SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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ETHAN C. FITZGERALD
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[/!\ -16] Baby you're the highlight of my lowlife. Ϟ Ethan.
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Ven 23 Mar - 20:33
Baby you're the highlight of my lowlife

Crétin.
Sourire.
Lointain.
Soupir.

Il avait réagit à son mordillement, dans un air si gêné qu'Ethan en avait sourit de contentement. Il avait alors serré davantage le corps contre le sien, appréciant sa chaleur douce. « On verra bien demain si t'as rien fait... » ricana le brun, taquin. En réalité, il avait tout simplement voulu dire que quoique Drake ferait ou dirait ce soir, il serait bien trop crevé pour répliquer, et le reporterait au lendemain. Mais c'était bien trop long à dire, et Ethan n'avait pas envie de trop causer. Ce n'était pas du tout son style, et il n'avait à cet instant pas envie. Il préférait rester à se tortiller contre le rouquin, l'attirant à lui, lâchant de temps en temps un soupir satisfait. Il vint glisser sa tête dans son cou en poussant sur ses pieds, et enfouit son nez contre sa clavicule. « Shht, t'vas me ré-exciter... et j'ai pas la force de t'prendre là. » Il sourit à nouveau. Comme c'était étrange pour lui de sourire autant. Depuis quand était-il devenu aussi joyeux ? Depuis quand avait-il posé un pied hors de son cocon de tristesse ? De colère ? Il n'en savait rien. « Mais j'ai si hâte... t'entendre ta voix résonner contre moi... de passer mes doigts sur cette peau érotique. Si hâte de te prendre tout entier. » Il esquissa un sourire sensuel, charmeur, probablement invisible au rouquin. Il espérait que sa voix chaude ferait frémir son esprit. Son corps. Son coeur. Qu'elle l'atteindrait et l'enchainerait à lui. Qu'il resterait dans ses chaines tant qu'il ne lui donnait pas la clef. Une clef qu'Ethan ne sortirait jamais. Liberté. Non. Il ne l'offrirait pas, pas à lui. Pas à Drake. Il l'avait pour lui, c'était bien suffisant.

Les lèvres du rouquin murmurent un "bonne nuit" ensommeillé, ramenant l'esprit torturé du brun dans l'instant présent. Et puis son prénom. Ouai, il était bien là. Avec lui. Est-ce que cette situation ne paraissait pas totalement irréelle ? Totalement. Mais pas incommodante pour autant non. Non, elle était parfaite. « Good night Drake... » murmura-t-il à son tour en anglais, l'esprit embrumé.

Alors dans un silence apaisé les deux âmes s'éteignent.
Dans l'obscurité de la chambre.
Le néant de la nuit.

L'inconscient vagabonde alors, libéré des chaines du conscient. Il galope, submergeant le cerveau endormit de rêves, des plus farfelus aux plus terrifiants. Et malgré la présence rassurante d'un rouquin à ses côtés, le cerveau d'Ethan lui, ne lui donnait aucun répit. Il y avait des flashs. Des couloirs sombres. Des bribes de souvenirs. A moins que ce ne soit des faux ? Ethan courait, il courait dans ce couloir sans fin. Sombre. Et puis, il y avait cette jeune femme. Aux courts cheveux roux. Avec cet air affreux, elle le poursuivait, avec cette eau qui lui coulait des yeux et de la bouche. Un vrai cauchemar. « Tu m'as oublié ! Toi, toi c'est ta faute ! Tu m'as remplacé ! Oublié ! Monstre ! Tout est pourtant de ta faute !  ETHAN, TU M'AS TUÉ, ETHAN !! SOIS MAUDIT !!»

Sursaut immense.
La sueur coulait de son front.
Son coeur tambourinait à sa poitrine.

« Pourquoi me poursuis-tu toujours ? » bredouilla le brun sans bruit, détruit. « Pourquoi... » Lise. Elle apparaissait dans la plupart de ses rêves. Presque toutes les nuits. Et pourtant, c'était la première fois qu'elle semblait aussi hostile dans ce cauchemar. Que se passait-il donc. Le rêve s'effaçait déjà, et pourtant la voix résonnait encore, discordante. Frappait à ses tympans. Lâche. Tu l'oublies. Tu la remplaces. Ethan voulait hurler que c'était faux. Jamais il ne pourrait l'oublier. Jamais. Peut importe ce qu'il se passerait. Elle était sa raison d'être. Sa raison pour laquelle il était ici. Comment pourrait-il vouloir l'oublier. Le brun regarda ses mains qui tremblaient terriblement. Il essaya tant bien que mal de les coincer entre ses jambes, contre lui, mais rien n'y faisait. Il était tout bonnement terrifié. Terrifié à l'idée qu'il était réellement en train d'oublier Lise. Impossible. Non impossible. Ce serait son pire crime.

