SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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J'ai le cœur random d'hommes. ϟ Ethan
Mer 28 Mar - 10:43
Ethan
Le toucher.
Agressif et violent.
Un mirage qui s'éteint.
Jusqu'à disparaître.

Des corps. Ce ne sont que des corps. Encore et encore. Pour oublier un souvenir. Une présence trop importante. Pour l'oublier. Ethan. Son prénom résonne trop fort encore. Dans tes oreilles. Dans tout ton être. Dans ton coeur. Il est là. Son odeur erre. Son toucher reste gravé. Sa voix te fait tressaillir. Plus tu y penses, plus les sens s'éveillent. Plus les sens s'éveillent, plus tu as besoin de fuir. Pour ne plus chuter une nouvelle fois. Pour ne plus te blesser encore à ce point. Alors ils s'enchaînent. Ces corps inconnus. D'une seule nuit. D'un seul instant. Ceux qui posent un regard sur toi, sont dévorés. Sans même y réfléchir. Sans même y songer. Tu cherches à combler un vide. Tu cherches à calmer les battements éreintés, fatigués qui frappent ta poitrine. Ici, dans cet endroit sombre, il n'y a que vous. Les femmes charmeuses et les hommes sans pudeurs. Ils vont et viennent. Ils passent entre tes bras. Tu n'oses pas. Toucher leur lèvre pourtant. Jamais. Pas une seule fois. C'est stupide. T'offre tout le reste sans remords, mais pas elles. Elles sont guéries à présent. Elles ne sont plus fendus maintenant. Cependant... tu ne donnes jamais l'ultime plaisir qu'ils cherchent. De pouvoir les posséder une fois. Tu as peur. Au fond, tu as peur de l'effacer totalement. Si con. Si con et tu te le dis à chaque fois. Lui n'en a cure. Probablement qu'il t'oublie aisément. Alors fait de même, Drake. Jusqu'au bout. Tu t'agaces alors que tu fais l'amour à cette femme. Elle n'est ni laide, ni même belle. Peu importe qui c'est.
Tant qu'ils peuvent te faire oublier. Pendant un moment.

Même une seule seconde.
Même une seule minute.
Même pour seulement une heure.
Qu'ils puissent finir par faire tarir son souvenir.

Cette nuit-là. Ce matin-là à dire vrai, tu as pleuré. Tellement. Jusqu'à en agoniser lentement. Parce qu'il t'as craché à la gueule ce que tu ne seras jamais. À ses yeux, tout est futile. Tout est remplaçable. Tu l'es tout autant. Pour lui, il suffit de regarder ailleurs. Sans sourciller, tu n'existes déjà plus. C'est la réalité, Drake. Tu as fini par l'accepter douloureusement. Par l'avaler difficilement. Les jours ont passés. Des semaines peut-être qui sait. Tu ne sais plus quel jour on est. Le sexe et la drogue. Les plus vieux péchés de ce monde. Tu en as dans le sang alors que tu t'allonges sur ce lit que tu ne connais pas. Où es-tu ? Allez savoir. Ça n'a pas grande importance. Tu inspires l'odeur de sueur que vous laissez. Et tu l'observes. Cette fille qui ne t'inspire rien. Rien de plus que du vide. Regardant l'heure, tu finis par te relever. Il est l'heure. Il est l'heure de retourner bosser. C'est un bon moyen de se noyer. Aussi bien dans l'alcool qu'avec les clients. À chaque pause. À chaque instant de libre. Combien sont déjà passé dans la ruelle sombre derrière ? Ou bien dans la réserve ? Tu te noies, Drake. Tellement profondément. Et tu y retournes.

Tu reviens ici.
Derrière ce bar.
Parce qu'ici, on ne regarde que toi.
Accoudé au bar, ils te dévorent des yeux.

Même si ce n'est que pour une soirée. Ils ne regardent que toi. Quelque part, ça te fait du bien. De savoir qu'ils restent là. Pour toi. Ils ne te lâchent pas ces quelques clients. Ils ne sont que quatre ou cinq, mais ils sont suffisant. Hommes ou femmes. Peu importe. Ce soir, c'est une femme. Une jeune femme blonde. Elle est là lorsque tu prends ton service. Elle est là jusqu'à ta pause. Elle est là, dans cette ruelle sombre. Elle t'offre une clope et tu lui donnes ce qu'elle veut. C'est vide, mais ça vous convient. Ce n'est qu'un peu de chaleur. Rien de plus. De la chaleur vaine. Qui fini par disparaître. « Bon... je m'en vais du coup. » sa voix te paraît criarde soudainement. Appuyé contre le mur, tu lèves les yeux sur elle. Un joint se perd entre tes doigts. Tu n'es plus là. Tu n'es pas là depuis des jours. La drogue te paralyse les sens. À tel point que c'est maintenant que tu remarques à quel point elle est belle. Cette femme est magnifique. Tu étires un léger sourire. « Revient quand tu veux. » que tu laisses échapper avant de la voir s'évaporer au coin de la rue. Et tu restes là. À végéter. À oublier que ta pause est terminée. À oublier où tu es. À oublier qui était dans tes bras. À oublier ces sentiments dégueulasses qui te pourrissent la vie. À oublier qui tu es, tout simplement.

Alors tu erres.
Avec la tête lourde.
Pleine de drogue et de pensées bêtes.
Des pensées pour lui.
« Connard. »
Souvent je mens pour aussi papillonner
Me faire croire que les passant pourraient être tous intéressants
BY MITZI


Mer 28 Mar - 12:08
J'ai le coeur random d'hommes

Baiser.
Argent.
Seul.
A nouveau.

Sa vie n'avait pas du tout changée. Elle était restée exactement la même. Ce train-train à la fois ennuyant, calme et agité. Se taper des vieilles friquées. Ramener la thune à l'appart. Payer le loyer. Sortir boire un verre. Défoncer quelques crânes chiants. Baiser des meufs randoms, même pas pour le plaisir. Juste parce qu'il était comme ça. On aurait pu dire que c'était la belle vie, qu'il n'avait pas à se plaindre de celle-ci, et que même si son travail était chelou, s'il lui faisait gagner suffisamment de fric alors c'était bon. Sauf qu'il lui manquait un truc à Ethan. Il lui manquait une toute petite chose pour pouvoir sourire honnêtement, sincère. Une si petite chose bête, qu'il lui arrivait de se mettre des coups pour se punir de l'avoir faite fuir. Cette petite tête rousse. Ce gringalet. Ce mec là.
Drake.

Il ne l'avait plus vu depuis cette nuit. Il l'avait certes croisé dans la rue, mais affreusement triste et amer, même haineux, il avait détourné les talons, ne souhaitant plus voir son visage. Ethan l'avait bien compris. Drake ne serait pas à lui. Il lui avait décidément bien fait comprendre. Ce billet jeté. Oh il l'avait gardé. Comme preuve de sa stupidité. Dans sa table de chevet, juste à côté de la photo de Lise. Pourquoi devait-il être aussi sentimental avec ces deux trucs ridicules, quand les personnes qu'il aimait le quittaient ? Il n'en savait rien. Et même... et même si Drake ne voulait pas de lui, lui Ethan, il s'était juré de l'avoir à nouveau. Car même si c'était une ordure, il s'était promis de le protéger. Actuellement il était juste un déchet. Ca faisait probablement des semaines déjà. Il essayait de faire passer le temps en étant dehors, de tout oublier, mais quand il rentrait chez lui, la dure réalité le rattrapait.
Drake n'était plus là.

