SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
ÉQUIPE DU FORUM
ETHAN C. FITZGERALD
Fondateur
PRÉSENT | MP
KURO KAZUNA
Co-Fondatrice
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CONTEXTE + GRAPHISME PAR ETHAN | CODES PAR MAMAN CHAT
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[/!\ -16] Baby you're the highlight of my lowlife. Ϟ Ethan.
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Ven 16 Mar - 23:58
Ethan
Ces connards.
Cachés derrière une porte.
Ils attendaient le lever du soleil.
Pour te mettre à terre.

La douleur. Elle est lancinante et constante. Elle te prend aux tripes. Elle remonte le long de tes traits. Revient jusqu'à tes lippes. Tout semble abîmé à présent. Des côtes aux organes. C'est une impression. Comme à chaque fois. Une impression persistante. Tu as mal, Drake. Comme un gamin tombé trop vite de vélo. Ils sont venus. À trois ou à quatre, tu ne sais plus. À présent tu craches tes poumons sur la pavé. Ça fait mal, oui. « Putain... » que tu lâches après une énième toux. L'estomac vrillé et l'envie de vomir. Et le goût du sang mélangé. Ce n'est rien, tu as l'habitude pas vrai ? Pourtant tu restes là. Un long moment affalé sur le béton, les yeux dans le vague. Le regard flou. Combien de temps est déjà passé depuis qu'ils s'en sont allés ? Une heure ? Deux voir même trois ? Trop alors qu'un rayon vient agresser ta rétine. Il est temps de rentrer, Drake. Avant qu'elle ne se lève. Avant qu'elle ne te voit. Meredith soigne les blessures. Chaque jour. À chaque fois depuis qu'elle est venue vivre dans cet appartement. Meredith prend soin de toi là où tu es incapable de le faire. Cette fois, tu n'as pas envie de lui infliger cette vision. Tu ne sais pas bien à quoi tu ressembles en ce moment, mais tu as mal. Bien trop pour rester calme, patient. Alors tu rentres discrètement chez toi. Chez vous.

Tu tangues.
Encore et encore.
Jusqu'à finalement trouver l'entrée.

Tu grimpes les marches de la mezzanine dès ton arrivée. Dans un bruit léger. Dans des pas souples. Elle est là. Allongée de son côté. Elle dort. Elle ne dit rien et tu l'observes une seconde. Sans un mot. Dans un regard impassible. Non, tu n'as définitivement pas envie qu'elle te voit comme ça. Passant la moitié du paravent, tu commences à jeter les vêtements sales. Les vêtements abîmés. Tu mets naturellement ton caleçon en évidence pour la dissuader de venir te voir lorsqu'elle sera réveillée. Alors seulement tu t'affales de tout ton long. Dans un soupir satisfait, mais souffrant. Il y a cette douleur dans ta mâchoire, dans ton estomac, dans chacun de tes muscles. Une douleur qui s'accroche à toi avec envie. Et tu sens la colère. Monter. Monter. Monter. Sans avoir le moyen de la soulager. Elle bouillonne et tu grognes, sévère. C'est vain. Tu ne peux pas faire de bruits à cette heure. Tu ne peux plus te lever pour aller boxer un parfait inconnu. Tu fais avec, Drake et ça te fait chier. Toi et ton sommeil qui n'arrive pas. Qui n'arrive plus. « Connards... » que tu rumines.

Et tu y songes.
Toute la nuit.
Sans une seconde de répit.

Jusqu'à l'entendre se lever. Elle passe et tu fourres la tête dans ton oreiller. Elle passe seulement. Tu inspires et tu l'as laisse vivre jusqu'à l'entendre sortir. Tu ne sais pas où elle va. Ni pour combien de temps. Tu ne peux pas rester ici aujourd'hui. Tu te traînes du lit, Drake. Un peu comme tu peux. Un peu comme tu veux. Tu trouves les premières fringues qui te viennent. Un simple jogging noir et un t-shirt blanc d'un groupe de rock que tu ne connais même pas. Imbécile. Un gémissement. Un râle mécontent. Le simple fait de lever un bras te fait encore mal. La nuit n'a pas suffit. « Fait chier... » tu descends une marche. Puis deux. Puis trois. Sur le côté. De manière bancale. Tu ne sais pas si tu vas y arriver. Si tu vas arriver en bas sans glisser. Sans te casser la gueule. Tu ne sais pas, non. Une inspiration. Une hésitation. Un doute et une peur. Pourtant tu y arrives. Après moultes efforts. Et tu soupirs de satisfaction. Un soupir remplacé par un grognement affamé. « C'bien l'moment... enfoiré. » tu parles à ton ventre, mais tu sais que tu ne peux l'ignorer. La faim énerve. Elle énerve plus que la défaite et la douleur. Alors tu commences à cuisiner. Beaucoup. Trop. Enragé. Tu passes ta colère sur de la pâte, des légumes, de la viande. C'est un festin de rage. Un festin oui. De la nourriture à foison. Plus qu'assez pour Mere et toi. Trop probablement encore une fois. Tu penses à lui une seconde. Lui qui ne sait pas cuisiner. Le pire des emmerdeurs. « Salut... j'ai fais trop à bouffé. Je vais devoir jeter.... » Un simple sms. Tu sais qu'il va te dire d'en ramener. Tu espères en tout cas. Tu ne lui laisses pas le choix à dire vrai que déjà tu écris un mot à l'intention de ta colocataire. Un mot et une assiette pour elle. Tu embarques le reste dans des tupperwares. Chez lui, tu vas pouvoir fuir son regard. Chez lui, tu pourras éviter Mere, oui.

Alors tu y vas.
Sans même te retourner.
Tu sais qu'il va t'emmerder.
Mais tu ne changes pas d'avis pour autant.

Lorsque tu arrives, tu hésites un moment. Drake, tu ne sais toujours pas à quoi tu ressembles. Tu imagines seulement le bleu à l'oeil et la lèvres fendues. Seulement cela. Le reste tu ne sais pas. Alors tu hésites un peu. À cause de sa possible réaction. Oui, comment vas-t-il réagir ? Tu hésites à frapper. Tu hésites à t'annoncer. Qu'est-ce qu'il va dire ? Est-ce qu'il va rire ? Tu fronces les sourcils. Ce n'est plus le moment de fuir. C'est trop tard à présent. « ETHAN !! » que tu cries tout en frappant de toute tes forces. « OUVRE ENFOIRÉ !! » que tu ajoutes seulement. Un peu à bout de souffle de temps d'efforts. Un peu à bout de souffle du chemin. Un peu à bout de souffle à l'idée de le voir.
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BY MITZI


Sam 17 Mar - 0:59
Baby you're the highlight of my lowlife
6h24.
« Putain.» Les pieds se frayaient un passage dans le noir et dans le bordel qui régnait dans l'appartement du brun, bien peu rangé. Brun qui ne tenait pas le moins du monde debout. Regard flou, lèvres anesthésiées par un liquide bien trop connu, le corps se traînait avec toute la peine du monde, comme s'il pesait une tonne. Un orteil buta contre un coin de meuble, arrachant un grognement rauque de douleur du fêtard qui rentrait à peine de sa soirée. Oh cette soirée avait été mémorable, si bien qu'il ne s'en souvenait que de la moitié. Si bien qu'il n'arrivait ni à lire l'heure de son réveil, ni à marcher sans heurter les murs. Le géant ne se rappelait que de bribes de souvenirs. De l'alcool surtout, de l'alcool à flots comme il sait très bien le faire. Et vu l'état de ses fringues, la plupart du liquide amer devait avoir coulé dessus. Parfois, Ethan se demandait s'il n'était pas en réalité possible d'absorber l'alcool par les pores de sa peau, vu les niveaux qu'il atteignait malgré la quantité qui coulait hors de sa bouche, dégoulinant sur son menton et son cou.

Poisseux, vaseux, l'homme sombre se dirigea vers la salle de bain. Chaque pas semblait si dur. Un calvaire. Est-ce que ses pieds avaient toujours été si lourds ? Soupir rauque à nouveau, langue pâteuse. Le corps pénétra alors avec difficulté dans cette douche si étroite, si froide. Le jet d'eau ne tarda pas à réchauffer le pauvre Luxurieux frigorifié, et poussa un soupir de soulagement. La brume semblait se dissiper peu à peu, rendant son crâne plus lucide. « Bordel.» A croire que le brun ne parlait que par vulgarités. Mais il s'en foutait. Il s'en moquait. Il était chez lui, seul sous un jet d'eau brûlante, à effacer cette sensation d'être un déchet de la pire espèce. Oh il savait qu'il était une ordure. Il l'acceptait même. Mais cette douche au moins, elle lui enlevait ce sentiment de culpabilité. Être le genre de déchet humain, rejet de la société, oh oui ça lui plaisait. Il ne souffrait plus. N'aimait plus. Ne ressentait plus. Au fond, est-ce qu'il n'était juste pas qu'un puit sans fond ? Il s'en moquait. Rien n'avait d'importance maintenant. Parce qu'il le savait depuis longtemps, la seule chose qu'il avait toujours voulu avoir, on la lui avait prise. Alors il n'espérait plus. Et vivait sa vie comme l'insecte qu'il était.

Et tout ce que voulait l'insecte à cet instant, c'était pioncer dans ce lit double qui l'appelait comme l'une des nombreuses putes qu'il avait baisé depuis qu'il était là. Le pas traînant, sortant de la douche, il vint s'affaler sur le matelas douillet. Oh dieu que c'était bon. Le brun ne prit même pas le temps d'enfiler un caleçon et s'endormit à peine la tête posée sur l'oreiller, sa serviette humide toujours autour de la taille.

17h56.
ETHAN. OUVRE ENFOIRÉ.
La prostitué slave hurlait dans ses oreilles avec cette voix si peu sexy.
Alors le cerveau s'alluma lentement, les yeux s'ouvrirent, détruisant ce superbe rêve que faisait Ethan. Oh oui il reconnaissait cette voix. Et malgré l'immense fatigue et les nerfs à vifs par ce réveil de merde, un sourire vint flotter sur les lèvres moqueuses du brun. Oh, voilà qui tombait à pic. Son roux préféré. Alors d'une démarche vacillante, les yeux toujours dans le vague, le géant s'approche de la porte d'entrée, jouant son rôle de brise-glace dans cette banquise de fringues éparpillées. Tenant sa serviette d'une main, il ouvrit la porte de l'autre, observant son invité surprise d'un sourire sarcastique. « Drake. Quel agréable réveil tu me fait. » Mais le sourire disparaît en un temps record, et une main éclair vint se fixer à la mâchoire du roux, pendant que le visage du Luxurieux devenait noir de colère. « Qui. a. fait. ça. ? » gronda-t-il, menaçant. La main orientait le visage de Drake, si bien qu'Ethan pouvait l'observer sous toutes les coutures. « T'as pas intérêt à mentir.» Le roux était tellement abîmé qu'il aurait presque était impossible de le reconnaître. Du sang, partout, des coupures, des bleus, bien trop pour qu'Ethan puisse rester de marbre. Alors il serra ses poings, et comme une furie, il fila s'habiller pour aller péter quelques genoux. Mais au moment de pousser Drake et de descendre les escaliers, quelque chose attira son attention, son cerveau redémarrant peu à peu. Tupperwares. Il avait ramené des Tupperwares. Et Ethan savait parfaitement ce que ça voulait dire. Alors il oublia en un instant cette histoire d'aller briser des nuques, et il esquissa un grand sourire. « La maîtresse de maison a encore frappé. Dude marry me, tu feras une épouse formidable. » Alors pour le remercier, il vint agresser les lèvres adverses en y posant les siennes, et après ce contact aussi bref que moqueur, il tourna les talons en s'emparant des Tupperwares, les jetant sur la table sur salon. Après avoir fouillé dans son évier rempli d'une vaisselle aussi sale qu'ancienne, il finit par trouver une fourchette pas trop moche et s'assit à table, ouvrant avec la joie d'un gosse les cadeaux de Drake. Il fit signe à ce dernier d'un geste autoritaire. « Assieds-toi. Et raconte moi tout. »

+ tagDrake K. Calvelli
+ notes tout ça finira forcément dans une mare de sang.
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Merci Asteria ♥:
 

Sam 17 Mar - 1:48
Ethan
Un peu de honte.
Sûrement.
Un peu d'attente.
Surtout.