Les yeux angoissés se posent sur le rouquin endormi. Il n'avait pas le droit de lui faire subir son passé. Ne pouvant calmer ses mains, Ethan sortit du lit pour aller fumer sur son balcon, dans le salon. Il resta un moment à respirer l'air froid, juste en caleçon dans le froid d'hiver. Il resta là, à regarder la fumée s'échapper du petit bout rougeoyant, et fuir vers les étoiles. Il resta à regarder les lumières de la ville, les jeunes qui rentraient de boîte, des bars, ceux qui hurlaient, bourrés. Finalement, il regarda la clope s'écraser du premier étage sur le pavé, et rentra se mettre au chaud. Ce rêve l'avait beaucoup plus ébranlé qu'il ne voulait l'admettre. Lise, c'était presque sa Bible. Alors la voir le maudire, c'était bien trop dur. Ses pieds le ramenèrent à la chambre, et il se blottit dans la chaleur du lit avec un soupir exténué. Puis, jetant un coup d'oeil à Drake, il finit par le ramener contre lui, dans ses bras. Il le voulait contre lui. Dans son étreinte. Il ne voulait pas que Lise lui vole. Alors il le protégerait. Même de lui. Un jour il faudra probablement qu'il lui parle d'elle. Comme plein de choses. Mais pas maintenant non. Non. De toute façon...
Ce n'était jamais le bon moment.
Ca ne le sera probablement jamais.

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+ notes tout ça finira forcément dans une mare de sang.
BY MITZI


Merci Asteria ♥:
 

Sam 24 Mar - 23:37
Ethan
Sa voix.
Chaude.
Sensuelle.
Charmeuse.

Tu te souviens de ses mots. De sa voix. Dans tes rêves. Dans tes songes. Dans les confins de ta nuit. Elle te prend lorsque tu refermes les yeux contre lui. Cette voix qui t'ébranle. Qui te fait frémir. Qui t'arraches des frissons. Cette voix qui t'appelle. Tu ne te sens jamais de l'ignorer. De la fuir. De l'oublier. C'est à cause d'elle. Que tu tournes toujours les yeux vers lui. Que tu reviens toujours à ses côtés. Elle résonne par cœur dans ton inconscient. Comme si elle était la seule à te connaître. Elle fait vibrer tes sens. Elle te fait sourire. Elle te fait crier. Elle te fait rire. Elle te fait t'époumoner. Cette voix. Elle te prends aux tripes. Et elle t'accompagne. Dans ta nouvelle nuit. Un petit bout de temps. Jusqu'à ce que la chaleur disparaisse. Soudainement. Le froid vient mordre ton corps nu. Un bref instant. Une brève seconde qui t'éveille. De tes orbes embrumés, tu le vois. Sortir. Partir. Tu le vois te fuir. Le temps d'une clope. Un temps qui te paraît bien trop long. Extrêmement long. Un moment tu te demandes Drake, s'il va revenir. Tu te demandes ce qui arrive. Pourquoi il n'est plus là. À tes côtés. Il y a ce mauvais pressentiment qui débarque. Une vague monstrueuse. Dévastatrice. Une tempête qui te retourne l'estomac. Tu n'es pas faible. Tu ne l'as jamais été. Pourtant, tu as peur. Tu le sens. Tu as peur de la réalité. De sa réalité. Les questions afflux. Si nombreuses. Si intensément. Encore et encore. Tu te retournes sur le dos, fixant le plafond. Longuement. Sans un mot. Sans un bruit. Une main se perd sur ton front. Cachant tes yeux. Ils semblent vides. Las. Ils sont démunis en vérité. Parce que tu sais que quelque chose ne va pas. Tu le ressens comme une balle trop violente dans le ventre. Tu n'arrives pas à mettre un doigt dessus. Pour l'extraire. Tu n'y arrives pas. Et inlassablement tu y penses. Jusqu'à ce qu'il revienne finalement. Tu fermes les yeux. Le laissant rejoindre le froid qu'il a laissé. Le laissant venir enrouler ses bras autour de toi. Tu l'espères, oui. Qu'il le fasse. Et il le fait. Pour ton plus grand bien. Tu reconnais sa peau. Tu reconnais son odeur. Tu reconnais sa chaleur. Doucement, tu ouvres les yeux. Tu les poses sur son torse alors que ta tête s'y pose. Qu'une main s'y perd. « T'vas bien ?... » que tu murmures.

Sans être brusque.
Tout en finesse.
À l'instar de d'habitude.
Loin de ta Colère.

