de gonzesses ici. J'vais toujours chez elles. T'risques pas d'entendre le poulailler crier ici l'matin. T'façon je foutrais tout ça dehors à coup d'pied moi-même si par malheur ça d'vait arriver. » en réalité, tu ne comprends pas le sens profond de sa question. Surtout parce que tu n'as pas envie de chercher. Réfléchir trop longuement pour cela serait une perte de temps. Alors tu réponds comme les mots te viennent, comme souvent. Et seulement tu tires une nouvelle taffe. Une nouvelle gorgée également. Zieutant de temps à autre ta viande qui cuit.
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Mar 3 Avr - 17:12

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

-M’appelle pas fillette. Surtout que t’es pas vraiment plus âgé que moi… bougonna-t-elle malgré un léger sourire ornant ses lèvres.

Elle tira une nouvelle taffe et observa son colocataire finir de couper la viande. Un morceau coupé un peu plus violemment que les autres l’interpella. Elle avait sûrement dit quelque chose qui raviva un souvenir car l’instant d’après, le rouquin sembla plongé dans une profonde réflexion.
Encore une fois, une pique de curiosité vint la titiller. A quoi pensait il ? Que faisait il avant d’arriver à Salem ? Qu’avait il vécu, que lui était il arrivé pour qu’il en vienne à penser que ce monde était pourri, pour que le cercle de lumière s’ouvre sous ses pieds ?
Tant de questions qu’elle ne posa pas, au lieu de ça elle bu une nouvelle gorgée de bière. Elle ne les posa pas car, premièrement elle risquait de passer pour une relou. Deuxièmement, ils n’étaient pas encore assez proches tous les deux pour se raconter ce genre de trucs personnels. Et troisièmement, il y avait de fortes chances que si elle lui posait ses questions, il lui en poserait aussi, et elle n’avait aucune envie d’y répondre. Pas pour le moment.
Elle ne voulait, et ne pouvait en parler pour plusieurs raisons. Elle ne s’en sentait pas encore capable et elle risquait de le faire fuir. Par rapport à ce qu’elle avait fait juste avant que le cercle ne s’ouvre à ses pieds.
Elle se doutait que le garçon avait dû en voir d’autres, mais quand même.
Finalement, Drake mit fin à sa réflexion et vint la rejoindre au bar. Il se roula une clope tout en lui répondant. Et elle ne s’attendait pas à cette réponse. Elle lui servit une moue blasée, ainsi qu’un petit coup de poing sans violence à l’épaule.

-Occupe toi de ta viande au lieu d’essayer de me caser…

Non, merci, elle avait autre chose à penser. Enfin non, elle pensait souvent à ça, mais voilà façon de parler. Elle n’avait pas envie de discuter de ça non plus. C’était aussi gênant (encore une fois, de son point de vu).
Le rouquin sembla réfléchir sérieusement à sa question. Sa moue intriguée l’amusa un peu. Il émit à son tour plusieurs questions auxquelles elle répondit avec un petit sourire taquin.

-Ouh la, vas pas te griller le cerveau avec toutes ses réflexions !

Elle reprit son sérieux après avoir bu une nouvelle gorgée. Tiens, elle avait déjà finit sa bouteille.

-Oui, je connais des gens qui trainent au bar. Et pour les cons ou les pétasses, ne t’inquiète pas, j’en fais mon affaire en général….

C’était vrai, elle savait très bien se défendre toute seule de ce côté là. Puis généralement les gens évitaient de la faire chier. Son look était étudié pour après tout.

-J’voulais juste savoir si on avait des connaissances en communs. Ajouta-t-elle avec un sourire en coin. Mais j’apprends que monsieur est un Don Juan…

"Arrêtes Meredith, ce genre de réflexions peut t’emmener sur des terrains glissants !"

©BBDragon


Jeu 12 Avr - 15:06
Meredith
Des liens.
Qui se tissent.
Inexorablement.

