SEVEN SALEM EN BREF
Un soupçon de sorcellerie, une pincée de pouvoir, une poignée de péché, un poil de liberté et un bon gros morceau d'étrangeté. Mélangez le tout et obtenez Salem, ville de recommencement. Un havre de paix bizarre, mais agréable. Un lieu de magie et de surnaturel, de spectacle et de jamais vu. Salem est là pour te surprendre jeune Sorcier, et elle compte bien réussir. Elle enivrera tes sens peu importe qui tu es et où tu vas, tout en te laissant cette liberté que tu n'as jamais eu. Tu seras libre d'oublier ton passé et tes erreurs, pour te concentrer sur l'avenir.
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You say the nicest things, but never in writing [PV Ailsinn]
Ven 26 Jan - 15:09
You say the nicest things, but never in writing

Le poing rencontra la table. Rage, colère, et un peu de douleur.

« Putain, tu me fais chier.»

Toujours ce mot à chaque journée.
Toujours le même, il revient comme le cycle des saisons, comme le soleil le matin.
Il revient comme des giboulées en plein moi de mars.

Ethan en avait marre de Naruhito le prenne pour son coursier. MÔssieur s'amusait avec ses gonzesses donc Môssieur ne pouvait pas sortir rendre son putain de livre.

« Les mystères du BDSM tome 3 ? Tu déconnes là ? »

Mais après une rapide conversation et un petit arrangement, Ethan avait fini par accepter malgré lui. Le livre dans un sac opaque, bien décidé à ce que personne ne puisse lire le titre, il était sorti de l'immeuble presque au pas de course, souhaitant abréger cette souffrance au plus vite. La silhouette sombre traversait les rues comme une ombre, regardant parfois la direction sur son cellulaire pour ne pas se tromper. Il arriva finalement devant la façade boisée de la Librairie Bibliothèque de Salem, en un seul morceau. Il soupira en poussant la porte, entrant dans un monde complètement étranger pour lui. Lire il n'aimait pas ça le moins du monde, c'était ennuyant, et long, et chiant, enfin bref il n'aimait pas ça. Lise lisait autrefois, et il avait jeté un coup d'oeil à ses bouquins : tous parlaient plus ou moins d'enquêtes policières ou des romans bien trop fleurs bleus pour plaire au brun. Les seuls choses qui avaient pu attirer ses yeux sombre étaient les magasines de bricolage et d'aviation qu'elle lisait avec avidité. Ethan adorait la façon dont elle triturait ses cheveux d'un doigt, plongée dans le magasine comme dans un monde fantastique.

Les semelles humides du brun effleurèrent le parquet craquant, et il se dirigea vers le comptoir de la librairie, déposant le livre avec un sourire devant la jolie jeune fille qui s'en occupait.

« Bonjour, je viens rendre le livre d'un ami. »

Finalement malgré l'air un peu apeuré de la jeune fille, Ethan réussit à faire comprendre sans rien dire que ce n'était pas lui qui l'avait emprunté. Il finit par la saluer d'un air charmeur, et tourna les talons. Distrait, il vint flâner côté bibliothèque, impressionné par tous les livres qui s'y trouvaient. Jamais il n'aurait pu en lire un seul, même si sa vie en dépendait. Il passa une main absente sur la couverture bleue d'un bouquin un peu poussiéreux et jeta un coup d'oeil autour de lui. Il n'y avait pas grand monde, comme il le pensait. Après tout, qui aimerait venir dans un endroit pareil ? Un instant il ferma les yeux, imaginant comme Lise aurait été heureuse ici. Mais secouant la tête, il pivota rapidement sur ses talons, faisant demi-tour, et percuta quelqu'un qui se trouvait derrière lui. Se frottant le bras, il tendit une main à la jeune fille qu'il venait de percuter, embêté :

« Je suis désolé, tu vas bien ? »