T'es partit. C'est ce que tu aimerais ajouter. Comme une plainte. Une complainte. Presque comme une blessure. Tu lâches un sourire. Moqueur. Contre toi. Si con. Tu te juges con, Drake. Vous avez toujours été proche. D'une certaine manière. D'une certaine façon. La vôtre sans aucun doute. Tu avais l'impression d'être plus proche de lui encore. Avant qu'il ne ferme les yeux. Avant qu'il ne fuit. Mais ce n'est plus le cas. Il y a cette distance que tu ressens. Comme un obstacle. Que tu n'arriveras jamais à traverser. Même si tu admettais pleinement ce que tu ressens, tu n'es pas sûr d'y arriver. D'y parvenir un jour. Ces instants sont-ils comptés finalement ? Tu te demandes. Les yeux dans le vague. Tu regardes par la fenêtre. De là où tu es. De son torse. Pourtant tu fuis. Relevant le nez jusqu'à son cou. Relevant la tête jusqu'à retourner te blottir au plus près de lui. Tu sais qu'il va dire que ça va. Qu'il n'y a rien. Que ce n'est pas la peine d'y penser. Que c'est une idée sombre de ta part. Seulement cela. Rien de plus. Alors tu ne cherches pas. À comprendre. À insister. Tu ne cherches pas. À casser ce moment. À perdre sa chaleur encore une fois. À rencontrer la froid des draps une nouvelle fois. Tu le veux là. Alors tu ne dis rien. Tu fermes les yeux. En pensant que demain arrivera avec son lot de nouveaux événements. Qu'ils soient bons ou mauvais. Qu'ils soient surmontables ou insurmontables pour vous deux. Qui sait. Tu seras peut-être bien moins tolérant quand le jour se lèvera. Tu seras peut-être bien plus irritant ou irritable également. Tu seras peut-être encore ce monstre de colère et de violence. Seul et solitaire. Peut-être. Tu y songes un instant. Tu y repenses subitement. Voilà pourquoi. Tu veux profiter de lui. Encore. Plus. Et tu te redresses. Ouvrant des yeux bien trop sérieux sur ses traits. Sur ses lèvres. Tu reviens les chercher. Sans t'en lasser. Pour te rassurer probablement. Un petit peu, pas vrai? Pour le rassurer qui sait. Sûrement. Tu l'embrasses. Comme si c'était la dernière fois. Parce que ça te fait chier de réfléchir à ce qui arrive. Tu ne sais pas quoi faire. Quoi penser. Alors tu viens à sa rencontre. De la seule façon qui te convient. Tu l'embrasses. Désespérément. Perdant une main dans sa crinière. Les lèvres vagabondent. Au bord de ses lèvres. Contre sa tempe. Sur son front. Tu n'as pas les mots. Tu n'es pas doué. Tu ne sais pas quoi faire. Et pas la patience d'y méditer.

C'est ta seule façon.
De lui dire que tu es là.
De lui que tout va bien.
Enfin....
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Dim 25 Mar - 1:04
Baby you're the highlight of my lowlife

Un murmure.
Qui rassura le géant un instant.
Drake.
Son Drake.

Une question attentive. Ouai, pourquoi se levait-il en pleine nuit. Il avait dû le réveiller, le rouquin semblait encore tout endormi. Il était mignon comme ça. Ethan aurait bien eu envie de le taquiner, s'il n'était pas aussi épuisé physiquement et mentalement. Il lui caressa cependant la tête en un pauvre sourire abattu. « Ouai... ça va...» Le brun savait que Drake verrait son mensonge. Il n'avait pas l'air "bien" quand on le regardait. Il passa une main ennuyé dans ses yeux fatigués : « J'ai le sommeil agité. Rien de grave. » Non rien de grave. Un jour il allait tellement manquer de sommeil qu'il mourrait. Et il pourra dire dans un rire crispé que Lise l'avait tué même en étant morte. Si ça c'était pas du talent. Mais il devait bien avouer que c'était très chiant de se réveiller presque toutes les nuits en sueur, parce qu'un souvenir lui pourrissait même ses rêves. Et c'était tellement ridicule qu'il ne se voyait pas raconter ça à Drake. Si ce dernier lui parlait un jour de Lise, pourquoi pas. Et encore, il se demandait comment les deux pourraient venir à discuter de la jeune femme. Ca serait trop bizarre. Gênant. Carrément gênant. Bizarrement, Ethan se sentait mal de parler de Lise en la présence de Drake. En temps normal ça le faisait chier d'en parler tout court, mais là il ne savait pas vraiment, il ne voulait pas mentionner Lise en face du rouquin. C'était un vrai mystère. Et puis, il ne voulait pas passer pour un faible, qui se lamente sur une fille morte depuis des mois.