Des liens qui sont invisibles. Qui se tissent entre les gens. On connait un visage qui en connait un autre. Meredith cherche à savoir. À savoir s'il y a un visage entre vous. Quelqu'un qui vous relient dans l'ombre. Tu ne sais pas ce qu'elle cherche en réalité. Tu ne sais pas ce qu'elle veut. Si elle ne te donne pas de nom, tu ne risques pas de pouvoir répondre. Alors tu t'amuses un peu, Drake. De sa façon d'éviter de mettre les pieds dans le plat. Du coin de l'oeil, tu observes la viande un instant. Revenant à ton cancer au bout des doigts. Tu tires dessus. Calmement. Laissant la fumée s'échapper. Volatile. Plus libre que jamais. « Ouais... j'suis un vrai coureur. » tu le reconnais sans honte. Dans la vie, l'humanité a des pulsions. Physiques ou psychologiques. Des pulsions contre lesquelles il est parfois difficile de lutter. Tes pires pulsions sont le nom même de ton péché. À Salem, il est simple de connaître une part d'intimité des autres. Il suffit de connaître les péchés. Alors on sait. On sait ce que les autres ont de pires en eux. Ou de meilleur. C'est une façon de penser. « C'pour ça. Je sais pas c'que tu veux savoir en me demander si j'connais du monde. Si tu attends un nom en particulier, mais faut m'aider là. » tu t'approches légèrement d'elle. Te penchant par-dessus le bar. « J'crois que tu sais pas l'nombre de clients que j'vois et que je me tape. » des visages. Qui vont et viennent. Qui reviennent souvent. Des corps que tu ne touches qu'une fois en général. Même lui. Ce n'est arrivé qu'une seule fois. Il revient aussi. Comme beaucoup. Alors tu vois les visages défilent lorsqu'elle te demande. Ils sont nombreux, mais tu ne sais pas lequel elle cherche. Si elle cherche seulement quelqu'un en particulier. « Après s'tu veux savoir si on connait des gens, donne des noms, j'te dirais déjà. Ce sera plus simple comme ça pour tout l'monde. » que tu ajoutes. Retournant tirer sur ton cancer en reculant. Un poil nonchalant. Des traits impassibles. Tu croises les bras. Attendant de voir la suite.

Attendant de connaître la vérité.
Sur ce qu'elle veut.
Sur cette curiosité.

Laissant les secondes s'écouler, tu finis par te retourner. Jouant avec les morceaux de viandes. Les tournants gentiment sur le dos. Il est temps de cuir la partie du dessus. Tu la fixe avec grand intérêt. Avec cette passion qui t'anime toujours lorsque tu cuisines. À l'instar de ce côté sauvageon sur tes traits. Tu ressembles à un grand gamin maintenant. L'espace de quelques secondes avant de prendre la bière. De la boire cul-sec. Tu poses la bouteille vide avec le verre, ouvrant finalement le frigo. Toi aussi tu en as. Au frais. En jetant un oeil à la jeune femme, tu en sors deux que tu ouvres entre elles. « Tiens, j't'en offre une aussi. » et tu lui tends. La laissant profiter de sa nouvelle demeure. De l'ambiance dans laquelle vous allez vivre à présent. Sans un mot. Tu continues de la regarder. De l'analyser. Cette nouvelle tête que tu vas voir tous les jours. Chaque matin. Chaque soir. Elle sera là. Quelque part. Tu as du mal à te l'imaginer encore. Pourtant, elle est bien en face de toi. Elle boit et elle fume. « T'as déjà vécue avec quelqu'un avant ? » tu te poses cette question soudainement. Savoir si vous êtes dans le même bateau ou non. Seulement cela.
Et tu éteins le feu alors. Te détournant pour déposer la viande sur un plat.
All these years on my own
BY MITZI


Ven 13 Avr - 14:23

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

Meredith regarda un instant dans le vide, jouant avec sa bouteille, le temps d’assimiler l’information qu’on venait de lui donner… « un vrai coureur ». Soit elle pouvait encore paniquer, soit elle pouvait prendre ça avec humour. La deuxième option lui sembla la plus appropriée, étant donné que Drake ne l’avait jamais dragué, c’était pas comme s’il allait lui courir après…

-T’étonne pas d’avoir des greluches et des connards à tes basques alors… lui sourit elle donc.

Puis ils revinrent au sujet initial, à savoir, ont ils des connaissances en commun ? Meredith réfléchit un instant. En réalité elle n’avait pas vraiment d’amis proches. Elle connaissait du monde par ci, par là, mais de vraies connaissances proches, elles se comptaient sur les doigts d’une main.
Une réflexion du rouquin la coupa dans les siennes et elle ne put s’empêcher d’y répondre, faisant abstraction de son soudain rapprochement.