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BY MITZI
Ven 26 Jan - 19:27
La veille, ç'avait été la pleine lune, et dès l'instant où le disque d'argent était apparu dans le ciel, Aislinn s'était sentie changer. Elle s'était retrouvée dans un petit corps souple de chat du Bengal, et quand elle était arrivée devant le miroir de la psyché, seul luxe véritable de sa petite chambre d'hôtel sous les toits, elle avait reconnu les fleurs sombres caractéristiques sur la robe roux foncé, et les yeux... Elle avait les yeux bleu pâle, ses yeux d'humaine. Elle avait passé toute la nuit à paresser et se languir, excepté une heure qu'elle avait consacré à une chasse chanceuse qui l'avait laissée repue, même quand elle s'était réveillée, nue, à la lumière du soleil. Et elle s'était sentie... Mieux qu'elle ne s'était jamais sentie sur cette île.
Ce regain d'optimisme l'avait rendue radieuse dans les rues de Salem, et un passant charmé par sa voix et la sensualité qu'elle dégageait avait laissé un billet de cinquante livres sterling dans son chapeau, de quoi s'offrir un bon repas de midi et avoir encore quelques économies. Elle s'était régalée d'une bonne assiette de pâtes au saumon et puis elle avait pris le chemin de la bibliothèque. Elle n'y avait pas encore vraiment mis les pieds, elle n'était pas là depuis assez longtemps, et aujourd'hui, c'était l'occasion, pas vrai ? Elle pouvait arrêter de faire la manche.
L'atmosphère paisible la charma aussitôt. Elle avait toujours adoré ce calme, cette chaleur un peu sèche, le murmure des pages. Elle salua la bibliothécaire au comptoir et trouva bien vite le rayon des romans pour jeunes adultes.
Aislinn... Aislinn avait un petit plaisir secret. Celui des romances érotiques. Elle adorait ces livres, même si elle n'avait jamais pu en ramener un seul à la maison, de crainte que ses parents tombent dessus. Et en même temps elle se détestait d'aimer lire ces livres parce qu'en quelque sorte ça donnait raison à ses harceleurs quand ils la traitaient de salope. N'est-ce pas ? Mais ici il n'y avait personne pour la voir. Sa main s'attarda sur un titre prometteur, elle lut le résumé, rougit... et s'en empara. Elle se trouva bien vite un pouf confortable dans lequel elle s'installa, et commença à lire.
Et bigre que ce roman était bon. Il la faisait rougir, lui donnait chaud, et tant qu'elle lisait elle était incapable de faire rentrer ces maudites oreilles de chat qui lui poussaient à la moindre émotion forte. Diable, elle en avait même les mains crispées sur les côtés du livre. Il ne lui fallut que deux petites heures avant de le terminer, et elle en voulait encore. Était-ce les années à se priver de ce plaisir qui le lui avaient fait découvrir avec tant d'intensité ? Elle ne le saurait sans doute jamais.
Encore un peu dans la lune, elle se leva pour aller reposer son livre. Devant elle, un homme, dos large, stature agréable, cheveux noirs. Elle frissonnait encore un peu de sa lecture, les pupilles dilatées et ces fichues oreilles - sérieusement, il ne lui manquait plus qu'une queue, comme c'était arrivé par deux fois, pour ressembler à ces filles qu'on voit sur les photos des conventions à Londres, sauf qu'elle, elle n'était pas à moitié nue.
Le chemin de ses pensées s'interrompit soudain, elle sentit un choc, de la chaleur, et puis elle tomba, surprise et sonnée. La chute fut douloureuse, mais elle parvint à rattraper le livre. Elle leva la tête. L'homme qui avait été devant elle la regardait. Il avait l'air aussi surpris qu'elle, et un peu navré. La vieille méfiance se réveilla dans le coeur d'Aislinn, dévorante, malsaine, mais elle s'efforça de la cacher, comme elle l'avait toujours fait.
« Je suis désolé, tu vas bien ? »
Il avait une voix plutôt agréable. Elle prit sa main. Elle se sentait tellement plus réceptive à la chaleur depuis que ce truc lui était arrivé, avec le gamin et la douleur, et que des maudites oreilles lui poussaient sur le crâne à tous bouts de champ. Enfin, des oreilles de chat. À la place de ses oreilles humaines. C'était toujours aussi bizarre. Et cette nuit de pleine lune... Le délice que ça avait été lui arracha un nouveau frisson languissant.
« Hum... Merci. Ce n'est pas grave. Rien de cassé. Et vous ? Je ne vous ai pas fait mal ? »
Absurde qu'une fille frêle comme tout d'un mètre cinquante à peine puisse faire mal à qui que ce soit en lui rentrant dedans, mais Aislinn était une jeune fille polie et bien éduquée. Elle avait appris à prendre soin des autres. En sentant la poussée caractéristique sur son crâne, elle sursauta, catastrophée.
« Oh... Oh non... Je suis désolée ! »
Elle dut se concentrer pour que ses oreilles redeviennent humaines, les joues d'un rouge cramoisi. Cela lui semblait si... intime, cette histoire d'oreilles. Dans ce monde bizarre, c'était sans doute une forme d'impolitesse, d'intimité ou quelque chose du genre, parce que la patronne de l'hôtel la fusillait toujours du regard quand ça arrivait sur scène.
Et là... Devant cet inconnu...
C'est bien ma veine.
Ven 26 Jan - 20:01
You say the nicest things, but never in writing