Tu erres devant sa porte d'entrée. Faisant quelques pas ici et là. Tu erres en attendant qu'il daigne t'ouvrir. C'est qu'il en met du temps le géant. Tu râles dans ton coin. Soupir. Ferme les yeux et regarde aux alentours. Il ne faudrait pas qu'un voisin vienne à te voir. Qu'il ouvre subitement une porte pour te trouver là. Toi, le mec qui ressemble à rien. Qui n'a pas désinfecté ses blessures. Qui s'est seulement couché comme ça. L'air de rien. Le mec incapable. Ce serait gênant autant que tu te sentirais obligé de crier. D'élever la voix. Peut-être que ça pousserait l'autre à se dépêcher, qui sait. C'est peut-être pas une si mauvaise idée. Pourtant tu n'en fais rien. Sans un mot. Sans plus aucun geste. Tu vois la porte s'ouvrir et par réflexe, tu baisses un peu la tête. Pour espérer qu'il ne remarque pas de suite. Il y a cette main cependant. Autoritaire et tout autant intrusive que toi. Elle t'oblige à le fixer. Et comme toujours... tu es surprit. De voir sa colère. De le voir se mettre en rage pour toi. Assez pour te faire taire sur le moment. Assez pour que tu ne réagisses pas de suite. Tu le laisses disparaître s'habiller puis revenir. Agitant le tupperware sous son nez avant qu'il ne te dépasse. « Où t'crois aller... » que tu murmures. Un murmure qui se meurt soudainement sous ses lèvres inquisitrices. Elles viennent rencontrer les tiennes. Tu écarquilles les yeux un instant. Tu ressens le picotement. La douleur aussi. Et tu fronces les sourcils. Agacé d'autant plus que tu ne l'étais au départ. « P'tin ça fait mal connard !! M'touche pas dans mon état, sale pervers de merde !! Refais plus ça, enfoiré !! » des insultes. Toujours. Parce que tu ne sais pas t'exprimer autrement. Parce que tu n'as jamais été vraiment poli à dire vrai.

Un sale mioche.
Le gamin mal élevé.
Mais il ne l'a jamais vraiment été.
Entouré.

Les traits tirés. Visiblement expressifs de ton humeur bientôt massacrante. Tu viens pourtant t'asseoir à ses côtés. Une main se perd sur ta mâchoire. Tu frottes un peu là où la douleur se promène. Elle est plus vive maintenant. À cause de sa chaleur. À cause de son contact. « T'raconter quoi au juste ? C'rien ! J'suis pas un môme, j'ai pas b'soin que tu viennes me défendre !! » que tu craches. Pourtant tu le sais bien. Qu'il ne va pas te lâcher. Comme d'habitude. Comme toujours. Alors tu l'observes manger. Tu le regardes, oui. Parce que finalement, ça te fait peut-être du bien de le voir maintenant. Même si tu sais que ce n'est pas la meilleure idée. « C'est seulement des lâches. J'vais me débrouiller avec eux. » les autres. Tu n'as pas besoin des autres, Drake. Fuis, fuis, fuis. Cours le plus loin possible. Ne te repose pas sur lui. Non, tu n'as besoin de personne. Seulement de toi. C'est la seule vérité dans ton monde. « T'as plutôt intérêt à bouffer tout c'que j'ai fais ! » tu pointes du doigt les aliments. Ouais, tu n'as pas ramené tout cela pour le voir en laisser la moitié à cause de ton état. Même si tu ne penses pas qu'il le ferait. Tu l'espères tout du moins. La nourriture c'est sacrée. « T'vas plutôt me dire ce que tu penses de c'que j'ai fais. » parce que tu as besoin d'un avis extérieur. S'il s'agissait seulement de cela, tu pourrais tout aussi bien demander à Mere. Alors c'est surtout pour changer de sujet. Changer de sujet, mais tu dois y revenir.

Elle ne peut pas te voir comme ça.
Sans bandage, ni rien.
Sans une peau moins sale.

« ... » tu soupirs. Tu grognes un peu dans ton coin. Tu laisses une main se perdre dans ta crinière rousse. Descendre le long de ta nuque. La masser au passage. Ça fait du bien. Et puis finalement tu demandes. C'est pour cela que tu es venu au départ. « J'ai b'soin de toi pour un truc... » le regard fuyant. « Faut que t'me files un coup de main pour me soigner. Je peux pas laisser ma coloc me voir comme ça... » que tu ajoutes sans préciser que t'es un bon à rien.
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Sam 17 Mar - 11:15
Baby you're the highlight of my lowlife
6h24.
Ethan esquissa un sourire tout en mangeant, laissant le roux s'énerver contre ce pauvre baiser qu'il venait de lui donner. « T'es bruyant dès le matin dis donc. » Petite pique pour lui dire gentiment de la fermer un peu. Oh Ethan, pur produit de la connerie, qui fait si bien son job. Mais bon, il fallait dire qu'il adorait emmerder Drake, qui réagissait au quart de tour. C'était terriblement drôle, ce dernier lui rappelait en un sens une de ses compères Colère. Sauf que bon elle, le brun ne l'aimait pas le moins du monde. Même s'il adorait la faire chier pour le coup. Enfournant une grosse partie dans sa bouche, Ethan dégustait avec bonheur la superbe cuisine du roux. Tout était toujours si bon. Évidemment si Drake lui amenait toujours des plats comme ça, Ethan n'était pas prêt de le laisser partir loin de lui. Mais malgré son apparente humeur massacrante, l'invité vint tout de même s'asseoir près de lui en se massant le cou. Le Luxurieux ne le lâchait pas des yeux, il le fixait de son regard sombre, le laissant quelques fois traîner sur la lèvre coupée ou les bleus sur le visage du jeune homme. Dans quelle merde s'était-il fourré encore ? Putain, c'était pas la première fois que ça arrivait, et probablement pas la dernière. Ethan ne disait rien, mais s'il fallait qu'il erre toute une semaine dans Salem pour trouver le ou les coupables, il le ferait. Et il leur ferait regretter d'avoir poser un doigt sur Drake. Encore une fois, il resta silencieux, écoutant les babillements du roux. Qui râle. Qui crache. S'énerve sans fin. Mais le brun ne le lâchera pas, et il le sait probablement. Le brun le laissait débiter ses âneries. Comme quoi il allait s'en occuper. Alors Ethan se pencha en avant, fourchette dans la bouche, et vint une nouvelle fois attraper cette mâchoire qui lui plaisait tant, sourire sarcastique sur les lèvres fines. « Tu vas t'en occuper... avec cette gueule ? J'attends de voir ça. » Alors il lâcha la peau du Colère comme avec regret, et retourna s'affaler sur sa chaise, prenant carrément le tupperware contre lui. Ouai la table, elle semble un peu inutile avec Ethan. Après tout, il mange toujours ailleurs que dessus. Enfin on s'en fout.

Mais finalement, Drake sembla vouloir changer de sujet, lui recommandant avec toujours cette même véhémence de bouffer son plat. Ouuuh terrifiant. Ca ne réussit qu'à faire rire le brun qui fit tournoyer sa fourchette devant les yeux du roux. « Sinon quoi ? Tu vas me frapper ? Terrifiant. » Et pour tout de même calmer le lion rouge, il avala la moitié du contenu du tupperware, ne retenant pas du tout le plaisir de manger de la bonne cuisine. Ca lui changeait de ses boîtes de raviolis ou ses tomates cerises. Ok il aimait bien ça, mais bon y a un moment où manger que ça c'était... ennuyant. Le fait que Drake soit un cuisto c'était juste parfait pour le brun. Et puis vu à la vitesse à laquelle il engloutissait le plat, il n'y avait même pas besoin de réponse pour ce roux. Il le savait bien qu'Ethan était fan de sa cuisine. Il le savait, mais ne voulait probablement pas l'admettre.

Le roux soupira, attirant l'attention du Luxurieux. Il le regarda passer sa main contre sa nuque, retint un sourire moqueur. Ainsi qu'une pique qu'il ne préféra pas sortir. Drake parlait pas souvent de ses soucis, alors quand il le faisait Ethan préférait être attentif. La première partie de la phrase réjouit le brun qui adorait qu'on vienne lui demander de l'aide. Se sentir puissant, ouai il adorait ça. Mais la deuxième partie fut plus... explosive dans sa tête. Colocataire. Pardon ? "MA coloc" ? MA ? Un sourire crispé apparut sur le visage d'un Ethan tentant pour l'instant de maîtriser l'espèce de mélange entre possessivité, jalousie et haine. Il habitait avec une nana. Une nana. Putain il allait lui faire payer ça. Il allait bien faire en sorte de lui prendre cette "coloc" pour leur bien à tous les deux. « Qui est cette coloc pour que tu doives venir te planquer chez moi ? Elle ne peut pas te soigner ? » Est-ce que la haine qui coulait de ses lèvres s'entendait dans ses propos ? Cette froideur. Il avait envie d'exploser d'un coup. Tout fracasser. Coller Drake au mur, savoir ce qu'il avait fait avec cette pute de coloc. Et qu'on vienne pas lui sortir de conneries, une colocation platonique entre un mec et une nana, ça n'existe pas. Mais il se retint. Il serra simplement son poing sur la fourchette, attendant patiemment la réponse de Drake. Qui définirait sa prochaine réaction. « J'espère qu'elle est jolie. » termina simplement Ethan, hypocrite.

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Merci Asteria ♥:
 

Sam 17 Mar - 23:42
Ethan
Ethan cherche.
Il joue.
Ethan joue.
Tu cherches.