Alors il ne continua pas sa phrase, expliquant simplement son problème d'insomnie. Plus ou moins. Drake n'avait pas besoin d'en connaître la réponse pas vrai ? Oui, c'était mieux pour les deux. Le brun regardait ce dernier, qui semblait absorbé par la contemplation du ciel.« Et toi ? Tu sembles ailleurs ? » Le rouquin était probablement endormi, n'empêche qu'il semblait absent. C'était rare de la part d'Ethan de s'enquérir de l'état des autres. Ethan, celui qui se moquait absolument de tout. De tout le monde. Et pourtant Ethan, qui sentait presque cette carapace d'ermite fondre avec Drake. Pour lui, c'était seulement une illusion, il essayait d'être sympa, c'est tout. Pourtant, c'était bien plus que ça il le savait inconsciemment. Plus que juste "être sympa". Mais il ne voulait pas l'admettre. Ca serait bien trop compliqué pour lui. Au fond, peut-être qu'il trouvait ça agréable de se détruire ?

Et pourtant il y a ce regard.
Si sérieux.
Ses lèvres.
Si tristes.

Il ne saurait pas dire en quoi. Mais ce baiser, ce baiser que lui offrait le rouquin une nouvelle fois, il semblait si pitoyable. Désespéré ? Mais il réchauffait l'âme du brun tout en lui infligeant comme un infini vide coupable. Il se sentait coupable en un sens. Il avait l'impression d'être responsable de la tristesse soudaine de Drake. Ethan approfondissait le baiser et pourtant, ce n'était pas assez au goût du rouquin qui semblait dévorer son être. Le brun finit par le ramener contre lui, le serrant suffisamment fort pour le faire stopper. Il leva un regard protecteur vers lui, lui attrapant le visage. « Hey, ça va j'ai dis... Pas besoin d'être aussi sérieux... » Il fit glisser ses doigts dans la chevelure flamme, étonné de la trouver aussi douce et soyeuse. Tiens, c'était vraiment agréable à toucher... Si apaisant. La deuxième main quant à elle vint rejoindre la nuque de Drake, le grattant comme un chat. Ethan aimait les chats. Et effectivement, Drake lui faisait penser à un amusant félin. Un chat de gouttière, roux, abandonné. Un chat triste, qu'il aurait recueilli chez lui, avec lui. C'était un peu ça, sauf que là c'était un réel humain, et qu'il couchait avec cet homme. Et bon dieu que c'était bon. Mais il fit disparaître ces pensées en secouant la tête, et fit balader ses mains contre le corps chaud de ce dernier, frottant son nez dans son cou et laissant échapper un rire tendre. « Décidément, qu'est-ce que je ferais sans toi... » Il se demandait réellement. Il se sentirait si seul.

Si seul.
Si triste.
Si vide.

Il aimait sentir Drake à ses côtés.
Est-ce qu'en soit, prononcer ce verbe, ne dévoilait tout simplement pas ce qu'il ressentait pour lui ? Aimer. Non, c'était impossible. Ethan ne pouvait plus aimer. Il en était incapable. C'était trop douloureux. Et pourtant, ne rien ressentir, ça l'était tout autant. Alors que devait-il choisir ? Qui croire ? Ce cerveau rationnel et expérimenté ? Ou bien cet imbécile de coeur stupide ?Son corps entier refusait de choisir. De prendre une décision. Il faudra le travailler au corps. Au fond, l'inconscient de Ethan plaignait le pauvre Drake d'avoir à subir tout ça.

A subir ce mec.
Cette ordure idiote.
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Lun 26 Mar - 11:23
Ethan
Tout va bien.
Des mots éternels.
Que l'on entend à chaque fois.