Ethan sourit et laissa échapper un petit rire, il n'était pas fâché, loin de là, même plutôt amusé de la réaction de la jeune femme. Il la tira en avant pour la relever, observant d'un air curieux les oreilles qui semblaient n'en faire qu'à leur tête. C'était marrant ça, est-ce qu'elle le contrôlait ? Apparemment non au vu de son embarras...

« Oh il m'en faudrait plus que ça, tout va bien ! »

Oui en effet, au vu de sa taille minuscule par rapport à lui, cela semblait bien ridicule de lui demander s'il allait bien. C'était plutôt lui qui avait peur de lui avoir brisé trois côtes d'un coup. La jeune fille semblait terriblement gênée de ces fameuses oreilles de chat et cela accentua le sourire du brun. Il n'avait pas vu beaucoup de Garou depuis qu'il était ici, et la jeune fille devant elle semblait mal contrôler sa propre nature. Lui n'avait pas eu ce problème de contrôle, étant Incube, il s'agissait d'un simple contact, ou d'un long visuel dans les yeux de la cible. En soi, rien qui justifiait le contrôle de son propre corps.

Ethan était amusé, ça avait refait sa journée, et chasser la colère que lui avait provoqué Naru avec son bouquin stupide. En plus, l'air rouge de la jeune fille lui donnait envie de plaisanter encore, mais il préféra éviter de la gêner davantage, pensant qu'elle allait finir par exploser si ça continuait. Il remarqua alors le livre dans sa main, et même s'il n'arriva pas à en lire le titre, la couverture était suffisamment explicite pour qu'il en saisisse le contenu rapide. Son sourire devint moqueur, mais il ne fit aucun commentaire. Comme il le pensait précédemment, s'il plaisantait une nouvelle fois,il semblait qu'elle allait mourir de honte.

Il préféra pointer son crâne à la crinière bleue, très originale ceci dit :

« Tu es une Garou n'est-ce pas ?  Ça t'arrive souvent les oreilles qui poussent ? (petit rire) Ne t'excuse pas, c'est assez drôle à voir...»

Il se demandait si cette moindre réflexion allait lui faire gagner une autre teinte de rouge, c'était assez amusant à deviner. Mais en la regardant attentivement, elle était mignonne avec ses couettes et son air désolé, pas trop son style quoique, il n'en savait pas grand chose, mais elle lui faisait penser à une poupée. Neko. Comme celles qu'on voit dans les mangas ou les regroupements de fan de cosplay. L'idée amusa davantage le brun. Elle était peut-être gênée de ça qui sait ? De l'avis d'Ethan, manquait que la queue.