Bruyant. C'est le mot. Le seul qui lui correspond. Un homme bruyant. Qui gueule. Pour un tout ou un rien. Qui ne peut s'empêcher de réagir à la moindre pique. À la moindre offense. Au moindre bruit qui surviendra bientôt. Un jeune homme trop expressif. Trop agressif. Trop violent et ça lui plaît à ce connard. Il se délecte de tes réactions primaires. Comme un animal, tu bondis sur tout. À la moindre occasion. À la moindre perche qu'il te tend. Il s'amuse. De toi et ta manière de réagir à la moindre choses. Seulement alors il se plaint. De t'avoir énervé. Une plainte à moitié cachée. « M'emmerde pas si tu veux pas que j'sois bruyant. » que tu réponds simplement. Alors seulement tu daignes t'asseoir finalement. Ses yeux. Son regard sur toi. Tu l'observes du coin de l’œil et tu sens venir une insulte. Parce que c'est trop long à ton goût. Son regard est trop longtemps sur toi. Tu sens un bref frisson remonter ton échine. Un frisson que tu réprimes. Qui revient lorsqu'il pose sa main à nouveau sur ta peau. « Ta gueule ! » que tu lâches naturellement. Comme si c'était la seule réponse possible. Comme si c'était la seule possibilité à ses mots. Bien sûr que tu vas t'en occuper. Tu n'as pas besoin de lui pour cela. Tu n'as pas envie de lui redevoir plus encore.

Parce qu'il serait content.
C'est ce que tu crois.
Parce que ça t'enchaînerais un peu plus à lui.
C'est impensable.

C'est suffisant qu'il soit reconnaissant pour ta cuisine. C'est dans ce sens que les choses doivent se faire. Et non pas l'inverse. Un tupperware que tu vois rapidement se vider. Un bref sourire satisfait étire tes lèvres fendues. Un bref, oui. Parce que déjà, il n'est plus là. Éphémère. Une chimère rapidement envolée. Oubliée alors. Un doux rêve remplacé par un sourcil arqué. L'hypocrisie ? La Colère ? La haine même ? Tu ne sais pas trop ce qui s'évade de ses pores. Tu ne sais pas encore clairement les sentiments qui le prennent, mais déjà tu as envie de chercher. La guerre. Comme l'enfoiré que tu es. Lentement, tu poses un coude sur la table. Posant nonchalamment la tête dans le creux de ta main, tu portes un regard sur lui. Long. Très long. Sans un bruit. Sans même un soupir. Des minutes s'écoulent. Des dizaines peut-être ou moins ? Tu ne sais pas tant tu joues. Avec ses nerfs. Avec ce regard rempli de haine. Un visage serein, presque indifférent, c'est la seule chose que tu lui offres. Détournant les yeux, tu daignes enfin répondre. « J'compte me la faire bientôt. Elle est carrément plus que baisable. » les ennuis. Sûrement. Vu ce regard agacé qu'il a, mais ça te fait jubiler. D'avoir les rôles échangés. De le voir dans la mauvaise position pour une fois. Il va réagir. Violemment sans aucun doute. Tout dépend cependant, tu n'es pas sûr. Est-ce que tu vois ce que tu veux dans ses yeux ou est-ce la réalité ? Est-ce un désir de comprendre de la jalousie de ta part ou l'est-il vraiment ? Tu n'es pas certain. Probablement parce que c'est dur à croire. Il n'en a pas le droit. Non, il n'a pas le droit de te faire une crise de jalousie, pas avec son mode de vie. Et lorsque tu penses à cela, soudainement tu sens une colère presque sourde te prendre également. Une colère que tu gardes pour continuer à jouer un peu. Prendre la place de dominant avant qu'il ne pète un câble.

Un dominant éclair.
Tu es un mâle.
Qui n'aime pas être soumis.

« Elle pourrait... mais j'ai envie de la préserver. D'être attentionné. Alors que toi, j'm'en fous. » un sous-entendu. Pour dire qu'ils sont différents. À dire vrai, ce n'est pas dans le bon sens. À cet instant, en étant réaliste, n'est-il pas plus proche de toi qu'elle ? N'est-il pas plus près de toi qu'elle ? N'est-il finalement pas plus important ? L'admettre c'est admettre une défaite. Quelque part c'est admettre une faiblesse de ta part. Une faiblesse bien loin de ton mode de vie. Une faiblesse que tu ne peux pas accepter. Alors tu cherches la merde. Pour te donner une raison de le haïr. De garder cette colère à son égard. De le garder assez loin. Mensonge. Doute. Peur. Un mélange contradictoire. Une douce sensation de malaise. Un malaise grandissant à mesure que tu le regardes. Tu es assez impatient au fond en réalité. Impatient d'une réaction violente qui confirmerait tes pensées. Oui Drake, au fond tu désires sa jalousie. Comme pour te prouver qu'il pense à toi.

Que finalement, tu sois peut-être important.
Pour une fois. 
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BY MITZI


Dim 18 Mar - 12:07
Baby you're the highlight of my lowlife
6h24.
Drake était amusant.
Oh oui.
Cette manière d'agresser dans ses paroles, à la moindre chose qui ne lui convenait pas. Ce défi constant dans les yeux, comme s'il jouait réellement avec le feu. Ethan était le feu. Inoffensif à première vue et pourtant si dangereux lorsqu'on ne prend pas attention à ce qu'on en fait. La façade du brun était à première vue parfaite. Bel aspect, des sourires charmeurs qui attiraient comme une lumière. Et lorsqu'on était assez près, lorsque l'on ne se méfiait plus de cette innocente flamme, elle cognait, attrapait et avalait tout cru le pauvre crétin. Ethan était le feu. Il bouillonnait intérieurement de rage qui le consumait, mais n'en laissait rien paraître. Toujours le même sourire mesquin et hypocrite. Il était joueur. Mais il mordrait. Tout ce qu'il voulait, c'était enchaîner ce lion à lui. L'enchaîner dans ses flammes sombres. Il ne voulait pas que Drake s'en aille, mais il ne voulait pas l'admettre. Le brun aimait taquiner le lion. Il aimait bien trop ça pour lui laisser une totale liberté. Il le voulait pour lui, tout entier, mais il aimait cet air rebelle constamment affiché chez Drake. Sinon ça ne serait pas aussi amusant. Le dominant jouait avec le dominé, et même si cela ne plaisait pas à certains, cela avait toujours été ainsi. Chez les hommes comme chez les animaux.

« Woah. » Ethan regardait le roux s'énerver, sans apercevoir le fin sourire qui avait déjà fui de ses lèvres. Ce dernier en faisait toujours trop. Toujours crier, toujours hurler, toujours prétendre qu'Ethan était de la pire espèce. Certes il avait raison. Mais parfois, le brun se demandait si Drake était capable de voir à quel point il tenait à lui, bien plus que les taquineries qu'il lui offrait. Parfois, il se demandait si tout était réellement comme il le pensait.
Et puis il se rappelait qu'il s'en foutait.
Que rien n'avait d'importance.
Que personne n'avait cette importance.
Il se l'était juré, gravé dans l'âme. Personne, plus personne non, ne pourrait l'atteindre par les sentiments. Ces derniers étant bien trop douloureux. Non on ne pourra plus le faire souffrir. Il avait perdu la personne de trop. Et pourtant, pourtant, une voix qu'il n'arrivait pas à chasser de son crâne venait toujours lui hurler qu'être seul c'est pas ce qu'il lui fallait. Mais il la chassait, chaque jour, chaque fois qu'un bout d'espoir venait pointer. Lui l'être affreux, ne pourrait pas être comme tous les autres. Il était juste un déchet. Une belle merde. Mais les mouvements de Drake le tirèrent de ses pensées noires. Comme c'est étrange, le roux dégageait une drôle de sensation. Comme s'il allait lâcher une bombe. Et si ce dernier était prêt à bondir, Ethan l'était tout autant.

Elle débarqua comme un coup de feu, cette réplique sortie de nul part. Elle fusilla Ethan qui dans un pur réflexe de colère, planta sa fourchette dans la table, brisant la totalité des dents de celle-ci. Il ne lâchait pas le moins du monde Drake des yeux, ni ce sourire hypocrite qui malgré sa générale efficacité, ne masquait pas du tout l'aura monstrueuse qui s'échappait du géant. Finalement, il ne cherchait peut-être pas à masquer cette tornade de sentiments négatifs qui lui tordait les tripes. Haine. Colère. Amertume. Jalousie ? Non hors de question. Hors de question de ressentir de la jalousie. Il ne pouvait pas. Il n'y avait pas de raison. Alors pourquoi ce sursaut de violence contre la table ? Il n'en savait rien. Le brun ne voulait pas savoir. Il préférait rester dans son incompréhension. A sourire comme si Drake lui parlait du beau temps. Il allait faire comme si ça ne le touchait pas, après tout, il était doué pour ça non ? « Oh espérons qu'elle veuille d'un gringalet comme toi. » Sourire, toujours le même. Si faux. Et pourtant ses mains le trahissaient. Celle qui tenait toujours cette fourchette plantée dans la table, ses jointures devenaient blanches à force de la serrer. Comme si ce pauvre ustensile pouvait l'aider à canaliser cette colère sourde qui grondait dans son esprit.
S'il savait.
La deuxième vint.
Un coup de feu, peut-être moins puissant que le premier, mais qui fit littéralement exploser les pauvres barrières mentales du Luxurieux. Sans prévenir, tel le feu dévorant, il bondit de sa chaise et en quelques pas, Drake se retrouva collé au mur, une main autour de sa gorge. Voilà ce qu'il avait gagné, à jouer avec ses nerfs. Le géant le toisa avec une froideur intense, cette froideur qui signifiait qu'il ne prenait même plus la peine de se fatiguer à hurler. Celle-là même qui précédait cet état de folie qu'il contenait chaque jour. Cet état qui lui avait valut de dévaster son ancien appartement sur Terre. Il toisa cet imprudent lion rouge, sa main serrant son cou déjà si bleu. Comme un serpent, Ethan approcha ses crocs de sa proie, déversant son venin dans un sourire malsain. Il recula lâchant le roux étranglé et revint s'asseoir à sa place, terminant de manger le contenu du tupperware, avec une nouvelle fourchette.
Il avait dit tout ça.
Sa bouche avait craché ça, possédée par une ignoble rage. Pourquoi était il ainsi. Pourquoi ne pouvait-il pas "partager" ceux qu'il appréciait ? Non, pourquoi ne pouvait-il pas comprendre que tout le monde était libre de faire ce qu'il veut ? Parce qu'il était seul. Parce qu'il voulait qu'on le comprenne. Parce qu'Ethan est de la pire espèce. Personne ne voudrait d'un mec pareil. Drake allait s'en aller, baiser sa pute, et ne plus revenir. Après tout, il le voulait n'est-ce pas ? Et vu ce qui venait de se passer, Ethan doutait qu'il veuille un jour revenir. Ethan était taré. C'était pas nouveau. C'était pas nouveau non plus qu'il l'agresse mais là... là c'était différent. Le Luxurieux avait juste craché sa haine et sa solitude à la gueule de Drake. Quel con.
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Dim 18 Mar - 15:24
Ethan
La violence soudaine.
Un brin de désir.
Un mélange étrange.
Comme si t'étais masochiste.