Tout va bien. C'est une illusion. De la poudre aux yeux. Pour ne pas avoir à parler. Ou simplement pour épargner l'autre de nos péchés. De nos pires démons. Une façon de fuir en somme. De fuir les autres. D'être seul. Une manière d'esquiver des ténèbres sans pour autant y renoncer. Drake le sait. Il a dit ses mots si souvent. Si souvent à cet homme qui l'attendait. Qui l'attendait toujours, mais qui n'était pas de sa famille. Un homme qu'il a renié. Un peu par hantise. De le voir disparaître un jour. Lui tourner le dos aussi. De le voir le remplacer, lui aussi. Si l'on a pas de place pour pour autrui, alors on ne risque rien. Ni d'être abandonné. Ni d'être oublié. On ne risque rien, mais on erre. Dans une sphère vide. Où il n'y a ni bien-être, ni joie. Ni rire, ni sourire. Seulement une solitude qui entraîne la colère. C'est de là qu'elle te vient. Cette colère sourde. Cette haine qui s'apaise en ce moment. Parce qu'il est là probablement. Parce que les choses sont différentes en cet instant. Pourtant tu te sens seul maintenant. Il y a cet étau qui se referme autour de toi. Comme toujours. Il est là. Il attend simplement de pouvoir t'enfermer encore une fois. Seul. Seul. Seul. Tu crèveras seul. Quand tu y penses, tu te trouves particulièrement pathétique. À être aussi émotif. Tu es un humain finalement. Et non pas ce sale mioche. Tu es un peu trop humain à dire vrai. Tu as bien plus besoin des autres que tu ne le crois. Que tu ne le voudrais. Alors, sa question te laisse silencieux. Songeur. Tu es absent qu'il dit. C'est possible. C'est la vérité. Tu es absent parce que tu ne sais pas. Comment t'occuper des autres. Comment rassurer un cœur à la dérive. Comment soigner des plaies. Il n'y a qu'une seule solution pour toi. Et ce baiser est misérable. Ils le sont tous. Tant ils sont désespérés. Il y a cette vague de froid qui te mord. C'est si vide. C'est si noir. Tu te sens seul. Toujours. Finalement, rien ne change jamais vraiment. C'est hors de ta portée, Drake. Peu importe comment tu y penses. Tu y penses. Si longuement alors qu'il te tien contre lui. Qu'il te sert dans ses bras. Tu affiches cette mine impassible. Qui veut pourtant tout dire. Tu fixes à nouveau à travers la fenêtre. Tu fixes le néant. À tel point que tu ne le sens plus. Ses attentions. « Si tu le dis... » que tu marmonnes brièvement. Il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas gagner. C'est défaitiste probablement. C'est sûrement un peu vrai également.

Tu erres.
Sans fin.
Dans un désert.
Aride et vide.

Tu as la tête lourde. Posée sur son torse. Tu restes près de lui. Sans savoir si cela suffira. Si cela suffira à garder un semblant de réconfort. Autant pour lui. Que pour toi. Tu ne sais pas. Tu te sens ballotter actuellement. Entre ce que tu commences à accepter lentement et ce qui arrive. Cette distance. Tu la vois si clairement qu'elle t'effraie. Je n'ai pas besoin des autres. C'est ce que tu te répètes. Inlassablement. En vain. Comme une prière pourtant. Tu as besoin de t'en convaincre pour ne pas replonger. Dans ce puits sans fond. Celui où l'on court après les autres. Sans qu'ils ne se retournent jamais. Sans qu'ils ne nous accordent jamais aucun regard. Tu n'as pas envie d'y remettre un pied. D'y laisser une partie de toi encore. D'y abandonner trop de choses une nouvelle fois. Doucement, tu fermes les yeux. Tu inspires. Tu oublies ce que tu avais commencé à laisser émerger. Tu l'oublies. Petit à petit. Ce n'était qu'une nuit comme une autre. Que tu ordonnes à tes songes. Parce que tu n'as pas le choix. « J'retourne dormir. B'nuit. » que tu dis soudainement. D'un ton qui laisse à penser que tu as fait un pas en arrière. Par dépit sûrement. Inconsciemment. Mais c'est la seule solution que tu entrevois. C'est une faiblesse de ta part. Une faiblesse que ta mère a créée chez toi. Une faiblesse que la vie t'as inculquée. Une faiblesse qui t'as sauvé durant un temps. Pas assez pour empêcher ta mort cependant. Tu n'es ni un chat, ni un lion. Tu es un lapin. Assez grégaire pour mourir de solitude. Dans un geste las, tu finis par te retourner. Avant de t'énerver sur cette conclusion. Une conclusion qui ne te convient pas évidemment. Qui est pourtant si vraie. Alors tu fuis. Lui tournant le dos, tu rejoins un coussin. Tu enroules un morceau de couette près de toi. Pour combler le vide. Pour combler le froid qu'il laissera encore peut-être. Et tu retournes dormir. Tu essayes en tout cas. Parce que demain sera différent. Demain, tu seras plus fort. Encore. Encore. Toujours plus. À tel point qu'un jour tu y arriveras. À lui tourner le dos sans sourciller. Sans avoir peur de le perdre.
Parce qu'il n'est déjà pas à toi.

Tu es un homme stupide.
Plus faible qu'il ne voudra jamais l'admettre.
Tu as peur de te battre encore pour quelqu'un.
En vain.
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BY MITZI


Mar 27 Mar - 20:51
Baby you're the highlight of my lowlife

Et finalement en face.
Un glaçon.
Froid.
Et intouchable.