Son appartement était toujours en vrac. Le brun avait eu la flemme de racheter des meubles. Il attendrait. Il attendait. Qu'un événement se passe, pour les changer. Il pouvait attendre bien longtemps, il s'en fichait. Il mangerait dehors, faute de table. Ou par terre. Ou il ne mangerait pas, c'est tout. Si simple. Et parfois, lorsqu'il rentrait, il tombait sur le parquet grinçant, et s'endormait là après de longues heures de vide. Ces cauchemars étaient plus forts. Rien ne semblait les atténuer. Ni l'alcool. Ni les médocs. Pourtant il en avait pris. Plein. Plein de chaque. Parfois les deux en même temps. Ca l'assommait un instant, mais les rêves revenaient. Cette fois, Lise et Drake étaient de mèche. Pourquoi. Pourquoi lui faire ça. Tout le poursuivait de jour, laissez-le respirer de nuit ! Il n'en pouvait plus. Il était à cran. Il ne pouvait empêcher de voir ses mains trembler, tous les jours. Alcool. Médocs. Fatigue. Haine. Colère. Tristesse. Amertume. A croire qu'il était en train de subir en même temps tous les sentiments négatifs de l'humanité. Le brun vivait à fleur de peau. La moindre parole de travers, et son poing volait. Pour la première fois, il avait même terminé en garde à vue. A cause d'une femme qu'il avait salement amochée. Une Originelle. Ouai, c'était condamnable ça. Il aurait presque pu la tuer mais... ses jambes avaient lâchées avant.

Et d'ailleurs, il en sortait à peine.

Rageur, il sortait de ce poste de police, avec une énorme facture, et les traits tirés. Ethan n'en pouvait plus. Il aurait pu tout exploser. Le poste. Les gens. Lui-même. Qui sait, il pouvait manier le feu, il avait juste à se faire cramer. Et hop, tout serait terminé. Il serait en paix. Quoiqu'il doutait que le Paradis veuille bien de lui. Pour le coup, il irait en Bas. Alors il marchait. Tout en ruminant, il décida d'éliminer cette rancœur en courant. Il allait vite. Aussi vite que ce fameux soir. Il courait toujours tout droit, espérant peut-être parvenir à la mer. Même s'y noyer qui sait. Ethan a toujours été dépressif, même s'il ne s'en rendait jamais réellement compte. Que toutes ces idées de suicide n'étaient pas normales. Pas habituelles. Que personne ne pensait ça. Que c'était synonyme d'un trouble grave. C'est comme si depuis quelques temps, il y avait un voile entre lui et le monde. Dépersonnalisation. Oui il ne savait pas ce que c'était, mais il était en plein dedans. Il vivait sa vie en pilote automatique.
Bipolaire.

Ce côté avait beaucoup trop évolué depuis ce soir-là avec le rouquin. Ethan était rentré dans un épisode dépressif. Sans qu'il s'en rende compte. Le brun ne savait pas qu'il était bipolaire. Il n'avait jamais passé de test. Jamais vu de médecin. Après tout, son père n'aurait jamais eu aucune raison de le remarquer. Et Lise... il était bien trop adorable avec elle pour qu'elle s'en rende compte. Là, il arrivait à un stade où il avait des hallucinations de plus en plus grandes. Irréelles. Tout devenait étrange. Comme la sensation de ce quartier où il se trouvait.

Quartier sombre.
Face à la rivière.
Debout.

Il avait arrêté de courir. Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps était-il debout comme ça à fixer l'eau sombre. A fixer ce reflet de lui qui se déformait. Se donnait des aspects les plus horribles. Tantôt Lise, mutilée. Tantôt Drake vengeur. Les deux semblaient lui hurler détresse et colère. Ca terrifiait le géant. Où est-ce qu'il était. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Qui le poursuivait. Il lui semblait entendre des voix. Des pas. Des hurlements. C'était le vent. Mais pas seulement. Ses mains se mirent à trembler davantage. Et puis comme une petite lumière, il y eu un déclic dans le cerveau d'Ethan. Il y avait une tête rousse. Face à lui. Une tête rousse connue. Réelle ? Il n'en savait rien. C'était peut-être une autre hallucination. Il haletait de fatigue. De stress. Tout était si fort, il avait l'impression de mourir. Alors il bougea un pied. Puis deux. Courut à la suite du rouquin. Posa une main sur son épaule. Et lui envoya la deuxième dans la gueule de toutes ses forces.

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Lun 2 Avr - 23:36
Ethan
Errance solitaire.
Voix criardes.
Lointaines à présent.

Tu es resté un moment. À végéter dans la ruelle derrière le bar. Tu as végété si longtemps et finalement... tu es partit. Marcher. Sans aucune destination en tête. Un allé sans retour. Si seulement. Si seulement on pouvait te l'accorder. Un allé sans but. Un allé qui t'emmènerait si loin de tout ça. De toute cette merde dans laquelle tu patauges. Dans laquelle tu as décidé de sauter à pied joints. Tu as chercher les ténèbres. À présent elles sont là. Si intenses. Si lourdes. Elles te prennent la tête. Tu marches. Tu crois l'entendre. Le patron qui gueule au loin. Et sans te retourner, tu t'en vas. Un pas. Deux pas. Trois pas. Encore et encore. Sans arrêt. Ton corps est las. Il ne ressent plus rien. Il est tout aussi lourds à supporter que tes pensées. Sombres et néfastes. Quand tu ne fais rien, c'est là que tu penses. À cette nuit. À lui. À ses mots. À sa voix. Au venin qu'il a craché à tes pieds. Rien. Tu n'es rien. Alors qu'il aille se faire foutre. Dans un instant de fureur, tu frappes un mur au hasard. Tu ne sais pas ce que c'est avant de ressentir la pierre. Le froid. La douleur et le sang. Il s'écoule lentement. Ça picote. Ça lance finalement. « P'tin... » que tu murmures. Et tu restes planté là. Observant les alentours. C'est sombre. C'est dégueulasse comme endroit. Tu ne sais plus où tu es. Tu as marché combien de temps ? Tu ne sais pas. Qu'est-ce que ça peut bien changer à présent ? On pourrait te planter au coin d'une rue, que ça ne changerait plus rien. T'es fatigué, Drake. De revoir son image. De revoir son visage. De le ressentir encore et encore. D'avoir son goût aux bords des lèvres. D'avoir son odeur collé à ta peau. Tu aimerais pouvoir l'arracher. Une bonne fois pour toute. Une main se perd. Sur ta poitrine. Elle agrippe ton haut. Elle le serre pitoyablement. Jusqu'à blanchir la jointure de tes doigts. Tu aimerais, ouais. Tu aimerais, mais le vent apparaît. Sans crier gare. Tu sens une main te retourner. Puis un poing. Violent. Soudain. Heurtant brusquement le sol, tu portes ta main à ta mâchoire. « Aie... » que tu dis d'abord. Instinctivement. Et puis tu relèves les yeux. Gueulant déjà à moitié. « BORDEL, QU'EST-CE QUE TU M'V... » et tu le reconnais.