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BY MITZI
Jeu 15 Fév - 17:37
Le rire de l'homme secoua Aislinn. Elle n'avait plus l'habitude d'être secouée par ce genre de choses. Celles qui ne faisaient pas mal. Elle contracta ses épaules pour essayer de les empêcher de frissonner. Depuis qu'elle était ici, elle sentait tout un tas de choses bizarres dans son corps, surtout depuis le truc avec l'enfant bizarre et tous les autres gens. Et c'était encore pire depuis cette nuit où elle était devenue un chat. Un chat ! C'était à n'y rien comprendre... On se serait cru dans un des romans qu'elle affectionnait. Pour une fois qu'elle pouvait dire que sa vie ressemblait à un roman...
L'homme la toucha pour l'aider à se redresser et ce fut comme si des petits arcs électriques couraient sur sa peau sans lui faire mal, juste la réchauffer et lui donner envie de s'étirer de tout son long, de contact, un faim-éclair qui la déserta dès que le contact fut rompu, si vite qu'elle n'eut même pas le temps de s'attarder dessus.
Elle intercepta le regard de l'homme sur son livre et soudain elle eut atrocement honte de l'avoir tant aimé, d'avoir eu chaud et souri en le lisant et envié la place de l'héroïne aimée pour son corps et son esprit, vénérée avec les mains et les mots d'un homme-héros-prince-charmant comme elle en avait toujours rêvé. Elle dut bander sa volonté pour empêcher les larmes de lui monter aux yeux. Hors de question de pleurer encore.
« Tu es une Garou n'est-ce pas ? Ça t'arrive souvent les oreilles qui poussent ? Ne t'excuse pas, c'est assez drôle à voir...»
Drôle ? Il trouvait drôles sa gêne, son humiliation, sa perte de contrôle ? Le contrôle de soi, c'était tout ce qu'il était resté à Aislinn au moment de choisir la mort. Parce que la liberté de choisir allait avec le contrôle. Elle dut serrer les lèvres pour ne pas répliquer vertement. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus eu un mot dur, alors qu'avant tout ça, elle avait été capable de frapper violent et juste avec ses mots pour se défendre. Elle n'était plus qu'une loque.
« Oui, ça arrive tout le temps et c'est horrible. Ca n'a rien de drôle, c'est juste voir mon corps être dépossédé de ma volonté. Non, ce n'est pas drôle. »
Relevant son petit menton tremblant d'indignation, elle parvint à contourner l'homme et fit quelques pas dans la direction du rayon des livres de plaisir, quand elle sentit un drôle de tiraillement au bas de sa colonne vertébrale. Cette fois les larmes montèrent pour de bon quand la douce queue souple se fraya un chemin entre le haut de sa jupe et le bas de sa chemise trop grande pour s'enrouler en point d'interrogation presqu'à hauteur de ses omoplates. Bon sang, elle avait déjà vu des chattes faire ça. Quand elles avaient leurs chaleurs. Ce n'était plus humiliant à présent, c'était pire que ça, et la colère, sombre, autodestructrice, remonta en elle comme un bouillon de lave pour tout dévaster, et se tournant vers lui pour que son regard couleur de glace, plein de larmes, croise ses yeux sombres, enfin les mots pleins de fiel qu'elle n'avait jamais prononcés en trois ans de calvaire sortirent, mais pas à destination de son tortionnaire.
« Vous devez être content maintenant, le déguisement est complet. Ah, oui, c'est drôle, n'est-ce pas ? »
Dire que si elle avait écouté cette étrange et nouvelle part d'elle, elle aurait été plutôt d'accord pour dire que l'homme semblait doux, et lui donnait chaud... Mais elle ne pouvait écouter ces envies sombres et dégoûtantes qui lui avaient valu avant même qu'elle les aie de vouloir mourir, alors il ne lui restait qu'à nier ; il n'y avait plus aucune chaleur, seulement cette humiliation devenue blessure.
Jeu 15 Fév - 18:06
You say the nicest things, but never in writing
Le visage de la jeune femme sembla se crisper et ses yeux donnaient l'impression au géant brun qu'elle allait se mettre à chialer. Non pitié pas ça, il avait horreur des femmes qui se mettaient à chialer, c'était tellement ennuyant. Et cette réponse sèche, si brusque, fit hausser les sourcils du Luxurieux, décidément surpris qu'elle réagisse ainsi.