Tout le corps du géant sembla se tendre, et se tordre comme un chewing gum. C'était douloureux. Très douloureux. Alors elle resurgit à nouveau. Cette sourde colère, qui s'était cachée le temps d'un instant sous un tapis de douceur qu'il avait installé. Le tapis brûla instantanément. Les nerfs à vif, c'est tout ce qu'il sentait. Cette sensation que la pauvre tour qu'il construisait s'effondrait à chaque fois qu'il y posait ses doigts. Cette sensation vicieuse, ce serpent sombre. Il en avait horreur et pourtant, il lui arrivait de l'aimer. Ce reptile dégoûtant, il empêchait le bonheur de s'insinuer en lui. Ou tout du moins des sentiments. Des émotions. Ce serpent l'empêchait de souffrir. C'était parfait pour lui. Parfait. Il n'avait de toute façon aucun service à rendre à Drake pas vrai. Rien ne les reliait. Rien. C'était horrible à dire. Du sexe, c'était peut-être tout. Ethan n'arrivait pas à apercevoir la moindre once positive dans cette relation. Allongé sur son lit, fixant le plafond. Ne répondant pas le moins du monde à ce "bonne nuit" terriblement rageant. A ce dos froid. Alors son regard se fana. Ses sourcils se froncèrent. Les dents virent grincer : « Tsch... » . Alors il se releva. Il n'y avait aucun intérêt à se rendormir finalement. Pas dans ce lit. Premièrement, Lise reviendrait probablement le hanter. Avec cette voix tordue. Et puis... Et puis vu la gueule que tirait le roux, Ethan n'avait plus la moindre envie de dormir avec lui. Il dormait tous les jours dans un lit froid, et là il avait un lit froid avec un mec froid. Aucun intérêt. Alors il enfila lentement un jogging. Un t-shirt trop moulant. Il s'en foutait, qui le verrait après tout. Puis les chaussettes et finalement ses baskets. Et sans faire de bruits, il sortit dans la nuit.

Jogging.
Amour.
Jogging.

Si Drake ne pouvait pas lui donner, c'est pas lui qui irait le chercher. Alors il préférait en prendre du préfabriqué. De toute façon, il n'attendait rien du rouquin. Il le jetterait lui aussi. Alors il alla voir les putes du bout de la rue. Il alla courir le long d'une rivière. Il fit le tour de la ville en grelottant. Mais il s'en moquait. Il coucha encore avec une prostituée. A moins que ce soit un mec, il n'en savait trop rien. Il faisait sombre. Et il s'en foutait. Alors il continua de courir. En pensant à tout et à rien à la fois, tentant de virer cette tension qui l'encombrait. Jusqu'à ce que sa respiration se fasse lourde. Jusqu'à ce que le soleil pointe ses rayons timides. Jusqu'à ce qu'il rentre chez lui. Le brun poussa la porte, et tomba à terre, sur le plancher tiède. Un long soupir s'évanouit dans le silence. Il était crevé. « Putain. » Il sentait mauvais. Ce mélange de fluides en tout genre. Même certains qui n'étaient pas les siens. Il se laverait plus tard. Là il était crevé. Très fatigué. Il pourrait probablement dormir à même le sol. Mais c'était pas suffisamment confortable. Alors il vint de loger et s'affaler sur son fauteuil. La tête contre le cuir moelleux.

Et il s'endormit.
Amer.
N'espérant rien de son réveil.

N'espérant même pas un réveil.

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Mar 27 Mar - 22:08
Ethan
Il n'est plus là.
Et t'as le coeur en gomme.
Il te tourne le dos sans un mot.
Et t'abandonnes.

Tout ce que tu as pensé. Tout ce que tu as vu là-dedans. Dans cette étreinte. Dans cette douceur. Elle était vaine. Sûrement juste passagère. Nécessaire pour une seconde, pour un instant. Pour se rendre plus fort. Avant de retourner à la solitude. Tu ne comprends pas. Pourquoi il disparaît. Tu as essayé de dire les choses. Pour aller dans son sens. Pour lui donner une chance de te comprendre. Tu as voulu le préserver. De ce qu'il a dévoré dans son sommeil. Pour lui éviter tes ressentiments de jeunes filles. Pour lui éviter de devoir te rassurer. Là, ce n'était pas le bon moment. Tu l'as cru. Et finalement, il se tire. Sans un mot. Seulement avec ce bruit sourd. Énervé. Pourquoi ? T'es attentionné. C'est quoi le problème ? Est-ce que tu dois seulement gueuler pour rester près de lui ? T'as l'impression de rater une marche. De te casser la gueule du haut d'un château. Ce château que tu as pris trop de temps à grimper. Sans le savoir. Tu as grimpé lentement chaque marche. Depuis le premier jour. Depuis la première heure. Mais tu as raté le coche. Peut-être. C'est ta faute ? Tu ne sais pas, mais tu te sens en sueur. Ce mélange amer. Tu avais peur. De la distance que son réveil avait placé entre vous. Tu avais peur d'elle, mais il lui donne raison. Et tu souris. De ce sourire dégueulasse d'un mec blessé qui se paye sa propre tête. Ça fait mal. Pourtant tu attends. Qui sait. Il reviendra plus tôt que tu ne le crois. Qui sait. Il n'ira peut-être pas faire ce que tu crois. Qui sait. Il retournera dans tes bras. Qui sait. Assis au bord du lit. Tu baisses la tête. Jusqu'à la prendre entre tes mains. Tu laisses le temps s'évincer. Tu as beau te persuader de tout ce que tu veux. On parle de lui. Ethan. Au fond. Au fond tu le sais, Drake. Il est avec quelqu'un. 99%. Le dernier pourcentage... il est vide. Il est la vision même du néant. Tic. Tac. Tic. Tac. Tu as la gerbe. Cette sensation nécrophage. Elle te bouffe. L'acidité. Elle te remonte la trachée. Ça fait mal. Tu es con. Tu te maudit. D'y croire encore. D'être si faible. D'avoir laissé une brèche s'ouvrir. Elle va te rendre la vie impossible. Elle va te rendre avide. Plus énervé encore. Il est comme elle. Elle te voulait. Jamila. Elle te voulait. Jusqu'au coin de la rue. Elle te voulait. Après tu n'étais plus qu'un nom qu'elle pouvait exhiber. C'est une joie éphémère.