Tu rates un battement.
Affreusement douloureux.
Bien trop poignant.

« Ethan... » que tu grognes. Entre tes lèvres. Un grognement sourd. Il est là. Juste devant toi. La source de tout tes problèmes. La source de ce mal-être. La source des ténèbres. Il est là. Juste sous ton nez. Comme s'il en avait le droit. Comme s'il en avait encore le droit, oui. Crachant au sol le goût âcre qui remonte dans ta trachée, tu te relèves. Difficilement. Ton corps est lent. Bien moins agile. Bien moins performant qu'avant. La tête te tourne tant tu te précipites pourtant. Tu te précipites pour reprendre de la hauteur. Pour lui balancer ton poing à ton tour. Sans ménagement. Sans gentillesse. Sans sommation. Et un coup de genou dans le ventre. Tu sens toute la rancoeur te prendre. Elle est dégueulasse. Elle te remonte avec le sang. Tu bouillonnes. De cette colère crade qui t'assaille les veines. Drake. Tu es un monstre. Il y a tant de haine. Dans tes gestes. Dans tes yeux. Au bord de tes lèvres. Pourtant... tu n'as pas le coeur à le frapper jusqu'à le faire ramper. Parce que putain, tu te sens faible. De l'avoir devant toi. Sous tes yeux. Tu l'aides à tomber au sol. Tu l'aides à s’asseoir sur le sol putride. Et tu t'assois sur lui. L'attrapant par le col. Le serrant de toute tes forces. « Pourquoi t'es là, p'tin ? » et tu cries. À t'en décrocher les poumons. À t'en briser la mâchoire. Tu cries pour te retenir d'exploser. Tu ne sais pas si tu viendrais à pleurer encore. Ou bien à entrer dans une fureur bien trop terrifiante. Si tu serais prêt à le tuer. Si jamais tu laissais trop de poison t'annihiler un peu plus. « Qu'est-ce que tu m'veux ?! » tu gueules. Si fort. « J't'ai dit que j'voulais plus voir ta sale gueule pourtant !! » oui, alors pourquoi. Pourquoi est-ce que tu le retiens inconsciemment ? Tu es assis sur lui. Comme pour l'empêcher de faire demi-tour. Contradiction de l'homme. Tu n'arrives plus. À te tenir loin de lui. À l'ignorer comme tu le faisais si bien. « Retourne baiser tes putes et vient pas m'faire chier !! » lâche-le. Détache-toi de lui. Tu trembles. Légèrement. Tu es partagé. Tiraillé entre deux émotions. Bouffés par ta propre stupidité. Celle qui te fait finalement le lâcher. Reculer. Doucement, tu te relèves. Sans un regard toujours, tu recules. Encore et encore. Un pas. Deux pas. Trois pas. Tu dois fuir. Avant qu'il ne soit trop tard.

Avant que la toile se referme.
Avant qu'elle ne t'avale.
Avant que ton regard croise le sien.
Parce qu'il sera trop tard.

Tu souffles. Si fort. Comme si tu avais couru un marathon. La cage thoracique se soulève frénétiquement. Ce n'est pas seulement ton souffle qui s'est perdu dans tes cris. C'est ton coeur qui s'affole. Qui s'étrangle à sa vue. Parce qu'il désirait le retrouver. Il désirait tant le revoir. Quitte à souffrir comme il le fait maintenant. Et tu l'attrapes encore une fois. Penchant légèrement la tête en grognant. « Casse-toi. J'sais pas c'que tu m'veux pour me frapper, mais maintenant.... dégage. » ta voix tremble. Tu n'as qu'à courir à l'opposé, Drake. Fuis avant qu'il ne soit encore trop tard. Tu ne trouveras rien à ses côtés. Tu te le répètes tant de fois. Pour te donner le courage de prendre tes jambes à ton cou.
Mais t'es trop con. Quand il s'agit de lui. T'es trop con. « J'arrive pas à y croire p'tin... Tu m'as manqué... » que tu murmures. Serrant les dents. À bout.
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BY MITZI


Mar 3 Avr - 1:16
J'ai le coeur random d'hommes

Et ça faisait mal.
C'était douloureux.
Ca l'était toujours un peu plus.

Ce poing dans son visage. Oh oui il le sentait, il était réel. Comme un coup de canon, un missile qui vint lui percuter le visage. Alors le brun esquissa un pas en arrière pour garder son équilibre. Mais immédiatement, un coup de genou vint écraser son ventre. Il cracha. Laissant sortir un gémissement rauque, en se pliant en deux. Sentant cette douleur se propager dans son abdomen. Malgré ça, un sourire lui échappa, presque rassuré. Un sourire qui resta figé sur ses lèvres, même lorsque Drake le plaqua au sol. « Salut Drake, ç'fait un bail hein ? » Une phrase ironique. Qui faisait comme si rien ne s'était passé. Comme s'il ne venait pas de lui coller à son tour un coup mémorable. Mais si Ethan sentait la douleur traverser son corps, il devait bien avouer que ça lui avait remit quelque peu les idées en place. Son angoisse, il semblait presque avoir disparu. Le géant se moquait bien de ce que pouvait lui balancer le rouquin. Il savait qu'il le méritait. Il tenta bien de laisser échapper un rire, mais tout ce qui sortit fut un râlement rauque de souffrance. Il tapait fort ce connard. Il ne s'était jamais pris un truc pareil avant. Il en venait presque à être fier Ethan. Sauf qu'actuellement, il n'avait pas pour projet de se faire passer à tabac sans rien dire. Alors Drake au-dessus de lui ou pas, ça ne l'empêcha pas de lui recoller à nouveau une droite bien méritée. Maso comme il était, il espérait presque un contre coup.

Puis son bras retomba mollement sur le sol humide. Puant. On aurait dit un déchet reposant sur le sol. C'est tout ce qu'il était. Un déchet organique. Il salua Drake comme s'il venait à peine de le voir, mais ne put articuler la pique qui prenait forme dans sa gorge. Les mains du rouquin venaient d'enserrer son cou, le serrant, serrant toujours plus fort. Et cette voix qui hurlait, toujours plus, criait, lui perçait les tympans. Il aurait aimé lui dire de la fermer. De fermer sa putain de grande gueule. Mais il ne pouvait pas. Peut-être parce qu'il n'avait pas envie finalement. Peut-être parce qu'il était bien là, allongé sur le sol merdique, à se faire fracasser. Insulter. Il était bien entre les mains de Drake. S'il savait... Si Drake savait à quel point Ethan avait voulu à nouveau sentir ses mains. Et malgré ça, elles étaient autour de son cou. C'était toujours mieux que rien. Il était un peu fou Ethan. Un peu fou d'accepter son sort en fermant les yeux. Lui qui aurait contre quelqu'un d'autre défoulé sa rage entière.