-C’est pas bien de mêler vie professionnelle et personnelle…

Encore une fois, petit sourire en coin. En vrai, elle s’en foutait, il faisait ce qu’il voulait, c’était son problème.
Elle reprit sa recherche de noms après que son nouveau colocataire lui ait demandé d’en donner. On pouvait tout de suite éliminer Arthur de la liste il n’était pas du genre à trainer au bar et encore moins avec des gens comme Drake qui lui faisaient plus peur qu’autre chose. Venait ensuite Lorenzo, fortement improbable aussi puisqu’il passait le plus clair de son temps au casino.
Restait deux possibilités, Ethan et Aliocha.
C’était fort probable qu’il connaisse Ethan puisque c’était un alcoolique invétéré, mais elle doutait très fortement que ces deux là s’apprécient. Drake et elle étaient fait plus ou moins du même bois, et vu l’incroyable capacité qu’avait Ethan de lui taper sur le système, elle en conclut que ça devait être pareil pour le rouquin, donc à rayer de la liste aussi.
Une bouteille de bière sauvage apparue devant son nez, elle s’en saisit en souriant et en but une gorgée.

-Merci. Aliocha, ou peut être qu’il s’est présenté comme Alexei. Enfin si tu le connais tu dois t’en rappeler, un mec aux cheveux longs et violets.

Elle but à nouveau et s’alluma une nouvelle clope. Drake l’observait et posa soudain lui aussi une question. Question banale et anodine à tous points de vu, mais pas vraiment pour Meredith. Oui, elle avait vécu avec quelqu’un, mais elle ne voulait pas parler du quelqu’un en question. Il fallait bien répondre pourtant. Elle pouvait toujours mentir, mais elle n’aimait pas mentir à ses amis.

-Ouais. C’était pas vraiment une colocation, je squattait plus chez lui qu’autre chose. Ça n’a jamais vraiment été établi qu’on partageait le même toit.

©BBDragon


Mer 2 Mai - 13:58
Meredith
Un nom résonne et tu y songes. Aliocha ou Alexei, une seule et même personne. À son nom, tu commences à réfléchir. Tirant sur ta cigarette, tu fixes faussement le plafond. En réalité, tu te revois les visages. Les noms sont difficiles à retenir, mais les visages... ils sont souvent plus simple à inscrire. Alors tu fais défiler le beau monde qui passe devant ton bar le soir. Des cheveux longs et violets. Un détail qui t'aide à rayer bon nombre d'hommes jusqu'à trouver le bon. « Ah ouais... j'crois que je l'ai déjà vu. Jamais parlé par contre... à part le servir, j'crois pas avoir d'jà parlé avec lui, mais j'vois tout à fait qui sait. En même temps, c'vrai qu'un mec avec des cheveux longs et violets, ç'passe pas inaperçu. » en effet, c'est un détail qui marque sans nul doute. Néanmoins, tu ne le connais pas particulièrement en personne. Tu vois beaucoup de gens, mais tu en connais peu finalement. Il n'y a pas toujours le temps de discutailler avec la clientèle et tu n'en as pas franchement envie à dire vrai. De ton caractère tout feu, tout flamme, tu n'es pas le genre à aimer avoir des discussions vides de sens quand tu es occupé. Loin d'être le barman qui vous demandera comment était votre journée. Loin d'être le barman qui vous demandera comment va votre vie. Loin de tout ceci parce qu'il s'en fou. Parce que tu t'en fous royalement. Il n'y a qu'à cet instant que ça ne te dérange pas. Parler avec elle, étrangement ça ne te tape pas sur le système. Ça ne te saoule pas en cinq secondes. Tu aimes bien. Te tenir là. Cependant, tu finis tout de même pas lui demander. Si elle sait déjà ce que c'est que de vivre avec quelqu'un. Non, non pas de vivre avec quelqu'un, mais vivre avec toi. Ce n'est pas la même chose. Sans aucun doute. Pendant ce temps, tu dresses les assiettes. Sa voix te fait tourner les yeux une seconde. Alors elle a déjà plus ou moins vécue avec quelqu'un. Comme toi.

Vivre avec quelqu'un.
C'est le voir tous les jours.
C'est apprendre à faire avec.
À l'accepter.