Il y a peut-être un peu de cela. Lorsque tu sens un désir grandir dans la violence. Peut-être oui, mais tu n'essayes pas d'y réfléchir. Tu n'essayes pas et aujourd'hui c'est différent. L'impact contre le mur. Sa main qui t'étrangle. Le désir fut bref, presque éphémère. C'est de la colère. De la haine. Elle te vrille l'estomac alors qu'une main vient se poser sur la sienne. Par réflexe. Tu manques d'air rapidement. Cela te passe au-dessus parce qu'il y a sa voix. Ses mots. Tu ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il veut de toi, Drake ? C'est quoi son problème finalement ? Non, tu t'en fous s'il a un grain. Tu veux juste comprendre ce qui semble illogique. Ethan, il attend quoi de toi ? C'est ça qui te tourmente. Ça n'a aucun sens. Il y a un brin de satisfaction parce qu'il a réagit. D'une réaction qui laisse à penser que c'est de la haine. De la haine envers elle. Il tient à toi, pas vrai ? Mais ça ne fait que soulever plus d'interrogations. Des interrogations que tu souhaiterais t'éviter. Tu as peur de comprendre ce que vous représentez l'un pour l'autre. Lui aussi probablement. Il est préférable de fuir que de trouver des réponses. Fuir et laisser ce bordel continuer. Les incompréhensions. Les réactions violentes. Les colères. Il vaut mieux cela que de prendre conscience de l'autre. Il te relâche alors. Enfin. Tu tousses, Drake. Retrouvant l'air qui te manquait. Tout ton corps te fait mal. Il est sera proche de l'agonie si tu continues. Pourtant, tu te redresses rapidement. Tu fais un pas. Puis deux jusqu'à l'atteindre. Ce n'est plus de la colère qui vagabonde dans tes orbes assombrit. Non, c'est de la rage. À l'état pur. Une rage telle une tempête. Violente. Fracassante. Le coup de poing part. Tout seul. Dans tes dernières forces, tu le frappes. Sans lui laisser le temps de t'en empêcher. Parce qu'il le mérite, pas vrai ? Alors seulement tu l'attrapes par le col. Tu plantes ton regard sur lui. « T'crois faire quoi là ? C'quoi ton problème au juste, connard ? » ta voix se hausse au fur et à mesure. Au fur et à mesure que les émotions s'entassent. Que l'incompréhension grandisse. Vous vous détruisez. « Ouais j'ai pas b'soin de ta permission pour baiser qui que ce soit et si je le fais ça te regarde pas ! » t'en as marre. De tout cela. De ses réactions qui n'ont aucun sens. Tu es partagé entre tout cela. Tellement paumé. « T'veux quoi au juste ?! P'tin Ethan, t'attends quoi d'moi au juste ?! » oui, qu'il le dise. Peu importe ou ça te mènera. T'es incapable d'en supporter plus à ce stade. T'es incapable de vivre dans ce marais dans lequel vous errez. « Qu'est-ce que t'comprends pas bordel ?! J'suis pas ton gentil clébard ! Me confond pas avec toi, t'crois que je baisse tout ce qui bouge ? Puis même si c'était le cas, t'as aucun droit de péter un câble ! » tu ne sais même pas où tu veux en venir.

C'est le bordel.
Tu n'aurais pas dû venir.
C'est le chaos.
Tu ne sais plus où tu veux en venir.

Tes mains l'abandonnent. Ça ne sert à rien. Lentement, tu recules, à bout de souffle. Tu as crié. Crié cette noirceur de ton cœur. Celle qui t'arrache les tripes. Il attend quoi de toi ? Mais tu attends quoi de lui ? L'un comme l'autre, c'est pareil. Tu baisses les yeux. Perdu. Ça ne te ressemble pas d'errer. De tourner en rond. De te prendre la tête à ce point. Pour quelqu'un. D'ordinaire tu hais ou tu tolères. Il n'y a pas de demi mesure, mais là... Ethan. Ethan. Ethan. Tu fermes les yeux. Est-ce qu'il va encore te frapper ? Sûrement, mais avant cela... Oui avant cela, tu ne peux réprimer cette envie de lui dire : « Tu m'fais pas chier. T'crois vraiment qu'elle est plus importante que toi ? T'es vraiment trop con. T'crois que j'ai pensé à qui en premier quand je me suis dit que j'avais b'soin d'un coup d'main ? ... Dire que j'suis obligé d'dire ça. T'es vraiment le pire des enculés. » t'es surprit. De toi-même. De ce que tu viens de dire. Et tu fronces les sourcils. Tu t'es senti obligé de le rassurer. C'est toi qui a cherché à voir ses réactions. Tu as eu la réaction que tu espérais, mais maintenant... tu te sens l'envie de le calmer. Malgré ta propre colère. C'est n'importe quoi. Il te rend cinglé. Il va te rendre fou. « J'crois que c'est terminé. » un murmure. Vous deux. C'est terminé. Il n'y a rien à faire. C'est de la destruction gratuite. Il t'emmerde finalement. Tu perds une main dans ta crinière. Que faire ? Rien. C'est fini, n'est-ce pas ? Tu voulais son aide, mais il te prouve que ce n'est pas suffisant. Tu crois comprendre qu'il aimerait t'enchaîner par égoïsme, sans rien te donner en retour. Un sens unique, c'est tout. Dans sa tête, tu devrais tout donner, pas vrai ? Tout dans son sens. C'est juste cela, finalement ? De la vanité. De l'autosatisfaction. De l'égo. Lequel ? Les trois ? C'est la seule conclusion possible. Lentement, tu redresses ton regard sur lui. Il est devenu clair. Presque vide. Presque fatigué. Presque... blessé. Ça te fait chier. D'être si humain. De te rendre compte que c'est toujours la même chose. Finalement, tu es trop gentil, Drake. Serrant les dents, tu attrapes le tupperware pour te diriger vers la porte. « J'crois qu'on a plus rien à se dire. J'vais retrouver ma coloc, mais t'as raison... j'aurais préféré que ce soit toi. » si tu as bien compris ce qu'il voulait dire par là. Mais pour toi c'est clair. À cet instant, tu aurais préféré sa chaleur. Parce que t'es con.
Parce que t'as besoin de lui.
Parce qu'il tient à toi, tu le sais.
Parce que toi aussi, tu tiens à lui.
Peu importe ce que tu dis.
Peu importe ce dont tu essayes de te convaincre.
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Dim 18 Mar - 23:18
Baby you're the highlight of my lowlife

Et il ne la voyait pas venir, cette sombre haine qui se déversa sur lui.
Oh oui douleur.
Et vivant. Il se sentait vivant.
Un sourire apparut sur les lèvres du brun. Il ne chercha pas à le masquer non, pourquoi il le ferait. Ca faisait mal. Il avait mal. Sa joue piquait et devenait rouge. Et pourtant il ne s’était pas senti bien depuis longtemps. Alors un rire saccadé sortit de sa gorge, pourquoi se marrait-il ? Il n’en savait rien lui-même. Peut-être devenait-il fou.  Peut-être l’était-il déjà. De toute façon il s’en moquait. Il préférait milles fois que Drake le frappe. Oh il lui ferait payer ce coup évidemment, mais il préférait ça de loin à un silence blessant, à ses pas quittant son appartement, à la porte qui claque, ce qui le laisserait seul avec le froid, l’odeur de clope froide et un arrière-goût de pâtes. Alors il préférait rire. Même attrapé par son col par le roux, il lui sembla percevoir dans ses yeux son reflet cinglé. Et la voix haussait, toujours et plus, elle venait beugler dans ses tympans, pourtant elle semblait douce pour lui. Il se déchaînait sur lui. Dans un sens, ça réconfortait le brun. Parce que Drake prenait le temps de l’engueuler. Même s’il l’avait cherché et mérité cette violente agression, Drake venait l’engueuler. Lui vomir sa rage dessus.  Il restait à ses côtés en un sens. Et Ethan se moquait de la façon dont il restait. Oh il pouvait le haïr. Le frapper. L’insulter. Il resterait de marbre. Mais s’il s’en allait un jour, s’il l’ignorait, alors le brun serait détruit. Probablement. Car Ethan, il ne savait rien de tout ça. Son inconscient, il ne voulait pas fouiller dedans. Il ne voulait rien y trouver. Il avait peur de ce qu’il y avait à l'intérieur. Dans cet inconscient comme dans son cœur. Il préférait fuir. Il fuirait aussi loin que ses jambes le lui permettraient. Il fuirait tout le temps qu’il faudra. Mais jamais il ne voudra se contenter d’assumer les réactions qui lui tordaient les tripes. Ethan ne voulait rien comprendre. Il n’avait pas besoin. Du moins il s’en persuadait. Vivre seul, c’est comme ça qu’il aimait passer son temps. Et pourtant, pourquoi souhaitait-il garder Drake aussi près de lui ? S’il préférait la solitude, d’où venait ce besoin de coller le lion rouge avec autant d’efforts. Encore une fois, il ne voulait pas y répondre. Les questions, le brun préférait les chasser simplement. Quitte à le faire tous les jours.

Et pourtant, il semblerait qu’il ne puisse plus y échapper longtemps. Après cette petite voix énervante, c’est Drake qui s’y colla. Qu’est-ce qu’Ethan voulait de lui. Très bonne question. Mais Ethan n’y répondrait pas. Pas l’envie. Pas la réponse. Pas la force d’y réfléchir. « J’en sais rien. » C’était vide. Si vide. Si peu persuasif. Ce n’était pas crédible. Mais c’était suffisant pour le grand brun. Il n’avait pas la motivation de chercher plus loin. Sinon… sinon tout pourrait se briser. Et peu importe ce qu’il se passait après, il n’aurait pas la force de tout recoller. Alors donner ce « j’en sais rien », c’était son moyen de préserver cette relation en cristal qui se briserait à la moindre brise.
Alors il continue à rire.
Un rire un peu désespéré. « Ouais, j’suis un déchet. Tu l’sais pourtant depuis longtemps. » Le rire s’éteignit en même temps que les mains quittaient son col. Un voile de tristesse glissa dans le regard du brun. Mais il n’y resta pas plus qu’une infime seconde. Drake recule, s’éloignant d’Ethan aussi physiquement que mentalement. Qu’est-ce qu’il s’était passé pour que tout parte ainsi ? Qu’avaient-ils fait ? On dirait que tout venait juste de se briser. Quelle belle merde. Le brun passa une main sur son visage, coupant un instant ce sentiment d’intense malaise qui régnait. Le roux semblait aussi perdu que lui. Ethan ne savait pas gérer ça. Il passait sa vie à construire des relations qui se terminaient aussitôt la nuit terminée. Il n’arrivait pas à comprendre. Les longues relations puissantes et sérieuses, c’était pas son rayon. Et ce sentiment de malaise augmenta après cette longue tirade. Le regard noir d’Ethan se fixa dans celui de Drake. Et puis les yeux s’abaissèrent, allèrent regarder les pieds, et un sourire absent vint orner les lippes du brun pendant que ses pensées s’échappaient de son cerveau. « Putain... Tellement compliqué. » abandonna-t-il d’une voix rauque. Ouais Drake avait raison. Il était le pire des enculés. Le Roi des connards ouais. Manquait plus que la médaille. Ethan savait qu’il la méritait haut la main. Et pourtant il y eut cette phrase, qui sembla achever le géant. Terminé. Comment ça. Le regard sombre bloqua sur le carrelage. Sur cette minuscule poussière qui roulait tranquillement comme si rien ne la concernait.
Tout se passa si vite.
Et si lentement à la fois.
Ethan sentit Drake s’éloigner, et avant d’avoir pu réfléchir à ce qu’il faisait, son corps avait déjà bougé de lui-même. Réflexe. Si intense. Il avait bondi de sa chaise, élancé tel un fauve vers sa proie. Sa main avait agrippé le t-shirt du jeune homme. Désespéré. Qu’est-ce qu’il devait faire pour que Drake ne parte pas ? Qu’est-ce qu’il devait dire ? Il était perdu. Alors il le tira à lui, si fort et violemment qu’il en perdit l’équilibre, et que le roux lui tomba dessus, lui coupant le souffle. Le tupperware s'échappa, et se brisa sur le sol en un éclat cristallin. Comme un piège, les bras d’Ethan se refermèrent sur Drake. Il le serait contre lui pour ne pas qu’il disparaisse. Pas une nouvelle fois. « Ne pars pas. » La voix se fana, et le géant vint blottir sa tête dans le cou du lion rouge. « Ne va pas la voir…» A cet instant, Ethan ressemblait à un enfant. Un enfant bien trop seul. Il ressemblait à un enfant qui retenait sa mère qui partait. Son coeur rata un battement. A quoi venait-il de penser ? Non c'était différent de sa mère, tout simplement parce que ce n'était pas elle à cet instant. Mais c'était tout comme. On le quittait encore. Il respira un instant, reprenant contenance. Il aurait pu craquer. Totalement. Tout détruire. Se détruire. S'il lâchait Drake, il avait la sensation qu'il exploserait. « Attends un peu avec moi comme ça... juste un peu. » Il jeta un coup d'oeil vers le tupperware brisé. « Tu fais trop bien à manger pour que je te laisse partir. » Piètre tentative d'humour. Il n'avait même pas sourit en la disant tellement elle lui semblait pathétique à lui aussi. Il était pathétique après tout.