« Tu vas rire.» hoqueta le brun lorsque les mains lui laissèrent un peu d'oxygène. « J'pensais qu't'étais une putain d'illusion. J'voulais être sûr. J'étais en train de putain de délirer. J'avais la trouille ouai.» Il se mit à rire, autant qu'il pouvait se le permettre. Mais les phrases font toujours mal. Perçantes. Le sourire se fana, et Ethan détourna son visage rouge. « Et toi. Tu crois que je le sais pas ? Les tordus que tu t'es tapé ? Ta situation actuelle ? T'es un déchet, un putain de déchet. Alors tu auras beau m'hurler dessus, à cet instant précis, je me demande lequel de nous deux est tombé le plus bas. » Il subit le brun. Il sait qu'il a fait des conneries. Mais que le rouquin ne lui mette pas tout sur le dos, sinon il allait apprécier moyen. Le ton redevenait dur, le regard se fermait. Où était passé le Drake qu'il taquinait il n'y a pas si longtemps ? Envolé. Disparu. Alors il se mettait à mordre lui aussi, peut-être qu'on le lui rendrait. Il mordait d'un flot d'horreurs qui se déversaient sur ses lèvres, malgré lui. Il voulait le faire réagir aussi. Il voulait lui montrer qu'il le haïssait autant que Drake le haïssait et pourtant, il n'arrivait pas à l'être.

Mais il se releva le rouquin, et alors Ethan eut l'impression qu'il allait à nouveau le perdre. Le voir s'enfuir. Non, c'était hors de question. Ses pensées s'emmêlèrent. Non, il ne le laisserait pas partir à nouveau, et le laisser seul. Alors il bondit, il bondit sur ses jambes tremblantes pour l'atteindre. Attraper ce corps qui s'éloignait. Mais finalement, Drake revint l'attraper. Dégager ? Non. Il ne fuirait plus. « Hors de question.» La voix grave fusa. Et il enchaîna. « Plus jamais j'te laisse. Plus jamais j'te laisse à d'autres. J'ai été con de faire ce que j'ai fais. Et tu l'as été autant que moi. Mais je ferais pas deux fois la même erreur. Alors maudis-moi. Insulte-moi. Frappe-moi. Tue-moi si ça te chante. Fuis-moi. Mais moi, je ne te lâcherais plus. » Les yeux froids s'humidifient un moment, mais c'est un mirage. Ca n'a jamais existé. Du moins c'est ce qu'il veut faire croire. « Regarde-toi. T'as vu le déchet que tu es là ? Sérieusement ? » Il se dégagea, s'éloigna d'un pas. Puis deux. Il se frotta les yeux en tentant d'arrêter les tremblements de ses mains. Ses doigts. Impossible. Sa foutue crise n'avait pas disparu. Qui sait, elle pourrait resurgir n'importe quand. Alors il respira un grand coup, fixant à nouveau son attention sur le rouquin. Il était con Ethan, très con. Il savait qu'il ne savait pas ce qui se cachait dans son coeur. Il avait toujours envie de garder tout ça enfermé. Il avait toujours peur de ce qu'il pourrait y trouver. Mais à cet instant, cet instant-là, il y avait bien une chose dont Ethan était sûr. « J'ai besoin de toi Drake. »

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Merci Asteria ♥:
 

Dim 8 Avr - 22:21
Ethan
Ce besoin d'attention.
Une telle drogue.
Si puissante.
Constante.

J'ai besoin de toi, Drake. Ses mots. Ils te frappent si violemment. Plus que tout le reste. Plus que ses piques. Plus que son poing. Plus que ses jugements. Plus que tout. Ils sont venu te heurter si brusquement. Que tu restes planté là. Comme un piquet inanimé. Comme une poupée désarticulée. Tu restes ancré sur tes pieds. Pourtant tu te sens. Vaciller. Tanguer. C'est lourds. C'est tellement lourds à porter. Les sentiments qui te rongent maintenant. Qui refont surface à sa seule vue. À sa seule voix. Tu as peur. D'y plonger tête baissée. D'y aller en te disant que tout le reste t'en as rien à foutre. Tu as peur de faire cette connerie encore une fois. Pour le voir partir. Encore. C'est ce qu'il est, non ? Un homme qui touche à tout. À tout ce qui bouge. À tout ce qui respire. Ne te laisse pas prendre, Drake. C'est ce que tu te dis. Sans cesse. Sans cesse. Sans cesse. Il se tient là cependant. Juste là. Et tu ressens la douleur de ses poings sur ta joue. Ça brûle. C'est une dure réalité. Il est là. Juste devant toi. Juste devant tes yeux. Ethan. Si tu tends le bras, tu pourrais le toucher. Tu pourrais l'atteindre. L'emprisonner. Tu pourrais, oui. Tes mains trembles rien qu'à cette idée. Elles trembles tant elles ont envie de bouger. De faire un mouvement dans sa direction. Mais tu t'y refuses. Non, tu ne peux pas. Parce que c'est douloureux quand y repense. Ce souvenir te revient. Dans cette ruelle à pleurer tes tripes. C'est douloureux. « J'peux pas... » que tu murmures dans la pénombre. Baissant la tête. Fronçant les sourcils de frustration. De peur. De souffrance. « J'peux pas rester avec toi. » que tu rajoutes. Comme une prière, tu le répètes. En espérant que ces mots deviennent vrai. Qu'ils soient bientôt réels. Que tu puisses enfin les penser pleinement. Qu'ils deviennent ta seule vérité. Tu y crois. Tu t'y accroches si désespérément. Fuir. Toujours fuir. Toujours plus loin. « J't'ai dis de ne jamais revenir. J'm'en fou que tu crois halluciné. Je m'en bats royalement les couilles en fait ! » tu cries. D'une voix fracassée par tes sentiments pour lui. Quel connard. Quel connard. Quel connard. Ça boucle sans fin. Mais tu crèves de le toucher. Tu crèves putain ! Tu crèves de retrouver sa chaleur. Tu crèves de le retrouver, bordel. Ça te tue. Petit à petit. À petit feu. Un peu plus chaque jour. Chaque heure. Chaque seconde.

Tu vas souffrir.
Encore.
Ce sera brutal.
Ce sera létale.