« Hum, désolé si je t'ai mise en colère ? C'était censé être une simple plaisanterie... »

Le brun soupira, ennuyé. S'il devait maintenant surveiller ses paroles dès qu'il parlait à quelqu'un, ça allait rapidement le faire bien chier. Il avait horreur de contenir sa personnalité juste pour faire plaisir aux autres, il préférait être lui-même et que si on ne l'aime pas, eh ben qu'on ne vienne pas lui casser les couilles. La drôle de femme le contourna pour aller ranger son livre, et c'est a cet instant qu'elle sembla réellement sur le point de craquer, littéralement. Une jolie et longue queue noire venait de se glisser hors de ses vêtements, venant prendre l'air et s'agiter comme une curieuse bestiole. Le brun masqua son sourire légèrement moqueur d'une main, essayant d'éviter de froisser la jeune fille davantage. Mais celle-ci craqua très bien toute seule, et Ethan fronça les sourcils, s'approchant d'elle. Il plaqua une main contre une étagère, pendant que la seconde se posait sur sa taille. Il se doutait que s'il touchait maintenant la jeune femme, aussi jolie soit-elle, son entrejambe en prendrait sûrement un coup. Il la toisa d'un air sévère, mais pas violent comme lorsqu'il était réellement énervé. Non, il était simplement ennuyé.

« Bon écoute, clairement ce n'est pas de ma faute si tu sais pas contrôler ton corps, donc je te prierais de ne pas passer ta rage sur quelqu'un que tu connais à peine. De plus, tout les Garous sont passés par là à un moment, donc au lieu de te plaindre, tu ferais mieux de t'entraîner à contrôler ta forme animale si celle-ci te fait autant chier. »

Un sourire flotta un instant sur les lèvres du grand brun, et sa main libre quitta sa hanche pour venir attraper la queue qui ondulait paresseusement dans le dos de la jeune femme. Il fut étonné de la douceur du pelage, terriblement attrayant et soyeux. Il braqua à nouveau son regard sombre et profond dans celui de son interlocutrice blessée et vexée, puis sourit en relâchant la queue douce.

« En toute honnêteté, je ne trouve pas ça si déplaisant à voir... C'est... sexy. Et puis en soit, il y a tellement de Garous en ville que personne ne ferait attention à toi, même si tu en as honte. »