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Lun 19 Mar - 0:03
Ethan
Sa chaleur.
Si présente.
Si vraie.
Si réconfortante.

Vous vous ressemblez. Tellement. Cette solitude est la même. Elle te touche si brutalement. Tu sens sa main t'attraper. Tu te sens chuter également. Tu sens ses bras t'enrouler. Subitement. Sans crier gare. Il est là. Si proche de toi à te tenir si fermement. Comme s'il ne voulait pas te perdre. Tu as l'impression de revenir en arrière. L'espace d'une seconde, tu te revois courir après cette femme. Vous l'avez perdu. Tous les deux. Vous êtes semblables. Sa voix trahie qu'il est seul. Quand il te demande de rester avec lui. Tu ne te sens pas de le rejeter. De le repousser. Tu te sens de lui rendre son geste. Peu importe ce qu'il fait. Alors tu enroules tes bras autour de lui. Lentement et tu laisses une main se perdre dans la crinière brune. Ethan est compliqué. Tout autant que tu l'es. Vous refusez de comprendre vos propres émotions lorsqu'elles vont trop loin. Lorsque vous vous attachez malgré vous, mais tu n'arrives pas à l'abandonner. Jamais totalement tout du moins. Tu finiras par revenir et tu le sais bien. Ça te fait chier. Ne pas pouvoir claquer la porte sans faire marche arrière. C'est frustrant pour un mec comme toi. Extrêmement frustrant même. Pour cette fois-ci tu abandonnes. Tu admets une défaite et reste sans broncher. « J'te ferais plus à manger. » que tu murmures avant de baisser les yeux sur lui. Il est là. Contre toi. Comme un enfant qui aurait peur de te voir partir. « J't'apprendrais.... » que tu ajoutes. Pour avoir une raison probablement de passer plus de temps avec lui. Sûrement. Tu es con, Drake. Il t'étrangle à moitié, mais tu reviens. Tu restes là. Tu le serres contre toi. Pour sa chaleur. Parce qu'elle te réconforte. Elle te prouve inconsciemment que tu n'es pas seul. Que toi aussi quelque part, tu as quelqu'un à tes côtés. Même s'il est compliqué de donner un nom à tout cela. Une raison à ce besoin. « Si j'avais envie de la voir... j'serais pas venu. » au fond c'est vrai. Ce n'est pas que tu n'as pas envie de voir Meredith ou que tu en as envie. Tu ne sais pas trop et quelque part, tu ne cherches pas. Tu as décidé de l'éviter pour venir te réfugier chez lui. C'est la seule chose à comprendre. C'est la seule vérité à dire vrai. Tu ne voulais pas qu'elle te voie comme ça alors que lui ça ne te dérange pas. Tu peux tout lui montrer de toi. Sans avoir peur.

Sans avoir peur de sa réaction.
De ses jugements.
Sans craindre des remontrances énervantes.
De laisser ta colère parler.

« Ethan... ? » tu prononces son prénom. D'une voix presque trop douce pour toi. Elle sonne comme si elle ne t'appartenais pas. C'est si rare que tu ne cries pas. Que tu ne sois pas énervé. À cet instant, tu as juste envie de rester là. De ne plus bouger. Tu te sentirais presque bien. Non, tu es serein. « Tu veux bien me soigner ?... ça me fait mal. » tu ne peux pas ignorer tes blessures. La douleur qui te parcours encore. Elle est d'une douceur dévastatrice. Presque irréelle à présent. Pourtant elle erre, elle vagabonde. Elle est là et ne veut pas te lâcher, elle non plus. Tout comme lui, mais lui c'est différent. Ça ne te gêne pas. Pour une fois, tu es calme. Les battements de ton cœur réguliers. Probablement que tout ceci ne durera pas. C'est vain d'y croire ou d'espérer. Et tu n'as pas la force de t'y accrocher. « Aussi... j'veux un autre tupperware en verre. » tu laisses un sourire étirer tes lèvres. Tendre. Presque féerique. C'est si rare de le voir si beau. Presque trop vrai. Ce n'est pas que tu n'aimes pas le silence. Ce n'est pas que tu as le besoin de parler. D'ordinaire tu es plutôt discret sur ce point, mais là.... là tu as envie de parler. De tout et rien. D'entendre sa voix ou de lui faire entendre la tienne. Pour lui prouver que tu es encore là. Malgré tout. Ce n'est jamais vraiment terminé, même lorsque tu es fatigué. Peut-être qu'un jour vous arriverez à terme, mais ce n'est pas encore pour cette fois. Sur ça aussi, tu ne veux pas trop réfléchir. Tu ne veux pas trop y songer. Encore moins à cet instant, maintenant qu'il est venu vers toi. D'un geste lent, tu laisses une main se perdre sous son menton pour le sortir de ton cou. Pour le voir. Pour remarquer sa solitude au fond de ses yeux foncés. Tu le fixes quelques secondes qui te paraissent être une éternité.
Et tu finis par rejoindre ses lèvres.
Peu importe que les tiennes soient blessées ou que cela te lance. C'est un désir. Un désir assez fort pour que tu t'immisces. Que tu viennes chercher à ouvrir la barrière de ses lèvres. À l'embrasser comme il n'a pas su le faire plus tôt. Pour calmer cette semi-frustration inconsciente d'un baiser trop léger. Trop éphémère. Tu cherches à graver sa présence. Quitte à la perdre un jour.
Pour ne jamais l'oublier.
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Lun 19 Mar - 14:39


Merci Asteria ♥:
 

Lun 19 Mar - 17:06
Désolé, c'est devenu privé huhu



Lun 19 Mar - 20:15
Le fondateur est corrompu huhu



Merci Asteria ♥:
 

Lun 19 Mar - 21:32
huhu  huhu  huhu



Mar 20 Mar - 17:24
huhu on vous fera un résumé



Merci Asteria ♥:
 

Mar 20 Mar - 22:37
Seulement s'ils sont sages huhu



Mer 21 Mar - 10:52
huhu ils ont intérêt



Merci Asteria ♥:
 

Mer 21 Mar - 16:02


Mer 21 Mar - 18:33


Merci Asteria ♥:
 

Mer 21 Mar - 20:13
huhu huhu huhu



Mer 21 Mar - 21:27
Baby you're the highlight of my lowlife

Le liquide âcre coulait dans sa gorge, inlassablement.
Brûlant.
Son regard fixait le verre soudainement vide.
Absent.

Quand avait-il commencé à boire ? Après avoir probablement trop attendu il supposait. Non en fait il ne supposait même pas. Un sentiment malaisant l'avait saisit, s'était insinué en lui. Le fameux serpent. La reptile aux nombreuses facettes. Le reptile Haine. Le reptile Colère. Amertume. Pourquoi ressentait-il tout ça ? Probablement parce qu'il buvait. Pourquoi buvait-il ? Il n'en savait rien. Il ne se rappelait pas vraiment cette drôle de raison. Il avait à peine le souvenir d'avoir été cherché cette bouteille de vodka dans le meuble. Ce meuble qui contenait bien trop d'alcool. Trop de possibilités d'oublier. Que cherchait-il à oublier ? Encore une très bonne question. A laquelle Ethan n'avait pas la réponse. Il n'avait jamais la réponse. Mais il commençait possiblement à l'entrevoir. Ca concernait Drake. Oui, ça concernait toujours Drake. Il en avait marre. Il en avait marre de pas comprendre. Il ne comprenait rien. Pourquoi était-il si énervé ? Pourquoi était-il autant sur les nerfs après avoir taquiné Drake ? Il avait réagit comme d'habitude, lointain. Distant. Essayant de ne pas s'attacher. De ne rien ressentir. Et pourtant, pourtant il était si perdu. Le rouquin avait pourtant réagit à son habitude, violent. Hurlant. Alors pourquoi ses mains tremblaient-elles autant ? Qui pouvait le lui expliquer ? QUI. Il bu une nouvelle gorgée de drogue liquide, amère, son regard passant brièvement sur le bol de tomates cerises. Il en avala une, qu'il ne sentit même pas. Il eut un moment de vide. Puis balança brusquement son bras sur la table, faisant valser les tomates dans tous les sens sur le parquet.

Personne.
Il était seul. Toujours seul.
Malgré la présence de Drake.
Malgré son attention.
Tout n'était que tromperie.