« Ah j'vois, donc t'sais plus ou moins c'que ça fait ! Si on veut. » que tu dis seulement. Attrapant par la suite les deux assiettes après avoir écrasé ta cancerette, tu contournes le mini bar. Te rendant vers ta table, tu poses l'une d'entre elles sur un coin libre, balayant le reste de la main. Le bordel s'est amassé, mais tu vires tout sans scrupules. Laissant tomber tes affaires au sol, tu écoutes attentivement. C'est bon, rien de précieux ne semble s'être brisé. Alors impassible, tu poses la seconde assiette en face de toi. « C'prêt. Si t'aimes pas, j't'autorise pas à t'plaindre, compris ? » tu dis cela d'une voix faussement autoritaire. Parce qu'au fond, tu t'en fous un peu. Tant que c'est mangeable, tu pars du principe que ça suffit. Même si tu aimes la cuisines, elle ne peut pas plaire à tout le monde. Alors ils n'ont pas à se plaindre tant que c'est comestible. Agaçant sûrement. Irritant sans nul doute. Un poil égoïste. Tu es beaucoup de choses, mais tu n'aimes pas que l'on se plaigne pour un rien. Tu doutes cependant qu'elle soit de ce genre. Voilà pourquoi la voix ne résonne pas froide. T'asseyant alors, tu commences à manger, lançant simplement : « N'app. » sans plus de détails. Tu te goinfres sans prendre de gant. Sans te demander ce qu'elle va bien penser de ça. Tu te goinfres comme tu le fais toujours. Un hamster ou un écureuil, tu ressembles un peu à cela lorsque tu as faim.

Un petit animal pressé.
Apeuré de ne plus avoir à mangé.
C'est à cela que tu ressembles.


« Au fait, si t'en veux encore, hésites pas hein ! Mange autant qu'tu veux, j'juge pas les meufs qui mangent beaucoup, au contraire... j'préfère, ça fait moins la meuf qui saoule pour les trois grammes qu'elle a prit ! » direct comme toujours. Tu t'arrêtes seulement pour dire cela. Attrapant ta bière pour la terminer. « Ah, j'reviens. » tu te relèves alors pour retourner dans ton frigo. Sortant le reste du pack que tu ramènes sur la table. « Sers-toi ! Fin... t'façon t'es chez toi, alors fais c'que tu veux ! Y a juste un truc... j'sais pas si tu cuisines, mais si jamais ça t'prends, dis-le moi. Il m'arrive d'me lever plus tôt pour cuisiner alors si jamais t'veux le faire, ça m'évitera d'me lever pour rien, t'vois ? » que tu ajoutes seulement. Retournant à ton assiette comme un mort la faim.
All these years on my own
BY MITZI


Ven 4 Mai - 16:00

Nouvelle coloc, faut fêter ça !
Drake & Meredith

La blonde sourit après avoir expiré la fumée de sa cigarette. Donc il connaissait Aliocha, au moins de vue. En même temps, son ami russe était difficilement oubliable, avec ses cheveux.

-Il est adorable. C’est un musicien, comme moi. Ça a tout de suite accroché entre nous…

Elle ne savait pas trop pourquoi elle précisait ça. Après tout, le rouquin devait s’en foutre un peu d’avec qui elle s’entendait ou non. Mais bon, elle aimait beaucoup Aliocha, donc ça lui faisait plaisir de parler de lui.
Elle observa son colocataire mettre la table. Apparemment, la tambouille était prête. Elle termina rapidement sa clope ainsi que sa bière et alla docilement s’asseoir face à son assiette.

-A vos ordre, mon général… Sourit elle à la déclaration du cuisinier.

Et elle commença à manger. Honnêtement, elle ne sait pas trop de quoi elle aurait pu se plaindre. C’était bon. Elle dégustait tranquillement, tandis que son colocataire se goinfrait littéralement. Mais elle ne dit rien. Ça ne la dérangeait pas, et de toute façon, elle n’était pas sa mère, alors elle n’avait rien à dire.
En revanche, elle ne put s’empêcher de répliquer en riant face à ses paroles.

-C’est extrêmement cliché ce que tu viens de dire… Mais oui, je me resservirais, parce que c’est très bon.

Petit compliment, ça fait toujours plaisir.
Le rouquin se leva pour aller chercher le pack de bière. La punk hésita un instant et décida finalement d’attendre un peu avant de s’en prendre une à nouveau. Elle venait d’en enquiller deux, elle jouait dangereusement avec sa résistance à l’alcool.

-Si tu veux on peut se répartir les tâches. Une semaine c’est toi qui cuisine, une semaine c’est moi. Ou alors tu me préviens quand t’es trop HS et je m’en chargerai. Ça me dérange pas.

Elle termina tranquillement son assiette avant de se resservir, comme elle l’avait dit. Ça faisait un moment qu’on avait pas cuisiné pour elle, alors elle en profitait.

-En fait, je t’ai pas demandé du coup : toi aussi t’as déjà vécu en colocation ?

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