Tu te sens ensevelit. Au milieu de cette rue sombre. Sous ses yeux persistants. Sous sa voix rauque. Sous ses expressions. Tu te sens ensevelit. Il a besoin de toi. Il refuse de te laisser partir. Drake, ces sentiments égarés. Ces sentiments perdus. Ces sentiments enterrés. Ils remontent. Ils sortent de sous terre. Ils sortent de leur torpeur. Ils s'en sortent... de la drogue que tu avales pour les effacer. Ils t'agressent et tu perds tes mains contre tes tempes. Tu t'accroupis sous tes émotions. Parce que tes jambes trembles aussi. « Merde... » que tu bafouilles. À l'agonie. Ils sont si violents. Ils sont si éreintants. Ils sont si puissants. Ils t'attrapent à la gorge pour t'étouffer. Pour te rappeler tout ce que tu as perdu cette nuit-là. Les souvenirs. Un cancer lent. Une douce nécrose. Tu as essayé de tout supprimer. De tout anéantir. Sous la drogue. Sous l'alcool. Sous les corps. Tout. En vain. « C'est toi. Tu as décidé de partir ! » que tu cries à nouveau. Brusquement, tu te redresses. Pour ne plus fuir. Pour le fixer droit dans les yeux. Tu ne vas plus le toucher. Même pour le frapper. De peur de ne plus le lâcher après. Alors tu restes à distance. La respiration bousculée. Les traits tirés. La voix forte, en colère. Et pourtant... tes yeux supplient. Ils te trahissent. Ils trahissent que tu le désirs. Encore. Plus que tout.
Fait chier, que tu ressasses. Parce que tu n'arrives pas à l'oublier.
« Tu t'es barré pour te taper j'sais pas qu'elle pute !! T'en as rien à foutre alors viens pas m'saouler maintenant avec tes conneries !! Qu'est-ce que ça peut bien te foutre que j'me tape des dégénérés ?! Que je suis en plein tripe maintenant ?! Que je me saoule la gueule ?! Hein ?! Tes putain d'états-d'âmes à la con et tes envies, j'en ai rien à foutre !! T'peux me juger, je m'en fou, mais viens pas vers moi !! Retourne à ta vie de merde, j'en ferais de même !! M'approche pas si c'est pour m'sortir que t'veux pas m'laisser partir !! C'est TOI qui est partit alors m'emmerde pas !! Quoi, ça t'amuse de m'faire chier ?! C'est ça ?! Tu t'éclates, connard ?! Y a plein d'mecs que tu peux faire chier, alors lâche-moi !! » c'est faux. C'est faux. Tu le sais. Tu le ressens dans chaque parcelle de ton corps. S'il te tourne le dos maintenant, tu n'y arriveras pas. Une main se perd. Sur le front. Dans la crinière rousse qu'elle accroche du bout des doigts. Ça fait mal. Ça te tue. Tu as pensé à lui. À chaque instant. Jusque dans tes songes. « T'croyais quoi au juste ?... » une voix frêle. Une voix soudainement éteinte. L'espace d'un instant, mais déjà elle revient. Plus forte. Plus en colère encore.
« J't'aime putain ! Pauvre con ! »

C'est sortit.
Si simplement.
Tout ce que tu refusais de dire.
D'avouer.

Tu écarquilles les yeux. Surpris. Et tu recules. Un pas. Deux. C'est le moment de fuir. Pourquoi ? « …. » tu déglutis. Si douloureusement.
Et tu réalises ce que tu refusais d'accepter cette nuit-là.
Depuis la première fois.
Chaque sentiment viennent à fondre.
Il ne reste que la peur.
« …. J'me casse. »
Tu te retournes.
Pour fuir encore.
Souvent je mens pour aussi papillonner
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BY MITZI


Lun 9 Avr - 23:26
J'ai le coeur random d'hommes

Comme des chaînes.
Invisibles.
Elles le retenaient à lui.

Ne pas pouvoir. Ca semblait horrible. Terrible. Ses chaines qui le retenaient. Qui l'empêchaient de venir le retrouver. Pourtant il semblait presque au brun que Drake voulait revenir vers lui. Revenir le toucher. Ethan le souhaitait si fort. Sentir à nouveau sa chaleur. Ses doigts. Ses paroles piquantes et acides, et pourtant sans douleur. Pas comme ses mots actuels. Ils venaient frôler la peau du Luxurieux, hérissaient ses poils. Il en avait marre de voir Drake si faible. Et si fort à la fois. Vouloir le tenir si fort et pourtant, s'en tenir si loin. Ca le tourmentait de lui trouver tant de volonté à ne pas l'approcher. C'était frustrant. Vexant. Était-il à ce point si inutile et négligeable à ses yeux ? A cet instant, malgré tout ce que le rouquin pouvait lui reprocher, Ethan avait l'impression d'être celui qui était jeté. « Pourquoi ?! Pourquoi tu ne peux pas ?! Qu'est-ce qui t'en empêches ? Quelqu'un ? » Une main tremblante vint cacher cette bouche haineuse et brisée. Il en avait assez d'être seul. Ca allait bien avant qu'il le connaissait. Ca allait bien juste s'il était en bon terme avec. Mais là... Là Drake ne voulait juste pas de lui. Ni le voir. Ni l'entendre. Ni le toucher. Ni lui parler. C'était horrible. Il avait déjà ressenti cette sensation d'abandon, mais se voir rejeter si fort, d'une voix si convaincue, c'était douloureux. Très douloureux. Il avait l'impression d'être seul, enfermé dans une cage sombre sans fin. Autrefois il y avait des bougies dans cette cage, et puis tout s'était éteint.

Le plancher avait cédé.
Depuis ce jour il lui semblait
Tomber sans fin.

Chaque mot était comme une flèche dans sa chair. Elles le faisait tourbillonner et pourtant, n'arrêtaient pas sa chute. Au contraire, elles accentuaient cette sensation de tomber. De vertige. Et malgré tout, malgré ce sentiment qui rongeait son coeur, Ethan voulut s'approcher. Il fit un pas en avant, la main devant lui, comme s'il voulait toucher le rouquin du bout de ses doigts. Une dernière fois au moins. Il paraissait perdu. Comme il l'était lui. Mais il stoppa son geste. Pourquoi il n'en savait rien, il n'osait pas. Probablement de peur d'être rejeté une nouvelle fois. Finalement, est-ce que ça valait tant que ça pour lui ce besoin d'avoir Drake pour lui seul ? Sa raison lui disait que non. Mais son coeur, celui qu'il n'écoutait jamais, lui hurlait que oui. Il voulait emprisonner ce corps recroquevillé dans ses bras puissants, et ne plus le lâcher. « Partir ?! T'as été le premier à m'tourner le dos ! » Un geste si puéril. Qui avait pourtant détruit cette bonne humeur et cette tendresse. Drake lui avait tourné le dos, alors qu'Ethan ne demandait qu'un peu d'attention. Alors, oui, il avait préféré se changer les idées. Oublier. Peut-être qu'il était con. Mais ce n'était pas que de sa faute. Mais Drake se redressa. Il vint lui lancer à la gueule ce qui devait croupir depuis tant de temps. Cela fit voler en éclat le pauvre self control du brun, qui serra les dents. « Ouai jsuis une pourriture, tu devrais l'savoir depuis l'temps. Mais bon, ça a dû faire passer le temps pour toi de rester avec moi pas vrai ? Tu m'lâches comme une putain d'merde, toujours. J'me tape des putes et alors ? C'est mon taff c'est pas nouveau ? Si t'es pas content fallait t'barrer quand tu voulais ! Et puis, qui c'est l'crétin qui a pourrit l'ambiance ce f'meux soir ? Toi l'connard ! Toi qui t'es tourné comme si j'étais qu'une putain d'attraction, que tu enclenches quand t'as envie ! J'suis pas ton putain de passe-temps, j'suis peut-être un connard, mais j'suis franc putain. Et toi tu l'es pas. » Ca y est. Ca y est, le pauvre sentiment qu'il avait venait de disparaître, écrasé par la colère. Maintenant, c'était plus question de remords et d'excuses. Il le prenait pour un con. Il l'humiliait ? Ethan allait lui défoncer tellement la gueule qu'il ne se reconnaîtrait plus devant le miroir. Il allait remplacer cette haine par la douleur, et la tristesse. La même qu'il avait tenté de partager avec Drake, et que ce dernier avait piétiné sans regret. J'en ai rien à foutre. Ah c'était comme ça. Si douloureux. Ca crevait le coeur. Les miettes.