Drake... Pourquoi tu continues à courir ?
Toujours. Tu cours après les autres.
Parce qu'ils te laissent tous sur le bas côté.
À crever la gueule ouverte.

Cette fois-ci... tu ne crèvera pas. Ce n'est pas lui qui aura ta peau, Drake. Il n'aura rien. Rien de toi. Rien que tu as donné à elle. Il n'aura aucun pouvoir. Ce n'est pas encore trop tard. Il te suffit de faire un pas en arrière. De redescendre les marches qu'il te reste après ta chute. Un soupir. Un souffle. Il est revenu. Tu l'entends. Et sa simple présence te retourne l'estomac. Et la seule vue de l'heure te détruit. Ce sourire s'affiche sur tes lèvres blessées. Ce physique amoché n'est pas encore à l'image de ce qu'il y a dedans. Dedans c'est pire. Les fissures s'accumulent. Petites. Elles sont petites. Elles sont un simple mot parfois. Elles sont un simple dos souvent. Elles forment cette colère. C'est une brèche qu'il te laisse. Cette brèche, elle se voit. Sur tes traits tirés. Sur cette haine au fond de tes yeux. Tu croises les bras dans l'embrasure de la porte. Dans la pénombre, tu l'observes sans un mot. Longuement. Une éternité qui sonnera la fin. De tout. Finalement, tu avances. Ramasse tes fringues. Tu remets d'abord le bas, balançant simplement ton t-shirt sur ton épaule. Cette odeur. Son odeur. Plus t'approche de lui. Plus elle t'agresse. Elle te crache à la gueule la réalité. Elle te vomit la vérité. Vous n'êtes rien. Rien pour l'autre. C'est ce qu'elle te dit. C'est ce qu'elle te crie. Pour t'achever. « T'as l'air crevé. Combien y sont passé, hein ? T'en as baisé combien pour mettre autant d'temps ? » un sourire mauvais. Il est si noir qu'il a fait disparaître la moindre lumière chez toi. Tu te trompes peut-être. Oui, peut-être que ce pourcentage qui reste était vrai. Cet espoir n'était peut-être pas vain, qui sait.... Non, tu le sais déjà. Parce que c'est lui. Parce que tu le vois comme ça. Depuis toujours. « J'espère qu'elles sont bonnes. Ou bons, va savoir avec toi. » tout d'un coup. Subitement. Il devient plus dégueulasse encore. Ce sourire que tu lui offres. Le dernier sans nul doute. Tu sors de ta poche un billet que tu lui jettes dessus. « J'reviendrais plus alors r'vient jamais vers moi. » la dernière distance qu'il te reste avec la porte. Tu l'as franchit doucement. Avec cette ligne qui délimite la fin. « Tu m'donnes la gerbe... » que tu balances avant de claquer la porte.

Tu as la gerbe, oui.
Elle te poursuit.
Jusqu'à dehors.
L'attachement est un poison.
Lent et destructeur.
Tu trembles à genoux contre ce mur.
Tu trembles frénétiquement.
Parce que putain tu as fini par te le dire.
Par l'accepter.
Par t'ouvrir une nouvelle fois.
Par entendre cette voix qui te hurle.
Que ces sentiments sont là.
C'est dégueulasse.
À quel point ils t'empoignent maintenant.
À quel point ils t'étouffent à présent.

« Connard... p'tin de connard ! »

Peu importe à quel point tu te caches.
Tu ne pourras jamais y échapper.
Mais tu ne pourras jamais trouver.
Ce que tu désires le plus.
Et.
Ce qui est salé.
Ce sont tes larmes.
Déchirantes.  
Fight my fight all alone Till you came, don't you know
BY MITZI


Mar 27 Mar - 22:47
Baby you're the highlight of my lowlife

Visqueuse.
Elle s'insinua dans son coeur.
Cette voix haineuse.
Et lui moqueur.