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BY MITZI
Jeu 15 Fév - 18:40
Aislinn détestait les espaces confinés avant d'arriver dans ce drôle d'endroit. Pourtant, cette nuit, sous sa forme de chat, elle avait adoré se blottir dans le minuscule espace entre un tas de vêtements et le radiateur de sa chambre. Elle avait à peine la place de s'installer, mais elle se souvenait de s'être sentie... En sécurité. Et ce qui était incompréhensible, c'était que ce sentiment s'épanouisse en elle comme une fleur au printemps alors que l'inconnu la coinçait contre une étagère, la faisant se sentir petite et frêle. Jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche. Pourquoi les hommes gâchaient-ils toujours tout ?
« Bon écoute, clairement ce n'est pas de ma faute si tu sais pas contrôler ton corps, donc je te prierais de ne pas passer ta rage sur quelqu'un que tu connais à peine. De plus, tout les Garous sont passés par là à un moment, donc au lieu de te plaindre, tu ferais mieux de t'entraîner à contrôler ta forme animale si celle-ci te fait autant chier. »
Une vision de griffes sorties, d'un éclair de lumière sur des crocs découverts, d'odeur du sang d'une proie et de satisfaction de chasse. Le tout la traversa en un éclair et la laissa glacée. Depuis quand était-elle capable d'une telle violence, même en pensée ? Depuis quand était-elle si prompte à monter sur ses grands chevaux ?
Ce n'était pas elle, tout ça. Elle allait s'écraser à nouveau, mortifiée, quand l'homme saisit le bout de sa queue. Cette fois-ci, le frisson qui l'agita était mêlé de désir et de soumission, si intense que tout son corps réagit, de ses pupilles dilatées à ses chevilles tremblantes en passant par le feu au creux de ses reins. Elle avait déjà ressenti un centième de tout ça en lisant un roman particulièrement osé, et là l'intensité de cette sensation l'aurait effrayée si la langueur n'avait pas été si forte, écrasant tout sur son passage.
« En toute honnêteté, je ne trouve pas ça si déplaisant à voir... C'est... sexy. Et puis en soit, il y a tellement de Garous en ville que personne ne ferait attention à toi, même si tu en as honte. »
Elle entendait plutôt le timbre, chaud, grave, profond, que les mots en eux-même. Il l'avait relâchée mais tout son corps appelait sa main comme si elle pouvait faire le dos rond pour prolonger la caresse et elle sentait encore comme l'ombre de ses doigts, chauds et sûrs, avec tant de netteté que toute la concentration dont elle aurait eu besoin s'était envolée.
« Qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce que cet endroit est en train de me faire ? Pourquoi ai-je envie d'être touchée alors que je devrais fuir le monde entier ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de ne plus rien contrôler ? »
Aux prises avec son corps en feu, elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle avait pensé à voix haute, d'une voix à la fois douce et un peu rauque, comme si elle avait bu quelques gorgées de whisky - et le feu qui l'embrasait avait quelques points communs avec celui qu'on ressent en goûtant à cette boisson terrible et délicieuse.
Jeu 15 Fév - 20:55
You say the nicest things, but never in writing
Le visage de la jeune femme semblait passer par toutes sortes d'émotions, aussi rapides qu'un coup de vent. Ethan les voyait plus ou moins, et adorait les remarquer sans rien dire, se demandant laquelle allait prédominer. Mais ce qui fut le plus drôle aux yeux du brun, ce fut son étrange réaction lorsqu'il saisit sa queue. La première chose qui lui vint à l'esprit fut la chose la plus évidente pour la jeune femme qu'il avait devant lui : une chatte en chaleur. Est-ce que c'était réellement le cas ? Elle semblait en redemander, comme tendre le dos pour se faire gratter, et ce genre de comportement rendait Ethan au bord du plaisir. Et probablement de l'excitation également. Et lorsque dans ses lèvres sorti une interrogation si désespérée, Ethan sentit son sang bouillir. Oh oui il voulait jouer avec ce chaton si perdu. Alors en un sourire, il s'approcha d'elle et d'une main sensuelle, il vint caresser l'une de ses oreilles félines, passant son autre main sur son visage.

« Allons allons allons... Pas de panique. On va régler tout ça ensemble d'accord ? »

Après avoir vérifié que personne ne pouvait les voir ainsi collés contre l'étagère remplis de livres érotiques, le brun continua de caresser dans un sourire moqueur les attributs félins de la jeune femme, qui semblait totalement perdue dans ses réactions corporelles. Oh ça oui, les hormones du brun tournaient en boucle hurlant dans son crâne, et il faisait de son mieux pour ne pas bondir lui aussi comme un félin assoiffé de désir. Respirant un grand coup, il s'éloigna un instant de la jeune femme, et lui offrit un sourire prédateur :

« Que dirais-tu de... régler avec un Luxurieux accompli tes soucis de "contrôle" ? »