J't'aime.

Une tornade, qui vint instantanément balayer cette haine intense, et tout ces sentiments négatifs. Ne restait plus rien. Rien que du vide, et un visage figé dans le silence. Les yeux sombres fixaient le rouquin, qui semblait aussi perturbé que lui. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Quoi ? Qu'est-ce que. Aimer ? Il s'était trompé ? Trompé de mot ? Lapsus ? Que. Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Ethan n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Ce verbe, il l'avait tellement entendu. Et pourtant, il ne lui avait été destiné qu'une fois. Il ne croyait pas un instant que Drake aurait pu être sérieux. Il ne voulait pas l'admettre plutôt. Aimer ? Lui ? Après tout ça ? Impossible... IMPOSSIBLE... IMPOSSIBLE. Alors le géant s'accroupit à son tour, envahit par ses pensées. Par cette simple phrase. Choqué. Déboussolé. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Comment était-on arrivé là ? Il plaisantait ? Non ? Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il braqua à nouveau son regard sur le rouquin, qui s'enfuyait. « Ah non, t'vas pas t'enfuir comme ça... » marmonna le brun en s'élançant à sa poursuite. Alors il lui bondit dessus, et l'enserra dans ses bras ce dose contre son torse, aussi fort qu'il le put. « Arrête de m'fuir putain ! Tu fais chier ! » Il marqua un silence, et posa son front contre l'épaule de Drake. « Pourquoi est-ce que tu as dis ça... ? Ce mot. Pourquoi tu l'as dis. Ca t'plaît de t'moquer de moi ? Me déstabiliser pour mieux fuir ? » Ethan le serra plus fort encore, comme s'il voulait l'absorber à tout jamais. Pour fusionner. Il sentait ses mains tremblantes contre le torse chaud du rouquin. Ce torse qu'il n'aurait jamais du trahir. « Je suis désolé, j'aimerais être moins con. Alors, s'il te plaît, reste avec moi. Je sais pas si ce que tu as dis est une blague ou pas mais... si c'est sérieux... laisse-moi le temps d'y réfléchir. Tout ça va beaucoup trop vite pour moi. Je sais je suis un peu bête. Mais t'arrives toujours à faire en sorte que je l'sois un peu moins... » Si malgré ça il continuait de le fuir, alors Ethan laisserait tomber. S'attacher à quelqu'un, c'est plus douloureux que de le fuir. Ouai, Ethan était un mec stupide, incapable de démêler ses propres sentiments. Mais il savait une chose, c'est qu'il avait besoin de Drake pour démêler ça. Il savait qu'il en avait besoin tout court. Parce qu'il ne voulait pas l'avouer, mais il y avait bien quelque chose qui voulait s'exprimer là-dedans ce coeur de pierre, même s'il ne savait pas quoi.

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BY MITZI


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Jeu 12 Avr - 22:14
Ethan
Des mots si durs.
Si tranchants.
Si violents.

Des saloperies. Les pires mots de cette Terre. Vous vous crachez vos regrets. Vos haines. Vos peines. Sans relâche. Sans arrêt. Sans même y penser. Comme si c'était plus simple. Comme si c'était la seule manière de trouver une solution. Une solution à ce problème. À ce qui vous bouleversent. À ce qui vous rongent lentement. Vous vous crachez des horreurs. Comme si c'était naturel. Comme si c'était vos pires ressentis. Mais tout ceci est faux. Tout ceci est vain. Oui, ça fait mal. Oui, c'est de la souffrance. Ça vous touchent. Ça vous brûlent. Et pourtant... tu as fini par le dire. Peu importe ses mots. Peu importe son poison. Tu as fini par le dire. Par l'avouer sans t'en rendre compte. Les mots qui voulaient sortir depuis ce soir-là. Ces mots qui prenaient formes au fond de ta trachée entre ses bras. Ils ont fini par s'échapper. Sans crier gare. Ils se sont envolés. Ils ont brisés le silence pesant. La pénombre et les ténèbres. Ils sont allés le frapper. Tout comme ils t'ont frappés. Parce que ce n'est pas ce que tu pensais. Drake, tu n'as pas songé à dire cela, mais cependant c'est fait. C'est trop tard pour les reprendre. Pour y réfléchir pleinement. Fuir est la seule solution qu'il te reste. Fuir avant qu'il ne revienne vers toi.
Mais ça aussi... c'est trop tard.
Fuir avant que sa chaleur ne te frôle. À une demi-seconde près. Sa chaleur. Ses bras. Son torse. Ils apparaissent. Soudainement. Subitement. Sauvagement. Il te serre si fort que tu ne peux nier sa présence. Que tu ne peux nier qu'il soit là. Si proche de toi. Tu te mords la lèvre. Pour retenir tes dires. Pour retenir ces sentiments fulgurants. Tu te mords la lèvre. Pour éviter de le redire encore. Pour laisser ces quelques mots s'évader. Tu l'aimes. C'est la seule réalité. C'est la seule vérité. Celle que tu voulais abandonner. Que tu ne souhaitais pas rencontrer. C'est terminé maintenant. Parce que ces sentiments vont t'assaillir. Ils le font déjà. Encore et encore. Ils viennent étreindre ton coeur. Ils viennent ronger tes barrières. Cet amour que tu lui portes. Peu importe à quel point tu peux être en colère. À quel point tu peux t'énerver. Peu importe, oui. De tout. Parce que c'est lui. C'est Ethan. Et tu es déjà prisonnier. De ses bras. De sa voix. De ses lèvres. De sa chaleur. De ton coeur. Tu fermes les yeux alors que tu vibres. Lentement. À son simple contact, mais bientôt la rage revient. Violente l'espace d'un instant. « Qui plaisanterait avec ça, pauv'con ?! T'me prends pour un connard ou quoi ?! Franchement t'es sérieux ?! T'crois que j'ai que ça à foutre de me payer ta gueule en te disant........ ça ?! » ça... parce que tu n'oses pas redire tes propres mots. Tu n'oses pas le lui dire encore. Tu n'as pas assez de courage. Mais cette colère se calme doucement. Tu laisses ton regard se perdre.

Tu laisses tes sentiments se perdre.
Glisser le long de ses bras.
Au creux de ses mains.