Il était là, accoudé à l'embrasure de la porte. Il jugeait. Crachait. Vomissait une sorte de haine sans fin à son encontre. Ethan. Qu'est-ce qu'il avait encore fait. Pourquoi tu l'avais fais. Tu savais qu'au fond, c'était peut-être ce qu'il vous fallait à tous les deux. De la distance. Alors plutôt que de le justifier, de perdre ses moyens, céder à cette faiblesse, il préférait mentir. Trahir. Détruire. Ca serait toujours moins douloureux pas vrai ? Garder le rôle du connard. Juste parce qu'il avait la stupidité de croire que tout serait si simple. Croire qu'il suffisait de distance pour tout régler. De revenir à la solitude. Cette solitude déchirante qui faisait perdre peu à peu ce sentiment humain. Les sentiments d'Ethan. Ils s'envolaient, peu à peu. Ou plutôt non, il les enterrait. Dans état d'âme. Sans peine. Parce qu'il enterrait cette peine aussi. Il ne méritait pas d'avoir un quelconque sentiment positif. Il n'était qu'une ordure, pourrie jusqu'à la moelle, Lise lui avait bien fait comprendre dans ces cauchemars. Et elle avait totalement raison. Il le savait lui aussi. Alors il essayait d'en faire échapper Drake et pourtant. Pourquoi ses paroles étaient aussi douloureuses ?

« Suffisamment pour en être crevé. » La réplique fusa, inarrêtable. Elle se voulait blessante. « Suffisamment pour en oublier ta présence. » Il se tut. Il ne le dira pas. Même s'il voulait que Drake s'en aille, pour être heureux ailleurs, il ne le blesserait pas comme ça. Pourtant, cette phrase elle voulait sortir. Mais si c'était le cas, alors Drake ne reviendra jamais. Quelle belle illusion. Il n'avait pas besoin de le dire pour qu'il en prenne la décision. Ce fut d'autant plus dur. Finalement, n'aurait-il pas du prononcer cette phrase ? Ethan est mauvais, il n'a jamais cherché à le nier. C'est une partie de lui, peut-être un peu trop sombre. Comme ce sourire, qui vint répondre à celui du rouquin. Ce sourire sale et impur. Brutal. « C'était parfait. » Le brun lui en voulait soudainement. D'être si amer. C'était lui qui aurait du râler. Lui qui aurait du partir. Lui qui aurait du se sentir abandonné. Pourquoi est-ce qu'il le prenait mal. Il avait courut, beaucoup. Il avait baisé, beaucoup aussi. Et alors ? En quoi ça devait le toucher lui ? Ethan ne comprenait pas. Non il ne comprenait rien. Drake avait le droit d'être vexé, en colère, et lui. ET LUI, IL DEVAIT LA FERMER ? TOUT ACCEPTER ? Ethan lâcha un soupir agacé. Il n'allait pas se laisser marcher dessus, il n'était pas comme ça, même s'il s'agissait de Drake. « Ben casse-toi. T'attends quoi. »

Du fric.
Comme s'il lui payait une fin de prestation.
Blessant.
Comme un dernier cadeau.

Quel pauvre cadeau. Quel pauvre dernier souvenir. Un billet qui lui tombe dessus. Comme on paye une pute. Le regard d'Ethan s'éteint. Soudainement, inconsciemment, il se demanda ce qui était le pire. Perdre la femme qu'il aimait dans un accident à cause de sa négligence. Perdre Drake à cause de sa stupidité, en face à face. Un dernier face à face. Ce dos qui avançait, loin de lui. Qui avancerait encore, sans lui. Lui qui restait à la traine, dans son appart minable, à tenter de raisonner ce tourbillon qui dévastait son corps. Alors fleurit un nouveau sourire, hypocrite. « A bientôt cher client. » Sa phrase s'éteint dans le claquement de porte, tout comme ce sourire de façade. Et comme un certain épisode de sa vie, tout sembla se répéter.

Cet alcool qui remplaça son sang.
Ce goût amer dans la gorge.
La sensation de perdre pied.
De s'étrangler soi-même.
De se détruire.
Cette sensation de tout perdre.
Conscience.
Limites.
Cet appartement en vrac.
Cette table.
Ce meuble.
Ces vitres.
Détruits.
Comme lui.

« PUTAAAAIN. FAIS CHIER !! »

Son appartement était un désastre. Tout comme sa vie. Tout comme son coeur.

+ tagDrake K. Calvelli
+ notes tout ça finira forcément dans une mare de sang.
BY MITZI


Merci Asteria ♥:
 

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