Oui lui qui pour une fois ne se faisait pas trop bestial, la jeune femme l'étant suffisamment pour eux deux, lui proposait bien de coucher sauvagement avec lui, peut-importe où, du moment qu'ils le faisaient. Le brun avait le corps presque en feu, stimulé par les réactions excitantes de la jeune Chatte-Garou face à lui. Alors il ne tiendrait pas longtemps, surtout si la féline jeune femme le repoussait d'un geste mesquin, il ne répondrait pas forcément de lui.
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BY MITZI
Jeu 15 Fév - 22:01
La combustion spontanée était-elle possible dans cet endroit étrange ? Après tout, elle avait bien vu des gens passer à travers des murs, faire tomber la pluie, invoquer des animaux du néant - à moins que ce soit d'un autre endroit. Chaque jour, Aislinn voyait des choses qu'elle ne pouvait pas comprendre. Des choses qu'elle aurait accepté dans n'importe quel roman, mais qui dans le monde réel lui semblaient inconcevables.
Et puis l'homme la toucha encore, et elle sentit ses pensées se déliter à nouveau.Elle bougea légèrement la tête, un geste instinctif qui conduisit ces doigts habiles précisément là où c'était si bon que ses genoux ne la portaient plus que par miracle. Oui, la combustion spontanée lui semblait tout à fait possible, si elle n'était pas déjà en plein dedans.
« Allons allons allons... Pas de panique. On va régler tout ça ensemble d'accord ? »
Comme s'il avait compris sa soudaine attirance pour le confinement, il la pressa un peu plus contre l'étagère, si étroitement qu'elle aurait pu sentir les angles de chaque dos s'enfoncer dans sa peau, à condition que ses sens ne soient pas déjà saturés. Ses pupilles étaient à présent si dilatées qu'elle devait fermer les yeux pour ne pas se laisser aveugler par les lumières blanches et crues de la bibliothèque.
Puis l'homme s'écarta, et toujours portée par son instinct elle avança légèrement le buste vers lui, prolongeant un instant le contact avant de vaciller, le coeur battant si fort et si vite qu'il lui semblait improbable d'être la seule à l'entendre.
« Que dirais-tu de... régler avec un Luxurieux accompli tes soucis de "contrôle" ? »
Elle aurait dû dire non. La luxure lui avait déjà fait tant de mal et elle haïssait so fort le mot gravé dans sa chair depuis son arrivée ici qu'elle avait déjà sérieusement pensé à endormir la zone pour écorcher la peau. Seule la souffrance atroce que serait la convalescence l'en avait empêchée.
Elle aurait dû dire non. Mais l'inconnu lui avait allumé ce feu dans le corps qu'elle ne savait comment éteindre, et elle avait tellement envie de... De l'embrasser... De passer ses doigts à travers ses cheveux sombres... De caresser sa peau qu'elle savait chaude... De voir ses mains disparaître sous ses vêtements pour faire reculer le tissu et embrasser l'épiderme ainsi découvert... Prise en flagrant délit de rêverie érotique, elle sursauta, sa décision prise.
« Oui je... J'aimerais bien. Dites-moi juste votre nom, s'il vous plaît. Moi, je m'appelle Aislinn, et j'ai une chambre dans un hôtel pas loin d'ici. »
Elle rougit intensément en faisant cette proposition osée, mais elle avait redressé le menton en signe de défi, toujours tremblante de désir, peinant à empêcher sa queue de chat d'aller rechercher le contact de l'inconnu.
Ven 16 Fév - 19:52
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La jeune fille semblait réellement désirer que l'on s'occupe de son cas, surtout de son corps en fait, et cette idée était loin de déplaire au Luxurieux qui sentait ses hormones s'agiter de plus en plus, attirées par les réactions sexy de la jeune femme. Elle agissait vraiment comme une chatte, se frottant à lui, levant dans ses yeux sombres un regard chaud et rempli de désir. Oh oui, aujourd'hui n'était peut-être pas une si mauvaise journée pour Ethan et son acolyte. Et puis cette façon de lui répondre, comme si elle ne souhaitait justement que ça, qu'il la prenne violemment en lui faisant perdre tout sens commun. Alors il lui sourit à nouveau, caressant l'une de ses oreilles félines et observant du coin de l'oeil la queue n'en faire qu'à sa tête.

« Demandé avec un ton aussi excitant, je ne peux qu'accepter... Ethan, pour vous servir princesse. » murmura-t-il, sensuel.

Il s'approcha jusqu'à la frôler, et cachant la scène de son dos large, il l'embrassa jusqu'à en perdre le souffle, qu'elle puisse penser à ce qui allait l'attendre. Enfin, si elle arrivait encore à penser. Se reculant d'un air mesquin, il lui lança un clin d'oeil et ouvrit un passage d'une main, invitant sa nouvelle copine Aislinn à prendre les devants. Et vite.