Lentement, tu viens poses tes mains. Sur ses bras. Sur ses mains qui tremblent. Tu hésites un moment, mais il ne compte plus te laisser fuir. Te laisser partir. Et finalement, tu es rassuré. Comme un gamin. Tu es rassuré, soulagé même. De savoir qu'il te retient encore. Que cette nuit-là, il ne t'as pas remplacé définitivement. C'est triste peut être. Con aussi qui sait. Et pourtant, ça te fait du bien. De savoir que ces filles ou ces mecs ne sont peut-être rien comparé à toi. Qui sait. Tu te prends à rêver. À y croire. Parce qu'il est là. Parce que ton dos repose contre son torse. Que tu retrouves le creux de ses bras. Encore une fois. Tu le souhaitais. Tant. Au plus profond de toi, tu crevais d'être si loin. D'être si loin de lui. « J'sais pas pourquoi je l'ai dit.... je l'ai fait c'est tout... C'est... c'est sortit tout seul. » tu perds une main sur ton front. Tu baisses la tête. Paumé. Oui, pourquoi est-ce que tu l'as dit, Drake ? « Merde me fait pas dire c'genre de truc sérieusement... tu m'saoules. » ta voix est frêle. Si fragile. Si fragilisé par tes propres dires. « Et puis, t'vas réfléchir à quoi ? J'te demande rien... » tu ne veux pas. Lui demander ça. Lui quémander son amour. Tu ne veux pas savoir la suite. Tu ne veux pas connaître sa réponse. Tu flippes rien qu'à l'idée de l'entendre te jeter. Parce que c'est déjà arrivé ce jour-là. Et tu t'es retrouvé si faible. Si démuni. Si seul. À pleurer tout seul. Maintenant tu sais pourquoi. Pourquoi cette souffrance. « Lâche-moi... s'il te plaît, Ethan. » parce que tu trembles. Tu ne sais plus quoi faire de toi. Des pensées qui s'amassent maintenant. Tu lui demandes de te laisser partir, mais ta main le retient. Elle serre son poignet. Si fermement. Si fortement. Elle lui demande inconsciemment de rester.
De rester ici.
Près de toi.
Doucement, tu finis par relever la tête. Doucement, tu relèves les yeux sur lui. Pour rencontrer sa tête contre ton épaule. Tu as ce visage tiré. Par la colère. Par la rage. Cette expression est si faible cependant. Tordue dans une incompréhension. Dans ta surprise. Dans ce que tu réalises. Dans ce que tu acceptes enfin. Oui, tu n'as plus d'autre choix que d'accepter tes sentiments. Maintenant tu le sens. Ce bonheur serein. Ce bonheur simple. C'est niais au possible. Il y a cet embarras qui te bouffe. A cet instant plus que jamais.

Ça dégouline.
Et tu rages.
Marmonnant.
« C'est n'imp, tch... »
Souvent je mens pour aussi papillonner
Me faire croire que les passant pourraient être tous intéressants
BY MITZI


Ven 13 Avr - 12:12
J'ai le coeur random d'hommes

Il le sentait vibrer dans ses bras.
Comme s'il hésitait.
Entre la peur et la colère.

Ethan ne répondit rien. Il resta simplement à l'écouter, et laisser écouler un silence pesant. Que pouvait-il bien lui répondre ? Que oui, il avait pensé qu'il était de ce genre ? Qu'il était le genre de connard à lui donner de faux espoirs, juste pour ruiner davantage ce coeur émietté ? Non, il n'allait certainement pas répondre ça. Il aurait pu. Il le voulait, le désirait tellement. Mais les mots ne voulaient pas sortir. Comme s'ils savaient en sortant, ils ruineraient cette relation qui tenait à un fil fragile et léger. Un lien si faible. Qui se romprait à la moindre parole de travers. Au moindre acte déplacé. Ethan restait là, debout et silencieux. Il appréciait la chaleur du rouquin. Il arrivait même à apprécier sa colère. Parce qu'au moins, il ne l'ignorait pas. Et pourtant, il n'arrivait pas à se sortir de la tête que Drake n'avait pas plaisanté. Il l'aimait. Comment était-ce même possible ? Comment pouvait-il... aimer ce qu'il était devenu ? Aimer ce déchet qu'il était, à se vautrer dans la Luxure, sans but, sans rêves, sans route. Sans désir. C'était le vide total. Sa vie comme cette réponse qu'il n'avait pas. Il n'avait aimé qu'une personne, et l'aimait encore. Ce genre d'amour que l'on croit inoubliable, impensable, idyllique. Ce genre d'amour qui s'est brisé lorsqu'elle a disparut. Tout tournait dans sa tête, il en venait même à ignorer les doigts de Drake contre les siens. Le brun pensait à Lily. Il y pensait si fort, son coeur se serrait à s'en rompre. Ca avait été la femme de sa vie, et ça le serait à jamais. Alors... Alors avait-il seulement le droit de penser à quelqu'un d'autre ? Ses cauchemars le terrifiaient. Il avait peur. Peur d'oublier Lise. Peur d'oublier le pourquoi de sa présence ici. Peur de retrouver celui qu'il était avant. Ses sentiments. Cette douleur. Il n'en voulait pas. Et pourtant, sentir ce corps chaud contre lui, c'était si agréable. Si tendre. Même si Drake n'était qu'une bombe à retardement. Alors ils seraient deux.

Mais a cet instant, même si il désirait le rouquin plus que tout, il ne voulait pas y penser. Penser à ce sentiment. A la parole de Drake. Cet aveu. Ca le dépassait complètement. C'était beaucoup trop pour qu'il arrive à gérer ça. Et malgré ce dernier qui l'évoquait avec peine, Ethan resta silencieux, son visage invisible des yeux de l'objet de son dilemme. « ... » La voix continua, le timbre grave venant tinter à son oreille. Alors il leva ses yeux sombres, les posant sur l'horizon, les pupilles vagues. « A t'entendre, c'est d'ma faute... » Il soupira, venant glisser son nez sur sa peau douce. « Je sais que j'suis un connard, mais arrête de faire comme si j'devais ignorer ça. » Ca. cette fameuse phrase. Qui provoquait en lui tellement de remous. D'émotions aussi négatives que positives. « C'est aussi important pour toi qu'pour moi. » C'était la vérité. Si Drake regrettait de l'avoir dit, et semblait terrifié de ça, Ethan n'était pas en reste. Alors il prendrait le temps pour y réfléchir. Même si ça veut dire rester enfermé dans le noir pour que tout soit clair.