« Allez tous vous faire foutre... » Amertume qui grandissait. Il en voulait au monde entier. A des gens qui n'étaient même plus présents. A sa mère, de l'avoir laissé pour cet homme. A son père, d'avoir abandonné son fils pour torcher sa peine dans la débauche. A ses deux parents d'avoir engendré cet espèce de monstre sans coeur qu'il était. A Lise, d'être parti sans lui. A cet Invocateur qui ne l'avait pas laissé crever en paix. A Drake, qui n'était pas foutu de le comprendre. Qu'est-ce qu'il y avait à comprendre. Ethan était juste un connard sans coeur, sans lien, sans amour, sans sentiment. Personne n'était réellement là pour lui. Personne. Pas même Drake. Et cette absence qui amplifiait cette amertume. Ethan restait là, à se ronger de l'intérieur. A brûler d'incompréhension, de colère, de haine, de peur, une tornade de sentiments négatifs. Pourquoi Drake ne sortait pas. Pourquoi ne venait-il pas l'agresser comme toujours. Pourquoi il entendit cette porte s'ouvrir, et la chaleur de la salle de bain, sans pour autant entendre sa voix. Il ne voulait pas se retourner. Il préférait rester assis sur cette chaise, dos à la salle de bain, dos à tout, face au mur. A contempler ce papier peint blanc affreux. Si pâle. Si vide. Tout comme lui. Ethan l'entendait pourtant ramasser ses affaires. Il l'entendait et ce simple son semblait le poignarder de l'intérieur. Un si petit son. Si petit, qui semblait mettre son coeur en miettes. Mais ce qui sembla totalement vider sa conscience, ce fut cette courte phrase, à peine audible. Le parachute qui retenait sa chute venait de se trouer. Définitivement, il en était presque sûr. Après tout, comment pouvait-il le retenir ? Essayer d'attraper du vent, un vent libre et violent. Ethan avait essayé de stabiliser une relation qui ne pouvait pas l'être. Il en était puni bien sévèrement, trop à son goût. Une relation qui n'avait fait que les détruire tous les deux. Quitte à être détruit, autant qu'il garde le mauvais rôle... Pas vrai ?

« ET BAH DÉGAGE. CASSE TOI. RENTRE VOIR TA PUTE SI T'ES PAS SATISFAIT. » Il s'était levé, avait pivoté sur ses talons et marcher jusqu'à presque toucher Drake. Il ne pouvait empêcher ses bras se voler. Mais il n'allait pas toucher le rouquin non. Il l'avait déjà fait, et il avait vu ce que ça avait donné. « Si tu veux t'casser alors casse toi. J'en ai assez d'essayer d'retenir quelqu'un qui n'a pas envie de rester. J'en peux plus. Ca recommence, toujours. » Ethan marqua une pause, essoufflé. Énervé. Blessé. Comme une bête. « Putain... » Était-ce des larmes de haine ? De colère ? Ou de tristesse ?
Probablement toutes à la fois.
Il ne voulait même pas se l'avouer à lui-même. Il soupira, passant une main sur son visage. Ne pas exploser. Ne pas tout fracasser une nouvelle fois. Ne pas lui montrer le monstre qu'il était en réalité. « Finalement au bout du gouffre, y a toujours que la solitude. » murmura-t-il blessé. Il resta un instant à fixer Drake, tentant en vain de reprendre un air neutre. Sans succès. Tout passait à la perfection sur son visage, comme dans un livre ouvert. Alors il détourna les yeux. Il baissa le regard. Et tourna les talons. Puis, au moment de disparaître, il murmura : « J'étais heure... non rien. Oublie Drake. » Drake. Ce prénom qu'il lui offrit une dernière fois, avec ce sourire éperdument triste, éraflé. Mort. Et il entra dans la chambre, claquant la porte.


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Mer 21 Mar - 22:58
Ethan
Le vide.
Incompréhension.
Questionnement.
Le silence.

Tout va si vite. Trop. Il eut ses mots. Qui ne furent pas justifiés sur l'instant. Cette voix soudainement élevée. Soudainement plus forte. Hurlée. Il te parle d'elle. De cette pute que tu reconnais comme étant ta nouvelle coloc. Il te parle du fait que tu ne sois pas satisfait. Sans comprendre pourquoi. Ethan ne réagit jamais de la sorte. Lorsque tu t'énerves. Lorsque tu t'en vas. Il n'est jamais autre chose qu'un sourire narquois. Et des mots qui cherchent toujours plus. Qui te taquinent continuellement. Cette fois-ci, il n'y a que de la tristesse. Cette affreuse tristesse qu'il t'offre. Cet air blessé. Essoufflé. Tu écarquilles les yeux un instant. Une violente claque te tombe dessus. Sans comprendre. C'est toi qui devrait être en colère. Toi seul. À tel point que tu es sans voix. Dans l'incompréhension sombre qui s'abat sur vous deux. Qu'est-ce qu'il ce passe ? Tout allait bien. Mis à part sa taquinerie et ta voix qui s'est haussée encore une fois. Il y a encore cinq minutes il te parlait. Il te taquinait à travers la porte. Mais ça ne change pas de d'habitude. Alors pourquoi ? Pourquoi ses larmes qui t'arrachent une mine crispée ? Ses larmes. Elles viennent te heurter. Elles viennent te prendre aux tripes. Elles se gravent et tu te sens faiblir. Faillir. Tu as envie de tendre la main. Sûrement parce que c'est à cause de toi. De ta colère sourde, mais muette. Tu n'as pas craché les sentiments qui t'habitaient à cet instant. Lorsqu'il t'as laissé seul. Tu n'es pas revenu vers lui. Pendant une brève seconde, tu fronces les sourcils. Tu n'as pas conscience de la raison pour laquelle il te retient à chaque fois. Tu ne comprends jamais réellement pourquoi il tient tant à t'avoir avec lui. Peu importe ce qui arrive. C'est pour cela que tu ne comprends pas ses gestes comme tu le devrais. Ni ses attentions. Vous n'arrivez pas à vous comprendre. À vous unir complètement.
À ne rien dire, on perd l'autre.
Et tu le perds, oui. Alors qu'il disparaît derrière cette porte. Un sourire triste sur les lèvres. Tu as compris ce qu'il n'a prononcé qu'à demi-mot. Qu'à moitié. Alors c'est toi. Qui affiche cet air meurtri. Parce qu'inévitablement, ça te blesse. De le voir comme cela. Tu n'y peux rien. Tu sais parfaitement pourquoi. Tu peux le nier, le rejeter autant de fois que tu le veux. C'est vain. Parce que tu as des sentiments à son égard.

C'est difficile de renier ça.
Encore et toujours.
À ce moment précis.
C'est impossible.

Un soupir s'échappe. Une main se perd dans la nuque. Tu frottes. Affaiblit. Un poil perdu. C'est compliqué. C'est aller trop vite. Tu n'as rien vu venir. Tu n'as rien compris sur le moment. Et tu restes là. Tes fringues à la main. L'air con et frêle sur les traits. Il va te rendre chèvre. C'est obligé. Un changement d'humeur si soudain. On dirait presque toi. Au fond, vous vous ressemblez vraiment. C'est un mélange de tout. De ses pensées sans aucun doute. De ce qui le ronge. De ta réaction aussi peut-être. De ce que tu n'as pas dit probablement. C'est un mélange d'un peu de tout. Mais de trop de choses à la fois. Dans un souffle. Dans une inspiration. Tu fais un pas en avant. Tu es en colère, un peu. Tu es dans l'incompréhension, surtout. Mais tu ne peux plus fuir. Tu as besoin de savoir. Pourquoi il te pète un plomb. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Plus tu y penses et moins tu ne peux t'en aller. Comme tu l'avais décidé. Plus tu y penses et plus tu as besoin de retourner vers lui. Quitte à le frapper pour le faire parler. Quitte à l'engueuler. Quitte à vous blesser encore. Parce que tu as peur de passer la porte. De t'en aller sans jamais le revoir. Alors lentement, tu ouvres la porte. « T'sais pourquoi j'suis en colère ? » que tu commences par dire. Calmement. Tu vas commencer par là. Par tes raisons. Tu vas les dire. Pour qu'il comprenne. Peut-être pour qu'il se sente de te parler ensuite. Avancer pour une fois et non pas stagner dans cette merde. « Parce que t'es pas resté... Hum comment dire... Putain c'est chiant... heu... J'voulais simplement que tu restes avec moi, c'tout ! » tu ne peux t'empêcher d'hausser un peu la voix sur la fin. Comme si c'était impossible à dire sereinement. Maintenant que tu y penses, c'est stupide. Oui tellement stupide. Mais il y a tant de choses stupide avec les Colères. « J'sais pas pourquoi t'es énervé, Ethan... mais une chose est sûr... s'tu dis pas les choses clairement, j'risque pas de comprendre. » tu as l'air plus mature que d'ordinaire. Plus apte à accepter les choses. La réalité. Ta propre réalité. Tu sais que si tu t'énerves, c'est la fin. Et tu n'as pas envie. Même si tu dois crever de solitude. De tes sentiments pour lui. Ceux que tu entrevois doucement. Oui même s'ils arrivent à t'achever un jour. Tu n'as pas la force de tout jeter. Pas encore. Tu n'as pas la force de fuir totalement. Jamais. « J'sais bien que cette pute dont tu parles, t'poses un problème... mais j'couche pas avec elle... et j'le ferais pas. T'me vois prendre le risque d'coucher avec une meuf qui vit sous mon toit ? Si c'est pour qu'elle me lâche plus après ? J'ai l'air d'être aussi con ? » tu ne sais pas pourquoi. Tu essayes de calmer des craintes que tu crois voir chez lui. Des craintes qui se traduisent par sa possession à ton égard. Sans pour autant en être cent pour cent certain. Est-ce que tu vois seulement ce que tu souhaites ou est-ce bien le cas ? Tu ne sais jamais avec lui. Ou très rarement. Parce que tu as les pieds dans le plat comme on dit. Tu soupirs et tu viens finalement t'asseoir. Sur le lit. Sans un bruit. « Hé... T'veux bien dormir avec moi ? » il suffit de le voir aussi blessé. Il suffit de le voir si abattu. Pour que tu sentes cette tendresse revenir. Pour que tu te sentes mal à ton tour. Pour que tu te sentes prêt à le prendre dans tes bras. Peu importe à quel point il peut être agaçant parfois. Peu importe qu'il te fasse péter les plombs régulièrement. Il te suffit de voir sa solitude... Pour avoir envie de la faire disparaître.

Les émotions vont et viennent.
C'est si rapide entre vous.
Un claquement de doigt.
Et tout change encore.

Oui, tout va toujours trop vite entre vous. Des caractères puissants. Trop imposants sûrement. Très renfermés surtout. Trop à dire vrai. Tu te sens partagé. Tellement écartelé. Quand tu es avec lui, c'est un bordel sans fin. N'importe qui d'autres auraient simplement eu droit à un doigt d'honneur bien placé. Sans même y réfléchir à deux fois. Mais à cet instant... tu réfléchis tant à ce que tu fais. Tu réfléchis tant à ce que tu vas dire. C'est si loin d'être ce Drake de tous les jours. Un Drake qui manque soudainement alors que tu grognes faiblement. Que tu t'approches de lui. Violemment, tu l'attrapes, tu l'attires à toi. Et tu l'embrasses. Avec tant de furie. Si passionnément. Pour le faire réagir. Peu importe comment. « Demain matin... Prends-moi encore une fois. J'suis déjà en manque de toi. »
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Jeu 22 Mar - 0:28
Baby you're the highlight of my lowlife

Acerbe.
Il posa son bras contre ses yeux brûlants.
Sa gorge l’était tout autant.
Alcool… ou amertume ?