_________________
Chez Aislinn.

Ethan entra dans la petite chambre, observant à peine l'environnement et les meubles qui s'y trouvaient. Son corps criait, bien décidé à combler les envies dont il souffrait actuellement. Alors il offrit un regard prédateur à la jeune chatte, il aurait presque pu se lécher les lèvres tellement il le demandait. Et l'amusement que lui procurait l'état de la jeune fille ne diminuait en rien son propre désir et sa propre chaleur corporelle.

« Toujours partante ? » murmura-t-il d'une voix rauque.

Et sans prendre le temps d'obtenir la moindre réponse, il passa ses bras autour de la taille fine d'Aislinn, et s'empara de ses lèvres.

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BY MITZI
Ven 16 Fév - 21:08
Le sang pouvait-il se changer en lave ? Aislinn se posait sérieusement la question. Elle en aurait eu mal si un étrange mélange de plaisir anticipé et de désir ne l'avait pas emportée dans un tourbillon d'autres sensations.
« Demandé avec un ton aussi excitant, je ne peux qu'accepter... Ethan, pour vous servir princesse. »
Une voix pouvait donc exciter ? Aislinn y avait déjà été confrontée quand elle chantait, mais elle pensait que c'était juste une excuse de la part des mecs creepy dans les bars pour expliquer leur érection. Cela dit, l'un n'empêchait pas l'autre. Et, pour être honnête, elle n'était pas non plus insensible à la voix d'Ethan. Elle avait l'impression que quelque chose en elle vibrait à chacun de ses mots.
Et puis il y eut le baiser. Le premier depuis... Depuis son ex. Et contrairement à ceux qu'elle avait échangés avec lui, c'était naturel de répondre à celui d'Ethan. Sans même franchir la barrière des vêtements, il la touchait d'une façon si sûre et si intime, prenant possession de ses lèvres, exigeant autant qu'il offrait, qu'elle n'avait à se préoccuper de rien d'autre que de savourer son plaisir. Elle se surprit à le toucher en retour, à en redemander, et quand il la lâcha, elle tremblait presque, les joues rouges et le souffle court. On ne l'avait jamais embrassée comme ça.
Le trajet jusqu'à l'hôtel où elle séjournait se passa comme dans un rêve, et bientôt elle retrouva le cadre à la fois démuni et familier de sa chambre. Heureusement, il y avait un lit deux places... Quel désordre ça aurait été s'il avait été plus petit. Elle rougit d'avoir de telles pensées. En fait, si elle s'était arrêtée à songer à ce qu'elle faisait, là, s'apprêtait à faire, elle aurait fui en courant.
« Toujours partante ? »
Le second baiser lui coupa le souffle. Nouant ses mains dans la nuque d'Ethan, elle pressa tout son corps contre le sien, ce contact trop ténu ne lui apportant qu'une once de soulagement. Elle avait besoin, besoin qu'il la touche, que ses mains ne restent pas passives, qu'il prenne l'initiative, la guide, la rassure, lui fasse tourner la tête, l'enflamme, la consume. Et pourtant elle dut mettre un frein, un tout petit, pour se rassurer, elle, et pouvoir ensuite totalement lâcher prise.
« Je... Hm. Ca ne change rien, ok ? Mais je... Je l'ai jamais fait, voilà. C'est la première fois. Pas avec un inconnu, hein ? Tout court. »
Si elle avait été capable de garder une apparence humaine en cet instant, elle aurait rougi jusqu'aux oreilles, mais celles-ci étaient de nouveau couvertes de fourrure. Elle prit la large main d'Ethan et déposa un baiser sur son poignet, là où le pouls battait, le tirant vers elle.
« Mais ça ne m'empêche pas d'avoir très envie, ok ? C'est juste... Que ça m'intimide un peu. Que j'ai peur de pas savoir m'y prendre. D'être nulle. »
Elle leva les yeux pour confronter son regard à celui de l'homme. Dans ses prunelles couleur de glace brillait un mélange de désir et de crainte, le premier largement plus marqué que la seconde.
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