Il le sentait trembler. Le rouquin voulait à nouveau fuir. Mais les bras du brun se fermèrent davantage contre lui, sa voix sombre. « Non. » Ethan ne sait pas si ce dernier est sérieux. S'il veut réellement le fuir. Mais sa tête se tourna, et le brun manqua d'esquisser un sourire moqueur. Il se retint avec peine, appréciant ce visage rouge, colère et haine. Et pourtant, il le trouvait si attendrissant. Ca lui donnait envie de lui fondre dessus, comme un rapace, et de le serrer toujours plus fort, toujours plus désireux, pour revoir cette mine embarrassée. Le grand brun soupira, blasé. « Arrête de faire cette tête. Tu t'rends pas compte à quel point j'ai encore moins envie d'te lâcher quand j'la vois. » C'était presque mignon de le voir râler comme ça, la tristesse et l'amertume du Luxurieux semblaient presque disparaître. Il ne savait pas ce qu'il ressentait pour Drake. Il n'en savait rien, et c'était frustrant. Mais il le voulait. Il le voulait pour lui, lui seul. Et ça, c'était une certitude, il n'en avait jamais douté. Il ne lâcherait pas l'affaire, même si Drake devait le fuir au bout du monde. Il le suivrait, et détruirait ce qui l'empêchait de le rejoindre. Ethan avait bien des défauts, mais il était déterminé quand il le voulait. « ... eh. » Il marmonna, toujours sa mâchoire sur l'épaule du rouquin. « Tu m'pardonnes ? »

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Merci Asteria ♥:
 

Lun 16 Avr - 17:38
Ethan
Un abîme.
De sentiments.
Dans un tourbillon.
D'égarement.

Tu ne sais plus. Pourquoi ? Comment tout ceci est arrivé ? Tu ne sais plus. Pourquoi tu as parlé. Pourquoi les mots se sont échappés. D'où ils viennent. À être dans le déni, on se surprend. Un jour ou l'autre, on en vient à dire des choses. Lorsque les pieds touchent le mur qui se dresse dans notre dos. Lorsque l'on ne touche plus le fond. Que l'on se noie depuis trop longtemps. On en fini par dire des choses inattendues. Des choses comme ces quelques mots. Qui résonnent encore profondément. Autant en lui qu'en toi. Ils n'arrivent plus à s'effacer. Ils s'accrochent. Pour que tu ne puisses pas les renier. Non, pas encore une fois. Tu l'as déjà fait. Si souvent. Tellement souvent. Tu l'as déjà fait ce soir-là. Peut-être depuis toujours. Tu ne sais pas. Tu l'as fait. Pour te protéger. Pour barricader ce coeur usé. Par les autres. Par la vie. Vous êtes des animaux blessés. Ceux qui grognent et qui rejettent par instinct de survie. Mais tes instincts de survies ont disparu. Ils ont fuit. Lassés de tes erreurs. De ta stupidité. De ce tout qui te représente. Ils ont laissés place à l'instinct primaire. À l'impulsion. Au débordement. Et maintenant tu es là. Coincé entre ses bras. Il ne veut plus te laisser fuir. Te laisser partir. Il refuse que tu lui tournes le dos encore une fois. L'espoir. C'est de l'espoir que tu lui offres. L'espoir d'avoir une place. Bien trop grande. Bien trop importante dans ta vie. Dans ton existence. Dans ton être. Oui, c'est de sa faute tout ceci. C'est de sa faute si tu as réagit tellement de fois. Si tu gueules à chaque fois. Si le fait qu'il touche à d'autres, te blesse. C'est de sa faute. Tout ceci. Tout ce que tu deviens maintenant. Tout ce que tu es à présent. C'est de sa faute. Cette possession. C'est elle qui a engendré ce sentiment. De dépendance. D'amour. Parce qu'il te veut tellement que ça t'ébranle. Que ça te frôle. Ça te touche doucement. D'une caresse bien trop tendre. Au fond de toi, ça te fragilise à son contact. Autant que ça te renforce. « T'es chiant. » que tu murmures. La voix basse. Presque éteinte. Touchée. Tu ne lui demande rien, mais il te tient. Peu importe ce que tu diras, il est trop tard Drake. C'est fini. Tu as ouvert la porte. La boîte de Pandore. Le chemin qui mène jusqu'à toi. Le seul endroit où l'on peut te détruire.

Tu as perdu la clé.
Pour te protéger.
Cette intimité.
Rempli de faiblesses.

Tu es humain. De ceux qui s'attachent et qui ne lâchent pas. De ceux qui s'ancrent de plus en plus loin. Qui se perdent quand on lâche leur main. Voilà pourquoi tu avais tout fermé. Tout clôturé autour de toi. Pour qu'ils ne puissent plus jamais t'atteindre. Mais c'est terminé. Et c'est cette réalité qui te rend fébrile. Incertain. Tu ne sais pas. Ce que tu dois faire. Ce que tu dois dire. Pour avoir une chance de refermer la porte. Si tu mènes bien la danse, c'est possible. C'est possible. C'est impossible. Lorsque tu croises ses yeux. Lorsque tu l'écoutes. Tu le comprends bien. Il demande ton pardon et tu n'arrives pas à le rejeter. À lui dire d'aller se faire voir. Tu n'arrives pas à sortir la vacherie que tu viendrais naturellement en temps normal. « … J'devrais ? » que tu demandes. Te débattant avec toi-même tant bien que mal encore. C'est difficile. Tu as ce oui au bord des lèvres. Qui dégouline. Qui ne se prononce pas. Parce que tu détournes les yeux. Pour fixer le sol. Pour fuir. Tu pourrais tout accepter à cet instant. De lui seulement. Tu pourrais tout endurer. Parce que tes sentiments s'affolent. Ils se déversent et ça te donne la nausée. C'est si niais dans tes pensées que tu aimerais t'arracher la langue. Avant de dire une connerie. Le genre de chose qui n'est pas toi. Que tu as oublié depuis tellement d'années. Que tu as supprimé de ta vie. Comme les mots que tu as dit.
« Seulement... si tu touches plus quelqu'un après moi. »
Tu le dis. En retenant une partie. Quelque chose d'égoïste. Quelque chose que tu n'as pas le droit de demander. Parce que tu ne veux rien. Tu n'attends rien, Drake. Dans ton esprit tout du moins. Ton coeur, lui... il crie d'agonie. Il supplie. D'être l'unique. D'être le seul. Et ça te rend malade. Plus encore que les secondes s'égarent. Ta gueule. Cette pensée te traverse. Violente et amère. Contre une partie de toi. « Si... Si t'touches une meuf ou un mec alors que t'viens d'coucher avec moi, j'te jure que j'te flingue. » tu précises. Incertain qu'il comprenne sinon. C'est la seule chose que tu te sens légitime de demander. À cet instant. À jamais sûrement. « Aussi... j'suis désolé. C'soir-là... j'ai pas tourné l'dos parce que je m'en foutais... j'voulais te laisser de l'espace... j'ai jamais cherché à te blesser. » mal à l'aise. Maladroit sûrement. Tu gardes ce regard troublé sur le sol. La tête basse. Pourtant, tu te tiens toujours droit, Drake. Il n'y a que ton regard qui fuit. Qui le fuit. Pour tenir le coup. Avant de déballer une connerie. Quelque chose que tu regretteras sans nul doute. « J'vais pas fuir... alors lâche-moi. » que tu supplies légèrement. Tu ne tiens plus d'être si proche de lui. Ça fout le bordel dans tout ton être. Ça fout le bordel dans tes pensées. Ça fout le bordel dans ton coeur.

C'est le pire.
Tant il se grave.
Un peu plus à chaque fois.
Tant il s'ancre.
Au fer rouge sur ta peau blessée.
Souvent je mens pour aussi papillonner
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