Ironie de la situation, il ne savait même pas si son trouble était dû à la vodka ou à cette relation complètement éclatée. Tourmentée. Il retint un sourire écoeuré. Il se dégoutait lui-même. A quel moment s’était-il permis d’être aussi faible. D’être aussi honnête ? Ethan était juste une pourriture sans cœur, sans valeur. Il s’était promis de l’être autant que possible. Pour que personne ne s’attache à lui. Et au final quoi ? C’est lui qui s’attachait. C’était tellement ridicule qu’il aurait pu en rire, s’il n’était pas aussi fatigué de tout ça. Fatigué de devoir réfléchir à comment agir. Comment parler. Comment réussir à pourrir sa vie le plus possible. Il s’était pourtant promis de ne plus ressentir cette sensation.  Vouloir être important pour quelqu’un. Ou même l’inverse. Enfin d’être perdu. Tout allait bien trop vite pour lui. Finalement, le grand fleuve avait fait chavirer sa barque, et il s’y noyait. Il perdait pied. Il coulait une deuxième fois.  « Lise, dis-moi que je suis un crétin. » Il aurait réellement aimé qu’elle lui réponde. Mais plus rien n’était possible. Il aurait aimé qu’elle débarque, comme si rien ne s’était passé. Comme si elle revenait de son travail, et entrait dans cet appartement qui était le sien sur Terre. Qu’elle lui lance ce sourire dont elle avait le secret. Surtout, qu’elle lui dise que tout irait bien. Elle l’aurait pris dans ses bras, lui caressant les cheveux, et lui aurait rappelé en un instant qui il était. Ethan Caleb Fitzgerald. Un homme au cœur d’or.

Cœur d’or fané.
Harmonie brisée.
Ainsi que tous ses rêves.

Tout était bien moins rose dans la réalité. Une idée lui tournait en vain dans l’esprit, et Ethan se demandait souvent s’il devait la saisir. Une nouvelle fois. Sentir le rebord de la fenêtre sous ses talons. Cette sensation de planer. Il planait déjà. Il ne lui manquait plus que l’atterrissage pas vrai ? Qui sait, il arriverait peut-être en bas un jour. Salem ? Ce n’était peut-être qu’un rêve. Il chutait toujours, dans cet état de transe intense. Il l’avait pensé il y a quelques instants. Son parachute avait cédé. Et les abîmes semblaient toujours plus sombres. Qu’est-ce qu’il disait ? Il ne savait même plus. Tout s’emmêlait. Tout se perdait. Il n’y avait aucune cohérence dans ses pensées. Il avait envie de tout envoyer chier. C’était tellement trop gros tout ça. Il savait à peine comment ça avait commencé. Pourquoi était-il là, à tenir sa tête douloureuse, allongé dans le noir, à ressasser sa vie comme un loser ? Où était l’autre Ethan ? Le fort, drôle, violent, débauché ? Rendez-lui son masque.  Rendez-lui ce qui lui permet d’oublier. Ce masque qui lui mentait. « Tout va bien ». Alors que tout s’écroulait. Il voulait rester baigner dans son mensonge. Quitte à se détruire morceau par morceau.

Mais on ne lui laissait même pas la possibilité de le faire.
Un faisceau de lumière vint éclairer son corps allongé. Une tête rouquine y passa, interrogative. Qu’il s’en aille, il voulait partir il y a quelques secondes, que faisait-il encore là celui-là ? « Je le devine avec mes supers-pouvoirs ? » cracha-t-il amer, devançant sa réponse. Mais étonnamment, il ne réussit pas à rétorquer une réplique cinglante pour blesser le rouquin à son tour. Il ne put qu’abaisser son bras, le fixant depuis la pénombre, ne trouvant absolument rien à répondre. Rester… avec lui ? Il voulait ça ? Comment Ethan était-il censé le deviner ? Il ne pouvait pas tout simplement le dire ? Pourquoi les Colères semblaient-ils aussi peu doués avec le dialogue. Mais il pouvait parler, il était bien comme eux. A vrai dire Ethan y avait déjà pensé. S’il n’avait pas été Luxure, il aurait probablement été l’un des leurs. Au vu de son exécrable caractère. Alors il aussi haussa le ton, acide : « J’en sais rien ! J’en sais rien d’accord ? Je suis perdu, j’ai l’impression que tout est flou. Je-je suis tellement énervé que je pourrais tout détruire… encore. » Il se prit la tête dans la main, en soupirant. Il se contrôlait seulement parce que Drake avait prononcé une phrase qui avait en quelque sorte crevé l’étrange serpent qui s’insinuait dans son cœur. Rester avec lui. C’était agréable à penser. « Je n’arrive pas à l’exprimer clairement. Je ne peux pas. » Nouveau soupir. « Ta coloc… j’m’en moque que tu couches avec c’est… non en fait j’m’en moque pas mais... Enfin c’est j’sais pas. Je suis désolé. J’suis incapable de dire c’qui va pas. Plus j’y réfléchis et plus j’ai l’impression d’être con. »

Drake vint s’asseoir sur le lit. Ethan le regardait sans rien ajouter. Il ne voulait pas. Il savait que s’il continuait à dire tout ce qu’il ressentait, quelque chose de bizarre finirait par sortir. Un truc enfoui qui ne devait pas sortir. Alors il ne parlerait pas. Pas maintenant. C’était trop fragile. Trop rapide. Il attendrait le bon moment. Ou alors il attendrait juste en se taisant. Dans tous les cas, rien ne sortirait ce soir. Un sourire perça les lippes du géant bien malgré lui et il se redressa légèrement. Putain, Drake. Comment faisait-il ? Pour le faire sourire ainsi, malgré ces tourbillons dans sa tête ? Ethan ferma un instant les yeux, pensif, et laissa échapper un cri lorsqu’il se sentit aspiré en avant. Avant qu’il comprenne ce qu’il se passait, Drake l’avait emprisonné dans son étreinte, et l’embrassait à lui en faire perdre le souffle. Alors Ethan abandonna cet étrange dilemme qui faisait rage dans son esprit, et attrapa Drake pour approfondir le baiser. Pourquoi se prenait-il la tête ? N’avait-il pas juste à être comme d’habitude ? A devenir juste Ethan ? Il vint lui mordre le cou presque avec tendresse, qui était pour lui un mot à peine connu. Et puis il attira le rouquin tout contre lui, et se tortilla pour réussir à cacher son visage sombre dans la nuque chaude de ce dernier. Se tortilla pour inverser un peu les rôles. Puisque Drake était resté, alors cette fois, c’est lui le géant brun, qui dormirait dans ses bras. Il sentait bon. Il sentait le savon, la douche. « Demain, j’te lâche pas d’un pouce. » marmonna-t-il dans le torse du rouquin. « J’te prendrais même pendant des heures. Et tu devras attendre qu’je dorme pour t’barrer. »

Alors il sourit.
Malgré lui.
Un sourire improbable.
Sincère.

Mais celui là, il serait juste pour lui.


+ tagDrake K. Calvelli
+ notes tout ça finira forcément dans une mare de sang.
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Merci Asteria ♥:
 

Jeu 22 Mar - 1:19
Ethan
En chute libre.
Quelque part.
À l'abandon.

Il est différent. Dans sa voix. Dans sa manière d'être. Dans sa manière de te parler. Dans le ton de sa voix. Dans ses interrogations. Il est perdu. Quelque part où tu n'arrives pas à le rejoindre. Perdu quelque part où se trouve ce que tu aspires à trouver. Inconsciemment. Ou consciemment, mais rejeté. Parce qu'il est trop tôt. Sûrement. Pour s'attacher à se tuer. À se crever les yeux. À se damner. Il est trop tôt pour laisser couler ce qui déborde. Il est trop tôt encore. Pour vous deux. De faire ce dernier pas. Vous vous tournez autour. Tout simplement. Vous vous tournez autour sans arrêt. Sans interruption. C'est toujours plus compliqué. C'est toujours plus flou. Pourtant, au fond, tu sais déjà. Comme la seconde d'avant. Comme demain. Tu sauras au fond de toi. Que tu n'arrives à respirer pleinement qu'ici. Avec lui. À être pleinement là qu'avec lui à tes côtés. Tu te fais l'idée d'un gamin. D'un adolescent qui arrive à maturité. Qui y croit en tout cas. Tu te fais cet effet et ça te fait chier. Mais tout est si complexe dans la vie. Le passé et le futur se mêlent. Le présent est un capharnaüm géant. Où il suffit d'un instant pour passer de la passion à la tendresse, à la guerre. Il essaye. Tu le sens. Tu l'écoutes simplement. D'un regard impassible et pourtant si doux. Tes yeux sont une caresse quand ils le balayent. Observant chacun de ses mouvements. Chacune de ses expressions. Il semble si loin. Et tu semble si proche de lui dire. Mais il ne dit rien. Rien de plus. Alors tu l'embrasses. Avec tout ce que tu as. Avec tout ce qui te ronge. Et il te le rends. Avec autant de passion. Peut-être plus à bien y songer. Tu plonges avec lui. Dans ce baiser qui vous réunis encore. Dans son étreinte. Tout contre lui. Sa peau. Elle te manquait tant déjà. Tu ne le réalises qu'à cet instant.
Aujourd'hui... tu as réalisé bien des choses. Trop probablement.

Tu te languis.
De sa présence.
Dès qu'il n'est plus là.
Qu'il te tourne le dos.

Sa morsure. Ses morsures. Il se grave encore. Avec violence ou avec tendresse. Sa tendresse, elle t'arrache un soupir. Un soupir d'aise. Il te le fait sentir. Qu'il a envie d'être avec toi. Tout autant que toi. Sans se prendre la tête. Réfléchir, vous le ferez demain. Quand il aura fini te faire l'amour. Encore et encore. Parce que ce n'est jamais assez. Tu te ferais presque l'effet d'être un luxure ici. C'est stupide et tu en ris silencieusement. Tu en ris intérieurement en le prenant contre toi. Il vient se blottir dans tes bras. Et tu l'accueilles sans le rejeter. Sans même y penser une seconde. C'est ce que tu voulais encore une fois. Tu te sens chanceux maintenant. Tu te sens gâté. Comme tu ne l'as jamais été. « J't'attends... J'sais pas si je serais capable d'pas dormir avec toi. » qu'il te tienne fermement, oui. Dans une passion violente ou douce. Tu sais que tu seras bien. Peu importe ce qu'il en est. Peu importe ses humeurs. Ses envies. T'es prêt à tout accepter. Depuis le départ. Sinon tu le haïrait. Il serait ta pire bête noire. En quelque sorte, à bien y penser, il l'est. Une bête noire qui est venue faire son nid là où on l'attendait pas. Là où tu te cachais, Drake. « D'ailleurs... si t'me vénère pas trop... j'suis prêt à être qu'à toi. J'suis prêt à laisser ce corps que pour toi... » en réalité... il n'a pas besoin de le dire. Tant tu n'as plus envie d'aller voir ailleurs. Demain sera peut-être un autre jour, mais à cet instant, tu le penses. Tu le penses et tu crains que ce ne soit bien vrai. Que ce soit déjà trop tard pour toi. Trop tard pour fuir. Non, ça l'est. Ça l'est lorsque tu réalises que tu glisses une main dans ses cheveux. Lorsque tu réalises que tu le cajoles. Lorsque tu réalises que tu enfouis ton visage dans sa crinière. Lorsque tu réalises que tu inspires sont odeur. Lorsque tu réalises que tu n'as pas envie de partir. Que tu as envie de rester avec lui. Que tu es entrain de graver la moindre choses. La moindre choses qu'il te donne. Lorsque tu réalises que tu as envie de sourire. Tu gigotes cependant. Tu cherches à remonter quelque chose à tes pieds. Tu tires lentement sur les draps. Pour les ramener au plus proche de vous. « T'me tiens pas assez chaud... » que tu ironises. À vrai dire, tu veux seulement t'envelopper avec lui. Vous cacher du monde. T'enfermer avec lui. « Hé... t'voulais pas prendre une douche ? Parce que si c'est l'cas... vas-y maintenant... Après j'vais plus te lâcher sinon. » tu laisses sortir. Ce que tu penses. Ce que tu ressens. Pour une fois. Ce ne sont pas des sentiments de rages. Pour une fois. Ce sont des sentiments agréables.

C'est débile. De voir à quel point il suffit d'un rien. Pour sourire. Pour être serein.
Pour être bien.
À quel point tu peux te fourvoyer. À quel point tu peux fuir parfois.
En vain.

« J'essaerais... d'te dire les choses. » que tu marmonnes en dernier.
Tu essaieras, oui.
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Ven 23 Mar - 0:47
Baby you're the highlight of my lowlife

Il ne voulait pas de questionnement ce soir.
Pas d'inconnue.
Juste son odeur.
Ses bras.

C'était étrange, comme il ne se reconnaissait pas ce soir. Que lui arrivait-il ? Se comporter ainsi, ce n'était tellement pas lui. Ou peut-être que cela l'était, mais il n'était pas au courant. Inconsciemment. Il enlaça Drake davantage, attirant ce corps séduisant à lui, sentant de plus près l'odeur de gel douche. Passant ses doigts dans son échine, puis descendant le long de sa colonne vertébrale, appréciant la peau douce, presque enfantine. Il voulait caresser ce corps. Il voulait le chérir ce soir. Ethan ne voulait pas le briser, non. Non il l'avait trop fait aujourd'hui en quelques heures. C'était bien suffisant. Alors il ne caressait simplement, les battements de coeur apaisant l'esprit du brun. Tout était si calme. Tout était parfait. Il avait simplement fallut cette étreinte, pour que tous ses démons s'évaporent comme de la brume. Ethan avait fait un immense fuck à son tourment intérieur, renfermant à double tour des pensées qui n'étaient pas censées être sorties. « Dors avec moi ce soir. » Il marmonna simplement, détendu. Il ne laisserait pas Drake le quitter. Et peut importe ce qui pouvait se passer dans le futur, ce soir, Drake dormirait avec lui. C'était ainsi, et Ethan espérait bien que rien ne le changerait. Et si la seconde phrase de Drake aurait pu l'énerver ou le faire réagir en le taquinant un peu trop, il sourit simplement, câlinant comme un enfant sa grosse peluche rousse. Ne pouvant s'empêcher de se sentir apaisé en l'entendant dire un chose pareille. Être qu'à lui. Oh oui. Oui dieu qu'il souhaitait ça. Posséder ce corps. Il le voulait, tout entier. Le dévorer encore et toujours. En être maître. Cette sensation était juste jouissive. « N'me tente pas tant, ou jte sauve dessus... » grogna affectueusement le brun, presque gêné.

Gêné.
Pourquoi ?
Par cette affection soudaine.

Terrible. Cette affection beaucoup trop différente de celle dont il a l'habitude. De cette tendresse omniprésente. Personne ne crie. Personne ne hurle. Ne pleure. Ne se bat. Il y avait juste cette main qui glissait dans ses cheveux. Un visage contre sa crinière brune. La sensation d'être... quoi ? Cajolé ? Apprécié ? ... Aimé ? Quelle douce idiotie. Doux rêve. Être aimé. Ca résonnait à ses oreilles comme un son dissonant. Impossible. Alors il se contenterait de ça. De toute façon, il ne voudrait probablement pas qu'on l'aime. Après tout, vu l'ordure qu'il était, il ne ferait sûrement que faire souffrir l'autre, même sans le vouloir. Il n'y avait qu'à voir comment il faisait avec Drake. Pourquoi parlait-il de Drake ? Voir son image apparaître en pensant à qui pourrait aimer le brun, c'était très déroutant pour lui. Alors il secoua légèrement la tête, se collant à nouveau contre le rouquin. Ce dernier ramenait la couette contre eux, réchauffant les deux corps un peu refroidis. Le brun vint lui mordre un téton si attirant « Plains toi, déjà tu dors avec moi. » Ouai. Ethan dormait avec Drake. A vrai dire, il se demandait si c'était pas la première fois ? Enfin dans ce genre, probablement que si. Oui, c'était trop bizarre pour lui. Mais finalement, il s'en foutait. Tout ce qu'il voulait, c'était que les bras de Drake ne le lâchent jamais. Il le voulait pour lui, pour lui seul. A jamais. « Beaucoup trop la flemme... » marmonna-t-il dans les vappes. « J'bouge plus de la nuit, j'suis trop bien. J'irais demain. » Ouai. Il était bien. Comme ça lui arrivait bien trop rarement. Aucune pression. Aucun problème. Tout tournait rond, si rond que s'en était presque terrifiant. Angoissant. Mais alors il suffisait de sentir cette chaleur, ces bras, cette présence. Et tout s'effaçait à nouveau. Moment de quiétude. Et son esprit commençait à voguer vers l'autre côté. Pays des songes. Ethan se demandait ce qu'il allait y trouver cette fois.

Cauchemars ?
Rêves agités ?
Ou une mer calme, pour la première fois ?

« Je t'engueulerais demain s'tu veux bien... » grogna-t-il en souriant à peine. « J'compte sur toi pour me faire faire des rêves érotiques cette nuit. » Il plaisanta à moitié, retenant un immense baîllement. La fatigue de sa précédente soirée, ainsi que de cette après-midi étrange lui revenait en une vague immense, submergeant sa pauvre âme faible. Il allait dormir, oh oui.

Dormir comme il n'avait jamais dormi. Et qui sait ce que demain réservait.
Il s'en foutait.
Car il dormait avec Drake.
A cet instant, c'est la seule chose qui comptait.

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Merci Asteria ♥:
 

Ven 23 Mar - 3:16
Ethan
Un échange.
Calme et doucereux.
Une étreinte.
Chaude et rassurante.

Dans tes bras. Il se tient là. Dans un faible sourire, tu l'écoutes. Les yeux déjà fermés. Par la fatigue. Par les émotions multiples sûrement. Trop d'émotions à la fois. Trop de tourments. Puis de bien-être. Trop de beaucoup de choses. Plus que d'ordinaire avec lui. Des questions auxquelles tu ne donnent pas encore de réponse. Mais dont les clés se tiennent là. Juste près de toi. Tout contre ton corps. Ses bras puissants. Ses caresses. Différentes de tout à l'heure. Différentes de la violence dans laquelle vous vous êtes noyés. Différentes de vos corps embrasés. Elles sont si douces. Si lentes. Elles t’apparaissent comme un rêve. Un rêve qui pourrait s'achever bien trop tôt. Bien trop vite. Alors tu en profites. Sans crier. Sans t'énerver. En calmant la bête qui vagabonde. Cette bête de nerfs. Elle n'est plus là. Actuellement, elle sommeille tranquillement. Elle te laisse savourer ce moment. Cette nuit. C'est la première fois, oui. Que vous dormez ainsi ensemble. De cette manière. De cette façon. C'est la première fois que tu te loves contre lui de la sorte. Pourtant, tu ne peux empêcher ta voix de passer tes lèvres. De laisser ses joues se teinté légèrement. Lorsqu'il te mord. « C'est un endroit sensible... crétin. » le ton devient plus lointain sur la fin cependant. Tu es gêné. Un peu. Tu admets. Parce que cela te semble plus important maintenant. Comme si tout avait plus d'importance à présent. Les barrières tombent. Le cœur se libère. De ce froid dans lequel tu l'as plongé si longtemps. De cette solitude dans laquelle tu l'as exilé durant tant d'années. Ça te fait un drôle d'effet. Un effet tremblant. Tu es bancale dans ta tête. Dans tes pensées. Tu es bancale lorsque tu poses les yeux sur lui. Drake, tu inspires profondément. Pour garder la tête froide. Peut-être qu'une douche aurait pu te donner quelques minutes. Quelques secondes de solitude. Pour remettre de l'ordre. Mais il ne s'en va pas. Et au fond, tu en es content. Contradictoire. Comme toujours. Comme à chaque fois. Comme pour tout. « Pourquoi t'veux m'engueuler au juste ? J'ai rien fait... » un bref sourire. Innocent. Et un rire. À ses mots qui suivent. « Rêve de moi alors... de la manière dont t'vas me foutre à quatre pattes demain. Ou alors d'ma voix quand j'me cambre... » tu rigoles. Tu y repenses un instant. C'est encore frais et tu sais que c'est à ce moment-là. Que les choses ont commencées à changer. N'est-ce pas ? Tu en satisfait. Tout au fond de toi. Tu l'es. Un peu. Tu l'avoues. Tu l'avoues en secret seulement.

Du fin fond de tes songes.
Tu penseras à lui.
Dans tes rêves aussi.

La respiration s'apaise. Lentement. Elle plonge dans le sommeil. Tout comme ta conscience. Tu respires faiblement sous tes paupières clauses. « B'nne nuit... » que tu murmures. Soudainement. Comme si tu avais besoin de le dire. Pourtant, il manque quelque chose. « ...Ethan. » que tu ajoutes. Comme pour t'assurer que c'est le cas. Qu'il est bien là. Mais sa chaleur est tout autour de toi. Elle se répand à travers ta peau. Dans chaque parcelle de ton entité. Tu le sens. Comme s'il était une partie de toi.
Tu sais que tu vas dormir.
Comme tu ne l'as plus fait depuis des mois.
Calmement. Sereinement.
Tu t'éteins. Et les heures défilent.
Il y a un grognement. Faible. Un mouvement ensuite. Tu te sens à l'étroit. Un peu perdu. Comme si quelque chose te bloquait. Lentement. Tu rouvres les yeux sur ce monde. Sans savoir l'heure qu'il est. En cherchant où tu es tout d'abord. C'est un peu flou. Vague. Jusqu'à baisser les yeux. Jusqu'à le voir. Tu reconnais cette crinière brune. Tu reconnais ses épaules. Ses bras. Son corps. Tu le reconnais et tu te souviens. Que tu as dormi à ses côtés. Ça te rend fébrile sur le moment. Tu te sens con. À le fixer. Est-ce qu'il est réveillé ? Tu le frôles. Du bout des doigts. Tu touches sa joue. Son nez. Son oreille. Ses lèvres. Et tu ne peux t'empêcher. De t'approcher. Pour venir les rejoindre des tiennes. Un baiser léger. Tel un mirage. C'est un peu comme si tu essayais de confirmer. Qu'il est réel. Pour te rassurer que oui. T'es assez con pour dormir avec lui. T'es assez con pour t'ébranler comme un gamin. T'es assez con pour le désirer.
T'es assez con pour l'aimer.
Cependant, tu remarques que le jour n'est pas encore là. Qu'il n'est pas encore arrivé totalement. Alors tu fermes les yeux. Retournant te loger tout contre lui. Dans un grognement heureux.
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